TUMEURS VASCULAIRES AUTOUR DE L'UITHRE
vagin, et de plus, d’après le D' Barnes, il triomphe de la contractilité du tissu musculaire par la résistance mécanique qu’il offre aux parois vaginales.
Dans d'autres cas, il n’y a pas inflammation, à moins qu’elle n’ait été produite par les tentatives faites pour vaincre le spasme par la force.
Le D' Marion Sims est d'avis que l’hymen lui-même est le siège d’une irritabilité excessive et prétend avoir guéri radicalement plusieurs malades en débridant cette membrane et en dilatant ensuite le vagin au moyen de dilatateurs de verre (Uterine Surgery, p.335). Le vaginisme de forme grave est assez rare, mais on rencontre de temps en temps dans la pratique des malades chez lesquelles le spasme est moius prononcé,
Il faut avoir soin de ne pas confondre le vaginisme avec ces cas assez fréquents dans lesquels les rapports sexuels sont simplement douloureux ; cet état qui est appelé par le D' Barnes « coît douloureux », est le plus souvent dû à l'inflammation du vagin ou du col utérin, mais quelquefois les causes sont obscures et déjouent ou trompent longremps les efforts tentés pour amener la guérison.
Tumeurs vasculaires autour de l'urèthre. — Il est bon de mentionner ici une affection légère, quoique très désagréable, que l'on rencontre souvent chez les femmes et qui s'accompagne encore d'écoulement leucorrhéique ; je veux parler des petites tumeurs vasculaires qui croissent autour de l’orifice de l’urèthre.
Fréquemment, elles occasionnent une grande irritation, même des douleurs actives, et lorsque l'urine ens’écoulant rencontre leur surface, elle donne lieu à des souffrances considérables. I1 est quelquefois difficile de les enlever. Le D' Beatty avait l'habitude de les entourer d’une liga-
ture de fil fin de fer ou d'argent; mais ce qui réussit le mieux à les faire disparaitre complètement, c’est la cautérisation avec le cautère galvanique ou le thermo-cautère.
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sussit le la caumo-cau-
LEÇON III
Menstruation. — Aménorrhée, ses causes locales et conslitutionnelles. — Traitement des diverses formes d'aménorrhée. — Usage du pessaire galvanique. — Agents médicaux.
Menstruation. — Far menstruation on entend cet écoulement sanguin périodique qui, chez la femme, se produit à des intervalles réguliers d'à peu près quatre semaines. Chez la plupart des filles elle se montre pour la première fois vers la 14° ou la 15° année, mais il se peut, et c’est souvent le cas, qu’elle apparaisse beaucoup plus tard sans que la santé en souffre. L’écoulement est un mélange de sang et de mucus avec des débris de muqueuse utérine.Le sang provient de l’utérus,comme la chose a été démontrée sans aucun doute possible dans des cas d’inversion de la matrice, où on a vu plusieurs fois le sang s’écouler de la surface de l’organe inversé ; mais quoique (la décharge) l'écoulement provienne de l'utérus, la fonction menstruelle est sous la dépendance des ovaires qui produisent (le stimulus) la cause qui préside à sa première apparition, à sa manifestation régulière subsé< quente et à son parfait accomplissement.
Vos connaissances antérieures vous ont appris que ces organes se congestionnent à l'approche des menstrues et que finalement ils expulsent l’ovule parvenu à l’état de maturité. La matrice participe à cet état congestif et à cette activité, la membrane qui tapisse sa cavité s'épaissit et se trouve dans une condition favorable pour re-
couvrir l’'ovule s'il est fécondé; si non l’ovule se désagrège et est expulsé avec un écoulement sanguin qui suffit pour faire disparaître la congestion survenue temporairement. L'observateur le moins clairvoyant verre quelle cause légère suffit pour rompre l'équilibre que la nature exige durant l’accomplissement de cette admirable fonction, et comment une compression ou toute autre cause agissant subitement, peut être, en supprimant l'écoulement menstruel, le germe d’une maladie utérine.
