‹ Manuel des maladies des femmes [microforme]Chapitre 11 sur 62 · LL · texte numérisé non relu

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litre) ajoutera beaucoup à l'efficacité de l’une ou l’autre de ces infusions ; si on le préfère on peut faire usage uniquement de la solution de borax dans del'eantiède., Souvent on emploiera avec beaucoup de succès de simples injections d’eau chaude dans le vagin, pourvu qu'elles soient faites convenablement ; je reviendrai sur ce sujet plus tard (1).

La démangeaison peut devenir quelquefois intolérable (2). Pour soulager une affection aussi pénible, je recommande à la malade, après s'être injectée et lavée avec de l’eau chaude, de placer entre les lèvres un morceau de linge ou un tampon de coton trempé dans la solution suivante :

R. Acide phénique............ 50 centigr.

Acétate demorphine,....... 40 — Acide cyanhydrique dilué... 3 gr, Glycérine,.......... nan ne 7040 EP

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Quelquefois, lorsque le vagin est excessivement sensible, les pessaires médicamenteux à l’acétate de plomb ou au tannin produiront un bon effet.

Le D' Greenhalgh recommande de les préparer avec de la glycérine et de la gélatine auxquelles on ajoute les substances médicinales choisies; faits de cette manière ces pessaires ne produisent pas l'écoulement graisseux désagréable qu'occasionnent ceux qui sont préparés de la manière ordinaire.

Souvent la vaginite s'associe à une constitution affaiblie et il vous faudra administrer les toniques. Mais de ce que la vaginite est guérie il ne s'ensuit pas

(1) Voyez lecon XVII.

(2) Il ne faut pas oublier néanmoins que le prurit est quelquefois un symptôme prédominant dans le diabète,

que la leucorrhée doive disparaître. Elle continue quelquefois lorsque tous les symptômes inflammatoires ont cessé ; en ce cas vous pouvez vous servir largement et avec beaucoup d'avantage d’injections telles qu'une solution d’'alun, 8 grammes ; ou de sulfate de zinc, 4 grammes, pour 1/2 litre d'eau; souvent tous vos efforts seront inutiles pour arrêter complètement cet écoulement qui devient chronique et ne disparaît qu'après un long temps.

Avant d'abandonner l'étude de la vaginite, laissez-moi vous prévenir qu'il ne faut pas regarder comme inflammatoires toutes les petites rougeurs que vous voyez dans le vagin, ni leur attribuer les symptômes dont se plaignent les malades.

Dans presque tous les cas de leucorrhée l'écoulement est beaucoup plus abondant immédiatement après la période menstruelle et semble quelquefois remplacer l’écoulement sanguin qui vient de finir. Dans quelqu?s autres cas elle est abondante à l’époque même de la menstruation et diminue ou disparait presque complètement pendant le temps qui sépare deux périodes menstruelles. C'est ce qui arrive surtout chez les femmes débilitées par une lactation prolongée ou par quelque maladie constitutionnelle.

Assez souvent un écoulement blanchâtre, accompagné parfois de vascularité et d'irritation assez prononcées de l’orifice vaginal, survient chez Jes enfants cachectiques etpourrait faire soupconner une tentative de tiol. Il faut user d’une grande prudence dans l'expression de son opinion et, à moins qu'il ne soit évident qu'il y a eu tentative de pénétration, on doit être très circonspect avant de se prononcer dans ce sens. Vous avez, tout dernièrement, vu un cas pareil dans la salle des enfants. Des soins de propreté joints à un régime nourrissant, et l'usage des préparations de fer ont amélioré

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LEUCORRHÉE CERVICALE 29

promptement cette malade. J'ai aussi introduitjusque äans le vagin, tous les quatre jours, un petit pinceau saturé de nitrate d'argent. Il faut également vous rappeler que la présence de vers dans le rectum entretient souvent l'irritation au pourtour de la vulve et que même chez les adultes la leucorrhée peut “épendre d’une irritation du rectum. Vous avez aussi observé parmi nos malades externes une jeune femme chez laquelle la vaginite était provoquée par la présence du ver solitaire.

Jusqu'ici nous nous sommes occupés des écoulements d'origine purement vaginale; il nous’ reste à parler de la leucorrhée cervicale et de la leucorrhée utérine. Il est encore à peu près sûr que dans certaines maladies des trompes de Fallope il s'en échappe un écoulement qui passe par la matrice, puis par le vagin ; mais il est très difficile, pour ne pasdire impossible, de diagnostiquer les maladies des trompes de Fallope durant la vie.

Leucorrhée cervicale. — Vous savez tous quels sont les symptômes de la leucorrhée cervicale dont je vous ai si souvent mis des exemples sous les yeux. |

A l’état normal le col sécrète un fluide visqueux, transparent, mais en si petite quantité qu'on ne l'apercoit généralement pas, où seulement quand on introduit le spéculum ; mais, si le canal cervical est enflammé, cette sécrétion devient beaucoup plus abondante ct aussi très vpaisse et tenace, bouchant, pour ainsi dire, l’orifice utérin d’où elle pend comme un cordon de mucus visqueux qu’il est presque impossible d'enlever. La leucorrhée cervicale, ou, comme on l'appelle quelquefois, le «catarrhe cervical», est un obstacle réel à la conception, ce qui la distingue des eutres formes de leucorrhée qui n'entraînent pas nécessairement la stérilité,

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TRAITEMENT. — Il est très difficile de guérir l'affection du col qui entretient la leucorrhée cervicale. Pour y arriver, il faut traiter toute l'étendue du canal, et il est très rare de réussir sans appliquer sur tout son parcours un caustique énergique, tel que l'acide nitrique fumant que je préfère à tout autre; l'application d'une solution de nitrate d'argent ou même du nitrate solide suffit rarement. Si le cas est encore récent, l'introduction d’une des pointes solides de zinc, imaginées par le D' Braxton Hicks, agit souvent efficacement. Vous m'avez vu les appliquer bien des fois avec succès; elles occasionnent une grande irritation locale et produisent de la douleur, mais le tout disparaît assez vite. On évitera quelquefois ces complications en ayant le soin de placer en contact avec l'orifice utérin un tampon de coton saturé de glycérine, après avoir introduit la pointe de zinc. Je ne puis que parler brièvement ici du traitement de cette maladie

si tenace, j y reviendrai plus tard à propos des affections du col utérin.

Leucorrhée utérine.— J'ai déjà dit que la leucorrhée peut provenir de l'intérieur de la cavité utérine. Le diagnostic de cette leucorrhée n’est pas aussi facile que celui des autres formes; elle s'accompagne généralement de douleurs plus ou moins fortes qui manquent fréquemment dans les autres et je crois qu'il est facile d'expliquer cette différence par la raison que la Ieucorrhée utérine résulte presque toujours d'une affection de la membrane qui tapisse la matrice.

Lorsque la leucorrhée est supplémentaire ou, comme nous l’avons déjà dit, lorsqu'elle prend la place de la décharge menstruelle régulière, elle provient probablement de l'intérieur de l'utérus,

Je pense que l'écoulement clair, fluide, qui s'échappe

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