Voy. ci-dessus, p
8. C'est sinon la règle, du moins la coutume. Aussi les deux scoHastes d'Horace, Porphyrion et Acron (ad Hor. Sat.y II, 3, 281), disent-ils Tun et l'autre : ex iibertinis sacerdotes dati,,.. qui Augustales dicuntur.
4. Voy. ci-dessus, pp. i:{2, 3. i97, 5. Des deux théories en présence sur rorigine des Augustales, la première, celle de NoRis, Morcelli, Zuhpt, Uenzen (Zumpt fait
Chap. II] SACERDOCES MUNICIPAUX 559 "^î
la hiérarchie sociale un rang plus élevé, parce qu'ils étaient moins
nombreux et plus en vue dans leurs petites villes que leurs confrères \^
dans la capitale.
Le titre complet des Augustales municipaux est seviri Augustales. Il indique que, dans chaque localité, le nombre des membres actifs de la corporation était de six. Nous avons encore le document qui relate la fondation de Tordre des Augustales à Narbo Martius, en Tan S de notre ère. On y lit que c la plèbe de Narbonne 9 s'oblige par vœu perpétuel à vénérer la divinité d'Auguste et lui élève sur le Forum un autel où, deux fois l'an, six c plébéiens » de la localité (très équités Romani a plèbe et très libertini) offriront à leurs frais des sacrifices et distri- :.^
hueront de l'encens et du vin à tous les habitants, pour que ceux-ci puissent également faire leurs dévotions ^. Ces six mandataires de la plèbe sont les seviri Atigttstales. Pourquoi ce nombre fixé une fois pour toutes, on ne saurait le dire. Ce qui est certain, c'est que les fonctions des seviri étaient annuelles, comme toutes celles qui entraînent des dépenses obligatoires*. Il nous reste à voir comment ce sacerdoce, créé par l'initiative populaire, a abouti à la création d'une sorte d'aristocratie plébéienne, l'ordre des Augustales (ordo seviralium — Augtuta" Hum — seviri Augustales— perpetui Augustales).
Il faut ici l'intervention des pouvoirs publics, qui peuvent seuls accorder et maintenir à toute une catégorie d'individus les distinctions honorifiques dont se composent les privilèges des Augustales. Le sacerdoce populaire entre en tutelle et échange une part de sa liberté contre des honneurs fort enviables pour des gens exclus des charges municipales et de la curie. Sous ce régime, les^mrt en service actif sont nommés par les décurions. Le conseil municipal a soin de les choisir parmi les gens honorables et solvables de la localité, mais toujours dans la plèbe, n'exige d'eux le dépôt d'une summa honoraria, destinée'à couvrir les frais des jeux et banquets publics qui figurent au programme
même intervenir dans la question les teviri equilum Rom,), a été ruinée par les arguments de Ë. Egger, dont la solide érudition a renouvelé le sujet. Les Augustales se sont appelés successivement magisiri [compitales] Larum Augustorum, magUtri Larum Augustales, magistri Augustales, et enfin seviri Augustales. Quant à la coexistence des magistri et des seviri Augustales, c*est un point obscur : il a dû y avoir une période de transition, dans laquelle Tordre naissant des seviri ou sevirales n^avait pas encore absorbé les magistri vicorum ou Larum Augg. L'histoire des Augustales manque absolument de chronologie, la plupart des inscriptions n^étant pas datées. Le silence des textes juridiques prouve que Tordre n'a pas dû survivre à la conversion des empereurs au christianisme.
1. Orelli, S489. Herzog, Galliae Narb. hist., Append. n*1. A. Lebègve, Inscription de Tara Narbonensis (Rev. Archéol., 1882j. Le collège est ici composé par moitié d'affranchis * ce système se retrouve ailleurs, à Mediolanum, par exemple, où les Ingénus aptes aux fonctions publiques se distinguent par le titre de sexviri juniores des affranchis, qui, restant Augustales à vie, sont dits seniores et Augustales.
2. Outre cette preuve intrinsèque, on a des inscriptions qui parlent de seviri Augus» taies iterum, tertium, etc. (cf. Sghmidt, op. cit., p. ii).
av^ 1^4 uAïu^ \u^\^è*r*. «anf l^« fai«<eaBi, qiû i«ot tK>a/»«r§ Ae 5t t^il^ t\n fffUtotr ^'rtiiL Cet! ain>î qa^ *e e<r^a*titae daa« c&aqw :zlx3>rip« l'ordre di!r« Aojpi^til^* qai fompreod et les Mrtn' ea foarrWija « li!;ii $etir^ilé^$, r.oftUfUân* ^»n^ la rabriqae çé&éraie de teriri^
An ft^iri d^ l'ordre œ^iue* il j a plaire pour des tioririellei qai j lutrodui^^nt une Âorte de hiérarchie. C que de fi^jrer le premier ou des premiers sur la liste ««Uobb 'il^ Tordre^ on d'avoir droit à deax rations \9parimlst} lors des di^^rvbiitfon» publique» (dupliciarii)*, Eofio, HioDoeor saprème, pour ks AugiJ.*itale<t, était d'être z%¥,\m\\H à raristocratîe locale par la rnlhlkn de» ifmigne% do décorioDat, de Tédilité, ou même do doonraL Ce terne (Vadkctio on collation dlnsigoes, qui était d'an osa^ çéoéral «4 l'Empire^ fut employé également pour faire entrer dans Tordre des Auji^Ktale^ de» recrues qui n'avaient point passé par le séTÎrat actif. Le eonneil municipal pouvait octroyer les omametUa Augusialiiatis sùA à des vivants, soit même à des morts, pour rehausser l'éclat de leais funérailles ^. Ces « surnuméraires » formaient dans l'ordre une catégorie à part; ils étaient Auguêtales sans être sevirales. Aussi les membres ordinaires se distinguent-ils parfois et des ingénus qui, après avoir exercé les fonctions de sévirs, n'entraient pas dans l'ordre, et de ceux qui y pénétraient par collation des insignes, en prenant le titre analytique de êevir et AugvsialiSy seviralis et Augustalis.
Une pareille institution, qui anoblissait, pour ainsi dire, une classe jusque-là dédaignée et la parait d'un éclat emprunté à la majesté impériale, était appelée à un légitime succès. Hais il y avait une ombre dans cette félicité. Comme tous les honneurs sous l'Empire, ceux-ci étaient onéreux, et il vint un moment où ils ne furent plus guère qu'un impôt ajouté À tant d'autres. On évita de créer de nouveaux collèges de $eviri
i. C' I' L.f Ulf 1041. 692 i. C'est même ce qui prouve que le droit de nomination appartoimlt au Gonsoil. On rencontre une fois, à Comum, des VIviri gratuiti su/fragio pojmli {C. I. L, V, 1)600;.
s. Si, par flxcoption, il se trouve des ingénus dans le collège, ils n'entrent pas dans l'orUro (les AuguêtaUsp réservé aux affranchis. Ils sont sevirales sans être AugustaUê.
8. Dn \i\f dds titres comme aexvir Augustalis primtu — inter primos Augustaleg a dfcuriotUbuH Auguêtalit factiu. Cf. Sghmidt, op, cit., p. 86 sqq.