Comme nous l'avons dit, la plupart des femmes commencent à voir leurs règles dans la 14° ou 15° année, chez beaucoup toutefois elles ne se montrent que dans un âge plus avancé.
L'intervalle qui s'écoule entre chaque époque menstruelle varie beaucoup chez les différentes femmes ; il ne doit pas, toutefois, être de moins de vingt: un jours ou dépasser vingt-huit jours; la durée de la période menstruelle varie aussi beaucoup : chez quelques-unes elle est de deux ou trois jours, chez d’autres elle se continue pendant cinq ou six ; si ces limites sont dépassées on ne peut plus regarder la menstruation comme étant strictement normale, mais on rencontre des cas qui présentent de grandes modifications à la marche ordinaire, sans que la santé en subisse la moindre atteinte.
La puissance de reproduction chez la femme s'éteint avec la menstruation, et cette suppression arrive à une époque plus irrégulière encore que l’apparition des règles.
Elle est appelée « âge de retour » par quelques-uns, et par d'autres « âge critique », et paraît caractérisée par une tendance spéciale à la maladie.
Aménorrhée. .— Les troubles de la menstruation sont uombreux, Elle peut être peu abondante ou profuse;
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AMÉNORRHÉE, 37
elle peut ne se reproduire qu'après de longs intervalles, ou se répéter à quelques jours d'intervalle seulement ; elle peut être douloureuse ou enfin ne pas se montrer du tout. Cette dernière anomalie est probablement la plus rare.
L'Aménorrheée, dans le sens strict du mot, c'est-à-dire l'absence totale ou la suppression des règles (en excluant toutefois la suppression pendant la grossesse).ne se rencontre pas aussi fréquemm :nt que les autres formes de troubles menstruels ; mais l’aménorrhée est fréquente, si l’on entend par ce mot la diminution plus ou moins grande de la menstruation et c'est à ce dernier point de vue que nous l’étudicerons.
Division.— Les cas d'aménorrhée se divisent naturellement en deux classes : I1o les cas dans lesquels la menstruation ne s'est jamais montree, ou s'est montrée seulement d'une manière très imparfaite ; 20 les cas dans lesqueis la menstruation, après avoir été établie normalement, est devenue irrégulière et peu abondante, ou a complètement cessé.
Chacun de ces cas peut se subdiviser en deux autres classes suivant que l’aménorrhée dépend d’une cause locale ou d’une cause constitutionnelle.
CAUSES LOCALES. — [1 va de soi que pour que les règles apparaissent normalement et qu’elles se continuent régulièrement, il faut que les ovaires et l'utérus soient à l’état normal; car, bien que l'écoulement provienne de là surface interne de la mutrice, les ovaires fournissent l'agent (s{imulus) essentiel à la production des règles. Si donc l'ovaire est absent, malade où imparfailement développé, ou si la matrice manque où n'existe qu'à l'état rudimentaire, l'écoulement fra défant absolument ou
ne sera que très insignifiant. Il est généralement fort difficile de diagnostiquer si ce sont les ovaires qui sont défectueux; cependant si la patiente est bien conformée, si les seins sont bien développés et si, en outre, on observe cet ensemble de symptômes que l’on désigne sous le nom de « Molimen menstruel », l'on peut conclure que l’absence des règles ne dépend pas des ovaires. Ces symptômes consistent, en y joignant une foule de sensations nerveuses vagues, en douleurs, en un gonflement des mamelles, qui deviennent quelquefois enflées et dures, en douleurs dans la région de l'ovaire, fatigues et douleurs dans les aines et les cuisses, feux au visage, maux de tête et quelquefois en nausées. Si tous ces symptômes manquent, il y a forte présomption que l’aménorrhée peut dépendre de quelque état anormal de l'ovaire, mais il est bien difficile d'établir pendant la vie quelle est cette anomalie.
