Voy. ci-dessus, p
4. SacrsR res sunl qux rite et per pontifices deo consacrai» sunt (1nstit.,II, 1, J 8).
5. On possède quelques textes de ce genre (Orelu, 243 J. 2i90. C. L L.^l, 603). Cf. les leges de lucissacrU trouvées à Luccraen 1861 et à Spoletoen 1876 (ap. Bruns, p. 4i-i5).
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Chap. 6, § i]
LE COLLÈGE DES PONTIFES
était délimitée par les Pontifes, qui furent longtemps les seuls régula*teurs du calendrier officiel * ou liste des jours fastes* (Fa^W)*. S'ils se montrèrent dans cet office d'assez médiocres mathématiciens *, ils établirent, en revanche, des dictinctions précises entre les diverses espèces de fériés publiques^ ou jours consacrés aux dieux : fériés statives ou fixes, revenant chaque année à la même date, fériés indictives ou mobiles, ordonnées par un magistrat revêtu de Vimperium suivant une formule rédigée pour chaque cas particulier. Parmi les fériés indictives, les unes étaient ordinaires et prévues, parce qu'elles étaient ordonnées tous les ans (conceptivx)^ les autres extraordinaires (imperativx) *. Tous les jours fériés étaient néfasteSy c'est-à-dire suspendaient l'exercice du pouvoir judiciaire. Les autres jours {dies profesti) n'étaient pas tous fastes au même titre. Là encore, les Pontifes avaient introduit des catégories. Il y avait des jours fastes et comitiaux (comttiales) où les magistrats pouvaient ouvrir les tribunaux et convoquer les comices; d'autres simplement fastes^ impropres à la convocation des comices; des jours entrecoupés (dies endotercisi ou intercisi)^^ qui étaient fériés le matin et le soir et fastes dans l'intervalle; des jours f scindés » en deux parties (fissi dies)^^ le matin étant férié et le reste du jour libre. Les Nundines, qui revenaient tous les neuf jours, formaient encore une catégorie à part : on se demandait s'il fallait les considérer comme fériées ou comme non fériées, et les Pontifes eux-mêmes, consultés à ce sujet, ne répondirent pas sans embarras à la question ^. Enfin, il faut encore prélever sur les jours ordinaires un certain nombre de dies religiosi{atri'Viliosi)**j qui sont frappés d'une sorte de maléfice et impropres à tout usage ^.
* 0. Seeck, Die Kalendertafel der Pontifices. Berlin, 1885. ** 0. Grappe, Dies ater (Hermès, XV [1880J, p. 6U).
1. Le nom officiel du calendrier était Fasti; celui de Kalendarium vient de ce que le programme do chaque mois était annoncé aux Kalendes.
2. Sur la construction astronomique du calendrier, voy. V Appendice.
3. Il y a une distinction, que Ton néglige ici pour abréger, entre les fériés publia ques et les fériés privées, celles-ci se subdivisant en ferim gentium, familiarum, $ingulorum (Macr., 1, 16, 5 sqq. Serv., ^n., 1, 632). Ferim vient de ferire (hostiam).
4. Macr., 1, 16, 6. On distinguait— en pratique du moins — les fériés f conçues ■ chaque année des fériés ordonnées à titre extraordinaire.
5. Il y en a 8 dans Tannée : ce sont des jours de sacrifîces à la mode étrusque, utilisés peut-être pour des consultations d*haru8pices. Ils sont fastes inter hostiam cxsam et exta porrecta (Varr., L. lat., VI, 31).