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CHAPITRE VII

LE COLLÈGE DES AUGURES

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Les auspices privés et les auspices publics. — Le collège des Augures publics {augwes publici P. /?.). — Les archives du collège. — Le droit augurai. — Rites de Fobscrvation des auspices. — Le droit d*auspices fatupicia-xpec^io) dévolu aux magistrats : office propre des Augures (nuntiatio). — Tracé du temple : le temple urbain et les temples spéciaux. — Transmission du droit d*auspices : la renovalio auspiciorum par rinterrègne. — Communication du droit d^auspices aux plébéiens. — Classification des magistratures d*après le droit augurai. — Conflit des auspices : Tohnoociation. — Usage obligatoire des auspices. — Les auspices urbains et les auspices militaires. — Les auspices dans la zone suburbaine. — Les auspices des promagistrats. — Les auspices « viciés » : la repetilio auspiciorum, — Déclin de la foi aux auspices et décadence du collège augurai. — Les auspices et les Augures sous TEmpire.

Si illimitée que fût la compétence des Pontifes, il est une fonctioo spéciale dont ils ne se sont point emparés, parce qu'elle était déjà dévolue à d'autres, le soin d'interpréter les auspices publics ou signes envoyés par les dieux en réponse à des questions officiellement posées par les magistrats^ Le collège des Augures publics (ate^ur^^ pt^/tcî P. JR. Quiritium)* passait pour plus ancien que celui des Pontifes'. Cett.e tradition est des plus vraisemblables : la cité n'a pu en aucun temps se passer d'auspices, et la pratique en était assez délicate pour que les chefs de l'État se soient toujours entourés de conseillers expérimentés. Ils n'eurent qu'à les prendre parmi les augures privés, car

* Werther, De augurihus Romanis commentatio. Pars I. Lemgo, 1835. — Ruhino, De at^urum et pontificum apud veteres Romanos numéro, Marburg, 1852. — Kittliti, De auguribus potentiae patriciorum quondam custodibus. Vratislav., 1853. De rerum auguralium post legem Ogulniam facta mutatione. Liegnitz, 1858. — Maronski, De auguribus Romanis, Neustadt, 1859. — Bouché-Ledercq, Histoire de la divination dans Vantiquité, IV, p. 180-283.

1. L'étymologie de auspicium {avem spicere) n'est pas discutée : celle d'augur est problématique. Les anciens ont proposé plusieurs dérivations : de avem gerere, avetn augere (auctorem facere), de avium garritus ou gustus (cf. Augustus). La plupart des érudits modernes acceptent, en l'interprétant diversement, Tétymologie de avem gerere. Lange et Bréal préfèrent la dérivation ab avium gustu. En effet, un verbe archaïque gurere, dont gustare serait le fréquentatif, donnerait régulièrement avigur ou au-gur,

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