Dans la majorité des cas où l'absence de « molimen menstruel » nous fait soupconner une anomalie ou l’absence de l'ovaire, la conformation extérieure générale de la malade est défectueuse et son aspect misérable ; cette règle néanmoins n’est pas infaillible.
Il y a, dans le service externe, une femme, sur laquelle j'ai attiré votre attention l’autre jour. Elle est bien conformée, âgée d'environ 31 ans, et mariée depuis quatre ans. Elle nous a dit que ses règles n’apparaissaient que tous les trois mois au plus et elle ajoute que, jusqu’à son mariage, elle ne les a vues qu’une demidouzaine de fois, à des intervalles d’au moins douze mois. Les rapports sexuels ici ont évidemment agi en stimulant l'ovaire et faisant apparaître l'écoulement menstruel à des intervalles plus rapprochés et en plus grande quantité; elle n'a jamais eu d'enfants. Je pense que chez elle les ovaires existent, mais qu’ils sont imparfaite-
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AMÉNORRHÉE, . 39
ment développés. Le vagin et l'utérus sont à l'état normal.
L'utérus peut manquer complètement ou demeurer à l'état rudimentaire. Quoiqu'il ne se soit pas encore présenté de cas d'absence complète de l'utérus depuis que j'exerce dans cet hôpital, je crois néanmoins devoir mentionner cette possibilité. On voit des femmes qui présentent tous les symptômes précurseurs du flux menstruel et chez lesquelles, en conséquence, on peut conclure que les ovaires, sont parfaitement normaux, sans que cependant la menstruation se montre; dans quelques-uns de ces cas on à vu l'utérus être entièrement absent. Le diagnostic est aisé: en introduisant un cathéter d'argent dans la vessie et le doigt dans le rectum on peut décider avec certitude de la présence ou de l’absence de la matrice.
Quoique rarement, on rencontre cependant de temps à autre des utérus rudimentaires. J'ai vu, il n’y a pas longtemps, une femme mariée, n'ayant jamais été enceinte, dont la menstruation paraissait régulièrement, mais était très pauvre et durait à peine une journée ; l'utérus chez elle ne mesurait qu'un pouce de longueur, le vagin était très court, pas plus de deux pouces de long en tout; elle me consultait au sujet de sa stérilité.
L'usage prolongé du pessaire galvanique a produit quelquefois de bons résultats; la matrice s’est allongée et aaugmenté de volume sous l'influence stimulante de cet instrument; la menstruation devenait en même temps normale, ou à peu près.
On trouve souvent un raccourcissement du vagin quand la matrice est mal conformée et quelquefois le canal vaginal manque entièrement. Nous en avons vu récemment un exemple à une réunion de la Société obstétricale de Dublin. La malade qui l’a fourni a été longtemps en
traitement. À chaque époque elle souffrait pendant plusieurs jours de très violentes douleurs, causées probablement par les efforts expulsifs de l'utérus, Après la mort, on a trouvé, au-dessous de l'orifice utérin, une poche distendue par le liquide, Z'évidence d'une absence complète du vagin avait dissuadé le chirurgien de tenter une opération. Souvent les atrésies vaginales sont moins prononcées, et peuvent s'améliorer par "ne opération ; comme des conséquences très graves, € sme la mort, peuvent survenir si l'écoulement menstruel ne trouve pas d'issue, il est indiqué d'essayer d'atteindre la partie supérieure du vagin au moyen d’une dissection attentive:
Les cas d'occlusion partielle du vagin she plus importants, à cause de leur plus grande fréqu'éhce et de la plus grande efficacité du traitement. Cette occlusion, souvent limitée ou partielle, est la conséquence d’une inflammation locale, survenue dans le bas âge; cependant elle arrive plus communément après un accouchement laborieux, dont la secondé partie trop prolongée a déterminé la mortification des parois ve 1es qui, finalement, se sont réunies dans une étend! JS ou moins grande.
