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généralisées à tout l'abdomen ; plus tard la douleur se localisa dans la fosse iliaque gauche et finit par disparaître graduellement. Deux mois après cette atteinte la menstruation se montra très abondamment et dura six semaines.
Me K... consulta un médecin qui la traita pour une ulcération de l’orifice utérin. Quoique l’hémorrhagie fût pour ainsi dire arrêtée, les douleurs qu'elle éprouvait
taienr très intenses. À son entrée à l'hôpital on trouva l'utérus rétrofléchi et on constata des granulations du col. La menstruation était abondante.
Le volume de l'utérus n'était que peu augmenté. L'usage Gun pessaire et un traitement approprié améliorèrent rapidement l’état de la matrice et la malade fut renvoyée guérie, en apparence; cependantelle continuait à éprouver, par intervalles, des douleurs dans l’abdomen. Ayant pris froid de nouveau, elle dut rentrer à l'hôpital pour une péritonite franche, dont les sangsues, les fomentations et l’opium amenèrent la guérison.
Pendant cette attaque de péritonite je mesurai deux fois la profondeur de l’utérus que je trouvai augmentée de 2 centimètres et demi. Pas de menstruation pendant la maladie.
IV. — L'inflammation chrouique, plus commune que la forme aiguë, est une cause fréquente du développement de l'utérus: on en a constamment quelques cas sous les yeux et souvent compliqués de rétroflexion. La menstruation est généralement diminuée, à moins que lamuqueuse intra-utérine ne soit recouverte de granulations, mais la chose est rare dans cette sorte d'affection utérine. La longueur de l’utérus n’est pas considérablement accrue, elle ne dépasse pas souvent 7 centimètres et demi.
V.— Je vais maintenant attirer votre attention sur cet état pathologique que j'appelierai, à défaut de mieux,
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hypertrophie de l'uiérus et je comprends sous ce titre les cas dans lesquels tout l’utérus, ou seulement une portion de cet organe, augmente de volume d’une facon graduelle etimperceptible. Le col peut être intéressé seul: il devient plus long et plus épais ; ou bien encore c’est le corps qui seul est affecté ; dans d’autres cas le col et le corps sont également malades : ils deviennent plus épais, plus gros etsouvent douloureux. La douleur paraît causée soit par l'hyperesthésie des nerfs de l'utérus, soit par la compression qu'exerce sur eux le tissu hypertrophié qui les entoure,
Dans l’hypertrophie la menstruation est peu modifiée ; quelquefois elle diminue en quantité, assez souvent elle est doulourense, mais je ne me souviens pas avoir jamais observé la ménorrhagie,
La pathologie de cette affection est très obscure : les fibres du tissu musculaire de l’utérus paraissent s’allonger et s'épaissir et le tissu aroélaire s’hypertrophie également. Ces deux modifications anatomiques peuvent provenir d'une inflammation de forme subaiguë ayant échappé à l'observation; mais dans l’état actuel de nos connaissances on ne peut expliquer comment, lorsque le col de l'utérus s’allonge et devient plus gros, au point de produire de l'irritation et de la souffrance par son poids et son volume excessifs, tantôt le corps et le fond participent à l'affection du col etdeviennent plus volumineux, plus lourds, et tantôt conservent leur état normal.
On a rangé parmi les causes d'hypertrophie du col les rapports sexuels excessifs, mais, selon moi, cette cause est fort douteuse. J'ai dernièrement observé l'hypertrophie du col chez une jeune fille de 28 ans, modiste très laborieuse, travaillant plus de douze heures par jour, et qui souffrait aussi d’une constipation opiniàtre. La menstruation était régulière mais ordinairement douloureuse,
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