LEÇON VIL
Polypes. — Muqueux. — Fibreux, — Opération. — Avantages du fil d'acier. — Application de la canule de Gooch. — Polypes fibreux et placentaires.
Polypes.— Dérinirion. — Je vous ai parlé dans les lecons précédentes des formes de ménorrhagie qui dépendent d’un état morbide ou anormal de l'utérus ou de sa membrare muqueuse ; aujourd'hui, je veux attirer votre attention sur une affection aussi importante qu'aucune des précédentes, affection qui se rencontre fréquemment et cause presque invariablement la ménorrhagie. Je vous parlerai du polype, qu'on peut définir « le résultat de l'hypertrophie d’une partie de la substance utérine, hypertrophie qui prend la forme d'une excroissance et devient avec le temps une tumeur distincte, attachée à la paroi utérine soit par une base étendue, soit, plus fréquemment, par un pédicule très distinct ».
La forme et le volume de ces excroissances sont très variables : elles se présentent quelquefois sous la forme de petits corps déchiqnetés, ayant le volume d’un pois ou d’un petit haricot; d'autres fois elles constituent de grosses masses occupant toute la cavité de l'utérus qui atteint le même volume qu’au quatrième ou cinquième mois de la gestation, mais, plus souvent, on les rencontre sous un volume intermédiaire. Il se peut que les contractions de l'utérus, semblables à celles du travail ordinaire, soient éveillées par la présence d’un polype et en produisent l'expulsion ; le polype prend alors la forme d'une tumeur
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