‹ Manuel des institutions romainesChapitre 450 sur 500 · Voy. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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6. La pièce de 20 sesterces pesait un tcHputum (f.lS?), ce qui donnait à l'or 17 fois 1/7 la ▼aleur do l'argent, tandis que la livre d'or ne valait en réalité que li,90 livres d'argent.

ÂPPEND. II, g 4]

METROLOGIE

Le trait caractéristique de ce régime est que le prince se réserve le droit de frapper à &on effigie', et dans ses ateliers à lui, la monnaie d'or et d'argent, laissant au Sénat la fabrication, suspendue depuis un demi-siècle, de la monnaie de cuivre. Le métal régulateur des cours est maintenant Tor, et Tunité monétaire ou nummus est Vaureus [nummtis] de 100 sesterces ou 25 deniers, taillé à raison de 40 à la livre d'or fm. En fait, Vaureus n'atteignait pas ce poids théorique : il pesait en moyenne 1/42 de la livre (T^^SO), ce qui mettait la valeur de l'or à 12 fois et demie celle de l'argent. L'argent continuait à circuler sous les mêmes espèces qu'autrefois, avec une valeur égale où .réputée égale à sa valeur réelle. Le cuivre fournissait la monnaie d'appoint, son usage légal çtant indépendant de sa valeur intrinsèque. C'est en cuivre, ou plutôt en laiton ', que se frappait maintenant le sesterce ou pièce de 4 as.

A la fin du règne de Néron (60), la monnaie d'argent, réduite dans son poids, altérée par un alliage dont la proportion va croissant depuis lors ^, devient, comme celle de cuivre, une monnaie fiduciaire. A partir de 64, l'empereur commence à usurper sur le privilège du Sénat et à frapper aussi de la monnaie de cuivre. Rome abandonnait de nouveau, après un siècle environ d'essai, le système bi-métallique : l'or était maintenant l'unique mesure des valeurs.

Voici le tableau des monnaies impériales et sénatoriales, du règne de Néron à celui de Caracalla :

OR

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