V. ombit
Cordon
FiK.20. — Siluation du l'oie sur un lœtus à la dix-nouvicmo ou vinglicmu seniainu.
grossesse. Certaines parties s'atrophient, et ce seraient les canaux biliaires de ces parties qui formeraient, d'après quelques auteurs, les vasa aherrantia.
Enfin, à la iiaissancc, la circulation pulmonaire, se substituant à la circulation placentaire, le foie perd une partie du volume qu'il occupait dans le ventre de l'enfant, et qui était considérable, par rapport aux autres organes.
Nous ne décrirons pas plus en détail le développement du foie et des voies biliaires, ne voulant retenir à ce sujet que la notion essentielle qui peut servir d'introduction à l'étude de la physiologie, r^jur les détails, nous renvoyons au livre de Gilbert et Carnot sur
64 MALADIES DU FOllî ET DES VOIES BILIAIRES.
les Fonctions hépatiques. Nous leur emprunterons seulement leurs conclusions, qui sont les suivantes :
L'organe hépatique subit au cours de Yévoluiion phylogénique des variations anatomiques et fonctionnelles telles que, primitivement glande digestive, puis glande à la fois digestive et sanguine,
Fig. 21. — Coupe sagittale d'un embryon humain long de 3 millimètres. — I, intestin avec son diverticule ou bourgeon « liépa- Uquc n DH s'enfonçant dans le bourrelet hépatique BH; Pw, pédieule de la vésicule ombilicale ; ST, seplum Iransversum formant le plancher de la cavité péricardique d'où le cœur a été enlevé ; VOG, veine ombilicale gauclie ; VwG, veine omphalo-mésentérique gauche ; SC, sinus de Cuvier ; SR, si7ius reuniens (d'après Kollmann).
Fig. 22. — Le l'oie se développe au point de convergence des vaisseaux qui, revenant des surfaces d'absorption, aboutissent à l'oreillette droite. — Vw, veine omphalo-mésentérique revenant de la vésicule ombilicale chez l'embryon ; VO, veine ombilicale revenant de i'ailantoïde-placenta chez le fœtus ; VM, veine entérique ou veine porte revenant de l'intestin chez le nouveau-né (Gôraudel).
il devient, d'une façon prédominante chez les animaux supérieurs, à la suite de l'individualisation du pancréas, une glande vasculaire sanguine à sécrétion interne.
L'évolution ontogéniquc copie et condense ici, comme partout, l'évolution phylogénique. On voit en effet, chez les animaux supérieurs, le foie naître par un bourgeon de l'intestin moyen (rappelant le foie de VAmphioxus et de nombreux invertébrés), puis se ramifier en glande tubulée avec un axe canaliculaire (rappelant le foie tubulé des Amammamcliens), puis enfin subir un important remaniement
STRUCTURE DU FOIE
vasculaire qui l'oriente autour d'un axe sanguin, la veine efférente sus-hépatique (foie du porc). Puis toute orientation anatomique autour des canaux excréteurs et même des vaisseaux s'efface progressivement, par la production de nouvelles anastomoses qui donnent l'individualité non plus au lobule, mais à la cellule (foie de l'homme).
L'évolution ontogénique, comme l'évolution phylogénique, concluent les auteurs, nous montre donc trois grandes étapes de développement anatomique répondant à trois modes prédominants de fonctionnement physiologique : le foie est d'abord intestinal, puis biliaire, et enfin sanguin ; il est tout cela à la fois chez l'homme, et la cellule hépatique résume, à elle seule, son histologie et sa physiologie (1).
Structure du foie.