Lorsque l’occlusion ést le résultat d’adhérences formées dans l'enfance ou dans le bas âge, elle siège ordinaire ment à la partie inférieure du vagin ou près de la vulve; si elle résulte d’une éschare après ut dgavail trop prolongé, on la rencontréwplutôt au milieu ou-dans le tiers supérieur du canal; chacune de ces formes d’occlusion peut être opérée et guérir; on pratique d’abord une pe-
tite ouverture qu’on élargit ensuite graduellement et avec : soin. Il serait impossible de décrire les procédés TE
toires, qui varient nécessairement selon la partie du vagi où siège l'ocelusion, son étendue et l’âge de la malade#" il faut prendre de grandes précautions pour empêcher
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longtemps, après la guérison des surfaces, un dilatateur 8 ;
ie | en verre pendant deux ou trois heures par jour, pour oc | prévenir la rétraction du vagin.
Kdrie | Le mot atrésie est appliqué à tous les cas d'absence reuons «DE ou d'occlusion du vagin.
a mort, Enfin, l’'amenorrhée peut étre due à la présence de PE RE l'hymen imperforé; ce fait est tellement rare que je Ne nb ad ‘à n’en ai rencontré qu'un seulexemple. L'hymen était tentive: constitué par une membrane résistante, qui faisait hernie lus im M au dehors, à travers la vulve, et était distendue parle liet de la à quide qui remplissaitle bassin. La malade était une jeune elusion, ne fillé d'environ 16 ans; le liquide fut d’abord évacué dou- > d'une # cement et avec soin à travers une petite canule qui cepen- è en laissa écoulér une énorme quantité noirâtre et inojouche- dore; plus tard, cette membrane fut divisée largement plongée par une incision cruciale.
i, fina- En dehors de ces malformations relativement assez ATUR rares, certaines conditions entravent l’accomplissement \ régulier de l menstruation et entraînent l’aménor-
FEAR rhée. Aucune n'est plus fréquente que la congestion de RAIN, la muqueuse utérine, résultant d'une exposition aw ulve; Wroid, d'une contusion ow d'une poussée inflammatoire. é Le F Si une femme, durant ses règles, prend subitement froid,
reste assisé- ou séjourne assez longtemps dans un endroit humide et frais, l'écoulement s'arrêtera certainément, et il en résultera une congestion de la matrice ou au moins de la muqueuse qui la tapisse, Cet état peut dévenir permanent, ét,jusqu’'à ce qu'il disparaisse, l'écoulement menstruel ne se produira pas où ne se montrera que d’unemanière imparfuite. L'aménorrhée qui reconnait cette cause s'accompagne de symptômes très pénibles
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la malade se plaint de douleurs dans les reins, d’un sentiment de pesanteur dans le bassin et surtout de maux de tête. Vous avez vu souvent de ces cas d'aménorrhée dans le service externe. Les malades réclament presque toujours nos soins dans l'intervalle qui sépare deux époques menstruelles et nos efforts se bornent par conséquent d'abord à calmer le symptôme prédominant, c'est-à-dire le mal de tête; vous ne devez pas tenter de rétablir l'écoulement avant l’époque des règles. Pour calmer le mal de tête je prescris invariablement les purgatifs légers : habituellement une mixture contenant 32 grammes de sulfate de magnésie, dans 250 grammes d'infusion de quassia, j'ajoute généralement 4 grammes d'acide sulfurique dilué. Deux cuillerées à bouche prises matin et soir agissent presque toujours comme purgatif léger ; si non, j'ordonne une troisième dose à prendre vers le milieu du jour. Ce traitement simple dégage généralement la tête et vous avez dû remarquer que souvent les malades revenaient en disant que le mal de tête avait complètement disparu, et quelquefois que le flux r:enstruel, supprimé, s'était établi de nouveau. Mon ami, le D' Little, au lieu du purgatif que je viens d'indiquer, prescrit habituellement une pilule contenant 10 centigrammes d'aloès avec 10 milligrammes de tartre émétlique, à prendre tous les soirs au moment du coucher ; c’est une formule qui lui a rendu de grands services dans les cas récents, chez les filles à constitution pléthorique, Le plus souvent il faut joindre d’autres mesures à ce traitement et c’est à l'approche de l’époque ordinaire de l'écoulement qu'on doit y recourir ; vous pouvez.engager votre malade à prendre un bain de pieds chaud d'une quinzaine de minutès, tous les soirs pendant plusieurs jours de suite; on augmentera beaucoup l'efficacité de ce traitement en mêlant à l'eau une
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AMÉNORRHÉE. 43
à deux cuillerées de moutarde ; d’autres fois on se trouvera mieux d’un bain de siège froid pris de la manière que nous indiquerons plus loin. (Voir Lecon XVI.) Si la femme est pléthorique, l'application &’une ou deux sangsues, à la marge de l'anus où à la partie interne et supérieure de la cuisse, constitue un traitement sûr et souvent très efficace.
