‹ Manuel des maladies des femmes [microforme]Chapitre 45 sur 62 · MATE · texte numérisé non relu

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A l'examen, j'ai trouvé l'orifice externe reposant sur le périnée, le col allongé et épais, le fond légèrement augmenté. Cette femme ne voulant pas entrer à l’hôpital, nous n'avons pas pu voir les résultats d’un traitement qui, à mon avis, lui aurait été peu profitable.

ALLONGEMENT HYPERTROPHIQUE DU COL. — Tous ceux qui ont lu l'ouvrage des D'° Bernutz et Goupil sur les maladies des femmes doivent remarquer que cet état pathologique qui nous occupe ressemble beaucoup, s'il ne lui est complètement analogue, à celui que M. Huguier appelle « allongement hypertrophique de l'utérus » et qu'il divise en allongement hypertrophigne sous-vaginal et allongement hypertrophique sus-vaginal, division dont je suis loin d’appprécier lavaleur, carje suis porté à croire que si nous rencontrons l'hypertrophie du corps sans que le col soit intéressé, le col ne peut s’hypertrophier pendant un certain temps sans que la partie sus-vaginale de l'organe se prenne à son tour,

Je crois aussi que plusieurs observations rapportées per le D' Huguier étaient des cas de subinvolution survenue après l'accouchement et non de l'hypertrophie, telle que je l’ai définie.

Outre l'hypertrophie avec allongement du col ou du corps, ou des deux à la fois, on observe un état dans lequel, tout au contraire, le col raccourci s’est retiré en haut et semble rentré dans le corps de l'utérus, au point de disparaître complètement. L'utérus prend alors la forme globulaire, Ce genre d'augmentation est accompagné de grandes douleurs et semble produire quelquefois une irritation vésicale des plus pénibles. Chez une femme, que j'ai vue de temps en temps pendant ces dernières années, c'était là le symptôme le plus au: usé et celui dont elle réclamait la guérison.

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Traitement. — I] n’est pas de maladie utérine plus rebelle au traitement. Le cautère actuel m'a cependant rendu quelques services et, quand même vous jugeriez que le col seul est malade, vous devriez lui donner la préférence sur l’amputation à laquelle vous ne devez recourir que dans les cas extrêmes, si jamais vous vous y décidez.

VI. — Il me reste à vous parler et je le ferai brièvement des cas où l'utérus se trouve stimulé et se développe sous l'influence d'uue tumeur fibreuse, soit pariétale, soit prenant son point d'implantation sur les parois utérines.

On a rapporté des observations de petit fibroïde, pas plus gros qu'une noisette, ayant provoqué dans l'utérus un travail pathologique qui en avait quintuplé et sextuplé le volume, et la cavité s'était proportionnellement développée en pr..ondeur. Ces cas sont très embarrassants et l'examen post mortem peut seul nous éclairer sur leur véritable nature. Heureusement ils sont rares.

Ordinairement la tumeur fibreuse finit, tôt ou tard, par déterminer l’agrandissement de la cavité utérine, à moins qu’elle ne vienne faire sailie sur la surface péritonéale.Que la tumeur soit interne ou externe, la menstruation tend à devenir plus abondante, tandis que si l’augmentation de l'utérus tient à l'hypertrophie de son tissu fibreux la menstruation reste régulière et serait plutôt diminuée qu'’augmentée.

Quoique nous n'ayons pas dans cette lecon à nous occuper des tumeurs fibreuses de l'utérus, je tiens cependant à vous signaler ces énormes productions fibreuses que l’on observe assez fréquemment et dans lesquelles l'utérus se trouve logé et pour ainsi dire perdu. Ces fibroïdes ont été mainte et mainte fois confondus avec les tumeurs ovariennes, erreur qu'on aurait évitée par l’emploi de l’hystéromètre, qui donne la profondeur de l’uté-

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