‹ Manuel des institutions romainesChapitre 40 sur 500 · Gic, Ad Fam., X, 25, etc · texte numérisé non relu

Gic, Ad Fam., X, 25, etc

Chap. i, s ij

DES MAGISTUATS EN GÉiNÉHAL

dictateur commença par affirmer à noayeau l'obligation de revêtir les magistratures dans Tordre légal : pour montrer qu'il tenait à être obéi, il fit tuer en plein Forum un de ses partisans, Q. Lucretius Ofella, qui briguait le consulat sans avoir été ni préteur ni même questeur*. Il fit commencer à trente ans Tàgede l'éligibilité à la questure, et à quarante ans l'âge requis des préteurs lors de leur entrée en fonctions. Celui qui parvenait au consulat à quarante-trois ans, comme Cicéron, y arrivait en c son année » (suo anno) *.

Les fonctions ou magistratures plébéiennes échappent à la réglementation appliquée au certu^ ordo. Jusqu'à l'année 196, il est permis de passer sans intervalle d'une charge plébéienne à une magistrature patricienne et inversement. A partir de 196, le fait ne se produit plus, ce qui fait supposer une interdiction légale survenue à ce moment^ : mais l'intervalle exigé n'est que d'un an.

Les lois annales n'avaient point à s'occuper des réélections, autrement dit, du cas où un citoyen se portait candidat à une magistrature précédemment exercée par lui. Les règlements qui exigèrent entre les années d'exercice un intervalle d'un an, puis de deux ans, empêchaient la € continuation » mais non pas c l'itération » des magistratures. Pour les magistratures inférieures, les réélections ne tiraient pas à conséquence : il n'en était pas de même pour le consulat et la censure. Un plébiscite de 342 exigea entre deux consulats successifs un intervalle de dix ans* : un autre (de 151 ?) défendit même qu'un citoyen fût deux fois consup. Sylla (81) revint à l'intervalle de dix ans°. La réélection à la censure fut formellement interdite en 204^.

Page 1