Tant que vous n'aurez pas fait disparaître la congestion locale, il ne faut pas songer à employer cette classe de remèdes qui stimulent les ovaires ct l’utérus et qu’on désigne sous le nom d’emménagogues; car leur emploi ne ferait qu'aggraver ie mal.
Dans certains cas l'utérus, quoique sain, paraît tellement indolent qu'il ne répond pas à l’action (stimulus) naturelle des ovaires, et ceci malgré l'absence de toute affection constitutionnelle; il faut alors employer les stimulants, en tête desquels on doit placer l'électricité, J'ai rencontré dernièrement une malade dont l’état s’est amélioré d’une manière remarquable par l’émploi de cet agent.
P. N..., âgée de 19 ans, fille pâle, d'apparence cachectique, r'avait jamais été réglée, mais depuis quelques mois perdait périodiquement en rouge; le vagin et l’utérus étaient à l’état normal; la strychnine et les autres médicaments avaient été administrés sans aucune amélioration. On cessa les remèdes et tenta l'emploi de l'électricité ; on appliqua un pôle de la batterie sur le sacrum et l’autre à la vulve; on renouvela les séances tous les jours pendant une quinzaine, après quoi P. N.. se plaignit d'un violent mal de tête, de douleurs dans les reins et de mal d'estomac; le jour suivant le flux sanguin
se montra en grande quantité, mais, chose étrange, aucun des symptômes n'avait disparu; les vomissements étaient continuels et les accidents fébriles très prononcés;
44 LEÇONS cLINIQUES SUR LES MALADIES Dre FEMMES,
l'écoulement se continua abondamment pendant six jours, après quoi il cessa et avec lui les Symptômes fébriles, ainsi que le mal de cœur et le mal de tête. À la fin de la quatrième Semaine P, N... l'écommenca à souffrir du mal de tête ; on eut de nouveau recours à l’électricité et les règles se Montrérent, mais cette fois sans les Symptômes prononcés qui les avaient accompagnées précédemment.
Ce petit instrument eSt fait de cuivre et de zinc (fig.5)
l'inférieure en Cuivre, ou bien, encore Mieux, il est formé Par deux pièces parallèles, cuivre et zine, réunies dans toute la longueur de Ja tige. Le Dr Thomas, de New-York, récommande une autre modi-
fication ; il se sert d’une tige Composée de
(1) Quand je me sers du mot « Jalvanique » appliqué à ce pessaire et que Je dis que je m'en suis bien trouvé, je ne Prétends pas qne cet instrument ait des Propriétés galvaniques agissant sur l'utérus, Il est Cependant hors de doute que Quand les deux Métaux (cuivre et zinc) qui composent l'instrument Sont en contact métallique ét entourés Par un liquide contenant en Solution des Matières salines, il se développe un peu d'électricité, que quand Ja tige est introduite dans le canal cervical, il ya décomposition des sels contenus dans Ja sécrétion -itérine et qu'en Conséquence il se forme des oxydes de Cuivre et de zinc, qui agissent sur la Muüqueuse utérine
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AMÉNORRHÉE. 45
introduit la poinie d'une sonde, pour porter le pessaire jusque dans la matrice; on pousse la tige à travers le col jusqu'à ce que sa pointe arrive prés du fond, et on abandonne alors l'instrument, la tige restant dans l'utérus. Ces pessaires sont faits de grosseur et de longueur différentes, chose importante, car non seulement la matrice varie en longueur suivant les individus, mais le col ne permettra Le passage que d'une tige plus ou moins grosse; vous aurez donc à mesurer la profondeur de Ja matrice avant d'introduire un des pessaires et vous en choisirez un plus court que la profondeur de l'utérus; il faut avoir soin que le diamètre de la tige soit en rapport avec la capacité du col:trop petite, elle s’échappera de suite, trop grosse, vous éprouverez beaucoup de difficulté à l’introduire, et une fois introduite, les douleurs qu'elle provoquera seront tellement fortes qu'il faudra l'enlever.
