lo. Lyd.) Magistr., I
LA RÉPUBLIQUE
[L Liv. n
num ^ Ils étaient sans doute chalrgés de tenir les registres de l'inscription maritime et de répartir entre les alliés les prestations — en argent, vaisseaux, équipages — à fournir par eux. L'administration des provinces exigea un nombre plus élevé de questeurs-trésoriers; il est possible qu'on en ait ajouté deux en 227 et deux autres en 197, à mesure qu'on augmentait le nombre des préteurs. Sylla décida qu'on en élirait désormais 20 chaque année {lex Comelia de XX quxstoribus)*'^ il y en eut jusqu'à 40 du temps de César (45)^9 mais le chiffre normal redescendit à 20 sous l'Empire. '
Ces vicissitudes font prévoir une compétence variable et partagée. Les questeurs sont à peine des collègues entre eux, et leurs attributions — qu'ils se partagent ordinairement par voie de tirage au sort — sont assez distinctes pour qu'on n'entende jamais parler d'intercession de l'un à l'autre.
On ne peut préciser ici que les fonctions des quœstores urbani ou œrarii.
Leur rôle de ministère public en affaires criminelles est peu important et cesse de bonne heure (vers 240), les tribuns et édiles les remplaçant avantageusement dans cet oflHce. Ils cèdent de même aux tres^ viri capitaleSy institués en 289, la garde des prisons et le soin des exécutions *.
Reste la compétence en matière fmancière. Les questeurs, qui ont leurs bureaux dans Vœrarium Saturni, ont la garde du Trésor^ : rien n'y doit entrer et rien n'en doit sortir que par leurs mains. Leur rôle est double :
1" Comme receveurs-généraux, ils doivent encaisser :
a. Le tribut perçu par les curatores tribuum, d'après les registres du cens, et, en général, toutes les taxes quelconques;
b. Les stipendia ou contributions de guerre levélss sur les vaincus ou les alliés;
c. Le produit des vectigalia affermés par les censeurs;
d. Le produit des amendes judiciaires {pecunia mulctaticia) et des confiscations {bona damiiatorum) ^ ;
e. Le produit liquide du butin rapporté par les généraux (prmdamanubix) ' ;
i. On ne sait si ces postes leur furent assignés dès cette époque ; on les y trouve plus tard, avec un quatrième poste fixe à Lilybée (quxstor Lilybmtanus).