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II. Les médications locales sont médicales ou chirurgicales

A. Les INTERVENTIONS CHIRURGICALES qui Ont été proposées sont, par ordre de gravité opératoire : laparotomie évacuatrice, opération de Talma, fistule d'Eck.

Les résultats obtenus sont vraiment trop précaires pour qu'on puisse conseiller de semblables interventions; aussi nous bornonsnous à signaler — au point de vue historique — ces tentatives chirurgicales, en disant que nous ne devons pas les encourager.

B. Les MÉDICATIONS LOCALES D'ORDRE MÉDICAL cousistcnt en iujections intra-péritonéales faites à la suite de la ponction. La thérapeutique ne s'est pas suffisamment orientée dans cette voie, qui semble digne d'intérêt.

On peut, après la ponction, injecter dans le péritoine de l'eau bouillie chaude (salée ou non), comme Debove, puis Baylac, l'ont fait, avec succès, dans certains cas de péritonite tuberculeuse. On pourrait aussi essayer de faire, dans le péritoine, les injections de solutions sucrées qui ont été faites dans les veines. Enfin, dans les cas où il y a lieu de supposer qu'un processus d'inflammation péritonéale est surajouté à la gêne de la circulation porte, il sera indiqué de fah-e des injections modificatrices (à base d'iode ou d'adrénaline).

L'un de nous a fait des tentatives thérapeutiques dans ce sens, et a obtenu des résultats encourageants, mais encore trop peu nombreux pour qu'on puisse en tenir un compte absolu.

En somme, si les cirrhoses sont des maladies incurables au sens anatomique du mot, on peut néanmoins enrayer leur évolution et les rendre latentes par une thérapeutique appropriée, dans certains cas tout au moins, quand on les voit dès le début et qu'il ne s'agit pas de formes malignes. Dans ces derniers cas, en effet, l'évolution reste rapidement fatale, malgré tous les efforts thérapeutiques.

LES HÉPATITES SPÉCIFIQUES

Sous ce nom nous décrivons tout d'abord la tuberculose et la syphilis du foie, puis accessoirement Tactinomycose, la lèpre et la morve. Puis nous envisagerons les hépatites dues à des parasites animaux spécifiques dont le type est Téchinocoque donnant le kyste hydatique.

Enfin nous étudierons le cancer du foie, qui, quelle qu'en soit la cause déterminante, se comporte comme les hépatites spécifiques,

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