Manière d'introduire le pessaire. — L'introduction de la tige demande une certaine habileté, mais un peu de pratique lèvera bientôt toute difficulté ; si le col est très étroit, il vaut mieux le dilater légèrement en introduisant une tige de laminaria du n° 2 ou 3; mais on en est rarement réduit à cette nécessité. Une fois l'instrument « in situ », je le laisse trois ou quatre semaines, à moins qu’il ne cause des douleurs et de l’irritation, ce qui nécessite son retrait, mais il faut toujours examiner la mo lade au bout d’un mois, sans quoi il peut se produire une ulcération, ce qui n'arrive jamais avec des soins. Si à la fin du mois aucune amélioration ne se produit dans la menstruation, il est bon d'enlever l'instrument et de l’introduire de nouveau quelques jours plus tard, J'ai plusieurs fois obtenu les meilleurs résultats, par cet instrument, chez des jeunes femmes qui n'avaient ja-
mais eu leurs règles, chez d’autres qui étaient imparfaitement réglées et aussi chez des femmes mariées dont la menstruation avait été suspendue pendant un certain temps. Ce traitement ne convient pas aussi bien aux malades traitées à l'hôpital qu’à celles qu'on voit dans la clientèle, parce qu’il est très difficile d'observer ces premières assez longtemps ou de les faire revenir à l’époque voulue pour enlever le pessaire. Vous m'avez vu en introduire un, il n’y a pas longtemps et ce cas va être intéressant à suivre. La patiente est une femme mariée, âgée de 35 ans; elle n’a pas vu ses règles depuis trois ans; je ne puis découvrir aucun symptôme constitutionnel ou local qui me rende compte de cet arrêt. Les remèdes ayant été inutiles, je les ai abandonnés ; nous allons voir quel sera l'effet du pessaire.
Il est une forme de menstruation irrégulière qu'il faut classer parmi les cas d'aménorrhée, la fonction s’accomplissant d'une manière défectueuse. Dans cette forme l'écoulement se produit à l’époque voulue, mais s'arrête après un jour ou deux pour reparaître 24 ou 48 heures après, se montrant ainsi et cessant à de courts intervalles. Cette espèce de menstruation « interrompue », je l'ai observée plusieurs fois avec l'existence d’une endométrite chronique et un épaississement du col. J'ai actuellement dans mon service une malade qui en offre un remarquable exemple. C'est une « garde-malade », qui, à son admission, se plaignait de grandes douleurs dans les reins et les cuisses, douleurs qui la rendaient incapable de remplir ses occupations ; elle a quelques érosions sur les lèvres et sur l’orifice ; l'utérus est pesant et inversé, le col est très épais. Si l’on ne parvient pas à modifier l’état de la matrice, la menstruation ne reprendra certainement pas son cours régulier.
