Voy. ci-dessus, p
3. La loi Flaminia permit aux débiteurs de payer avec un denier 16 as de dettes au lieu de 10, ce qui fit perdre aux créanciers 37 1/8 0/0. L'État s'interdit cependant d'appliquer ce régime à la solde militaire. En 86, le parti de Marins fit pis encore : une loi révolutionnaire autorisa les débiteurs à solder lein^ dettes à raison d'un aa de cuivre pour un sesterce : argentum xre solutum est (Sall., Catil., 33). Les créanciers perdaient 75 0/0.
4. Plin., XXXIII, § 46. Cf. E. Babelon, La loi PUutia Papiria et la réforme monétaire de Van de Rome 665, 89 avant J.-C. (Revue numismatique, 3* série, H |188ij', p. 36-66).
5. Les généraux romains en frappèrent encore de temps à autre hors do Rome.
6. ZONAR.. Vin, 26. Plin., XXXIII. 46. Cf. A. Klugmann, Dat rômiiche KUiniilber au$ den Jahren 650 Ht 670 d. St, (Wien. Num. ZeiUchr., XI (1879), p. 53-76).
7. Tel était probablement le but des bureaux d'essai établis en 84 par le préteur M. Marius Grutidianus (Gic, O/f., III, 90. Plin., XXIII, § 132).;
MÉTROLOGIE
[APPEND. II, § i
la confiance publique. La Téritable unité monétaire est toujours Tancien as libral {œ$ grave), sous le nom de sesterce. Le sesterce, qui disparait de la circulation comme pièce, est la monnaie de compte uniTersellement employée. On comptait par simples sesterces jusqu'à mille. Pour les sommes élevées, on considérait le millier de sesterces comme une unité ^, et on supprimait le mot miUia. On disait, par exemple, 6tfia, ducenta sestertia ou sesterUum pour 2000, 200 000 sesterces. On arrivait ainsi jusqu'au million. A partir du million, on prenait de nouveau pour unité une somme de 100000 sesterces (sestertium), que Ton multipliait par 10, 20, 30, etc. (decies, vides, trides, etc., jusqu'à millies et au-dessus). Decies [centena tnillià] sestertium signifie un million ; vicies sestertium, deux millions ; millies sestertium, cent millions; decies millies sestertium, un milliard, et ainsi de suites
Voici le tableau des monnaies émises durant les deux derniers siècles de la République, avec leur valeur — valeur réelle pour les monnaies d'argent, légale pour les autres :
PIÈCES d'argent
DenariuB... .
iQuinariusJ' .
(ScBtertiuf^j '