POLYB., VI
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108 LA RÉPUBLIQUE [I. Liv. ii
On sait assez que, vers la fin de la République, le peuple se prêta aux menées des ambitieux et imposa au Sénat les plans de ses favoris^. Rome était alors assez puissante au dehors pour pouvoir commettre des fautes, mais le Sénat, c'est-à-dire le régime républicain, était au bout de sa glorieuse carrière. Il avait réussi à gouverner la cité pendant plus de quatre cents ans avec une autorité qui ne lui appartenait pas en propre, que le peuple et les magistrats pouvaient lui reprendre à chaque instant. Ce n'est pas faire de lui un médiocre éloge que de dire qu'il a toujours été obéi sans avoir jamais eu le droit légal de commander.
1. Il suffit de citer comme exemples les lois Gabinia (67), itfantha (66), /u/tj fU rege Alexandrino (59), Valinia de fetderibus (59), Clodi» de rege Plolemxo — de rege Dejoiaro (58), etc.
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