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a parfai- CAUSES CONSTITUTIONNELLES, — Les cas d'aménorrhée dont la 2 dépendant d'une cause constitutionnelle sont plus nomcertain breux que ceux qui tiennent à une cause locale. Vous etant devez vous rappeler que la suppression des règles, ou dans la leur simple apparition (pur indice) est souvent un symes pre- ptôme précoce et de mauvais augure dans les cas de époque phthisie commencante; souvent c’est le seul symptôme Yen pour lequel vous êtes consulté. Laissez-moi vous répéter re inté- ici l'avis que je vous ai donné si souvent : ne vous rendez e, âgée pas aux sollicitations de la malade ou de ses amies en ins ; je essayant de rétablir la fonction au moyen d’'emménagogues nel ou stimulants ; toute tentative serait vaine et le résultat en mèdes serait désastreux pour votreréputationet la santé de votre ns voir malade. Les femmes attribuent invariablement à la suppression des règles leur mauvais état et vous répètent
il faut chaque jour que leur santé se rétablirait si la menstruation G60mM- s'établissait de nouveau, assertion qui est souvent vraie forme en renversant la proposition, le rétablissement des règles arrête indiquant que la santé s’est améliorée, mais n'étant pas la sie | cause de cette amélioration. Ainsi certaines femmes sont inter- | régulièrement réglées lorsqu'elles habitent une loca- », je | lité qui cessent de l'être si elles sont obligées de chan-' endo- ger de résidence. J'ai soigné, il y a quelque temps, 140 une malheureuse dame qui fut parfaitement réglée penoffre |! dant deux ans qu'elle séjourna à Falmouth, quoiqu'elle Net | n’eût pas eu ses règles pendant longtemps, avant de dou- | résider dans cette ville. Ses affaires l'ayant forcée de reren- tourner en Irlande, l’aménorrhée devint habituelle, les le a | symptômes de la phthisie se développèrent rapidement et érus | elle mourut de consomption en quelques mois. Inutile nne | d'ajouter que dans ces cas votre traitement doit s’adresir | ser non pas à l’aménorrhée mais à l'affection de poitrine.
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Anémie. — Toutes les autres formes de maladies orga-
me rm
niques sont fréquemment une cause d'aménorrhée : mais je M'écartorais de mOn Sujet en voulant les traiter, et leur énumération Serait Superflue ; néanmoins ji] est une Maladie Constitutionnelle dont l'aménorrhée est un sym- Ptôme capital et qui demande un Mention spéciale ; Je veux parler de la Chloro-anémie. Dans cette affectionla malade 4, Comme vous Savez, une teinte Maladive d’une couleur jaune verditre. Elle se plaint de douleurs de reins, de lassitude et Souvent de maux de tête, l'appétit est presque toujours Mauvais etle goût dépravé : les intestins sont Constipés et la langue généralement chargée, Cette affection est Malheureusement trop: fréquente parmi la population de nos villes, surtout Parmi ces pauvres femmes dont le travail incessant à l'aiguille Commence le matin
de bonne heure Pour finir dans la nuit et ne produit qu'un misérable gain,
TRatremexr, — Pour elles, il Ya peu à faire ; l'airde la Campagne avec un régime fortifiant p'oduirait des merveilles, mais le remède est au-dessus de leurs moyens, On peut toutefois chez quelques-unes amener une amélioration en Prescrivant les loniques, surtout le fer qui est ici le remède Par excellence, Comme il ya toujours consti- Pation, vous devez l'associer à l’aloës, qui augmente ordinairement beaucoup Son activité : 10 Centigrammes de sulfate de fer avec 15 à 25 COntigrammes d'extrait d'aloës (P. B.), pris 3 fois par jour agissent quelquefois d'une facon Surprenante.
Un autre médicament de grande valeur est Ja strychnine; 25 Centigrammes de liqueur de Strychnine (qui équivalent à 27 Milligrammes de l’alcaloïde), en augmentant graduellement Jusqu'à 50 Centigrammes, seule ou combinée avec la teinture de perchlorure de fer, produisent quelquefois les meilleurs résultats, Mais elle convient
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