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LE SYNDROME DE LA COLIQUE HÉPATIQUE PEUT EXISTER EN DEHORS

DE LA LITHIASE ; il est dû alors au passage de divers corps étrangers à travers les grosses voies bihaires, corps tels que vésicules hydatiques ou débris de membranes échappés d'un kyste rompu, tels que des ascaris lumbricoïdes qui remontent de l'intestin dans le cholédoque. Peut-être même des compressions externes gênant le libre écoulement de la bile, sont-elles susceptibles de réahser le syndrome colique hépatique. Cette dernière pathogénie a été invoquée par Tufïîer dans l'évolution de kystes hydatiques du lobe de Spiegel.

Les signes qui appartiennent en propre à la colique hépatique sont le siège des douleurs et leur irradiation, les vomissements, l'ictère quand il survient dans les jours suivant le début.

La radiographie peut, dans certains cas, donner des renseignements utiles; il faut savoir, à ce sujet, que les calculs de cholestérine pure ne sont pas reconnus par elL\ Selon le mot de Béclère, « la nécessité imposée aux calculs biliaires de contenir du calcium pour arrêter les rayons de Rôntgen, telle est la loi physico-chimique inexorable à laquelle viennent se heurter, le plus souvent, les efforts des médecins radiologistes ». On ne pourra donc espérer de résultat positif que dans les cas où il s'agit de vésicules infectées, c'est-à-dire ou le calcul contient des sels de chaux, mais encore faut-il observer strictement les règles posées par Béclère : « réplétion gazeuse de l'estomac, décubitus dorsal, plaque sur l'hypocondre droit, radiographie rapide en apnée avec une ampoule dure placée au-dessous ».

LITHIASE BILIAIRE.

Formes cliniques. — Tous les auteurs qui se sont occupés de la lithiase biliaire ont, dans ces dernières années, attiré l'attention sur ce fait que, contrairement aux données anciennes, il y a lieu d'admettre une colique hépatique sans élimination de calcul, et que même cette forme serait de beaucoup la plus fréquente.

C'est ainsi que Gilbert a distingué une colique banale et une colique vésiculaire, Riedel, une colique expulsive et une colique sans expulsion. Sans tenir compte ici des hypothèses pathogéniques, nous exposerons les aspects cliniques de ces deux formes.

1° La colique expulsive donne lieu aux différents symptômes que nous avons décrits; qu'il nous suffise de rappeler ses caractères les plus importants ainsi fixés par Gilbert, Carnot et Jomier dans leur récent rapport sur le traitement de la lithiase biliaire : intensité des douleurs parfois atroces ; réalisation fréquente d'un ictère cholurique; habituelle décoloration des matières ; hépatalgie possible, spontanée ou provoquée par la palpation ; légère tuméfaction du foie ; tuméfaction plus légère et plus rare de la rate ; découverte de calculs dans les selles; enfin reproductions espacées des crises.

Pour rechercher les calculs dans les^selles, on épingle sur un cercle de fil métallique deux épaisseurs de gaze à pansement de façon à faire un sac ample dont le fond plonge dans un vase quand le haut se trouve fixé à son bord. On reçoit les matières fécales dans ce petit appareil et on les soumet à un courant d'eau qui les dissocie, mais respecte le ou les calculs. Il faut rechercher ceux-ci pendant un, deux, parfois cinq et six jours après la crise. Le petit calcul foncé se

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