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C. DANS LES CIRRHOSES CARDIO-TUBERCULEUSES, le diagUOStic

différentiel est très différemment orienté et on doit surtout s'efforcer de reconnaître ces affections, sous le masque de l'asystolie qu'elles affectent souvent. Il ne faut pas confondre cette affection avec une' asystoHe' par lésion orificielle du cœur, ni avec une cirrhose simple, ni avec une péritonite tuberculeuse, mais, pour peu qu'on connaisse^son' existence, ces erreurs ne seront^pas commises et on fera le diagnostic de péricardite tuberculeuse avec cirrhose cardiotuberculeuse du foie.

Traitement.

Les lésions tuberculeuses du foie sont si fréquentes qu'il faut en tenir compte dans l'étabUssement du traitement des phtisiques. C'est d'ailleurs surtout à ce point de vue qu'on doit envisager la thérapeutique de la tuberculose hépatique, car il est évident que cette thérapeutique ne peut avoir la prétention de faire régresser les diverses lésions tuberculeuses du foie, quand elles sont constituées; mais on peut enrayer leur marche progressive. C'est dans ce sens que l'on doit surveiller l'hygiène aUmentaire des tuberculeux.

Il faut les mettre en garde contre les excès alcooUques et éviter de leur prescrire, en guise de toniques, des préparations pharmaceutiques à base d'alcool. On veillera à ce que leur alimentation soit saine, peu fermentescible et, quand la suraUmentation sera indiqué» .

il sera bon de se préoccuper de l'état du foie et des signes d'insuffisance hépatique. En particulier, on n'imposera pas une trop forte alimentation graisseuse, quand on aura des raisons de croire à un certain degré de'dégénérescenco adipeuse de cet organe. Enfin, quand il faudra recourir aux médicaments, le médecin se souviendra que certains d'entre eux, tels que les dérivés arsenicaux, produisent parfois de la dégénérescence graisseuse du foie, et par conséquent on n'usera de ceux-ci qu'avec la plus gi'ande circonspection.

SYPHILIS DU FOIE

La syphilis du foie est restée inconnue • pendant longtemps, et Morgagni affirmait n'avoir jamais trouvé le foie malade chez les sujets atteints de la vérole. Pourtant c'était un dogme médical au xvi^ et au xviie siècle que la maladie vénérienne résidait tout spécialement dans le foie, et qu'elle y avait sa racine. Mais ce n'est guère que dans la première moitié du xixe siècle que l'on a commence a connaître cette détermination spéciale. Les premières descriptions sont dues à Ricord qui, en 1839, décrivit les gommes du foie; puis en 1849, Dittrich (de Prague) publia un travail d'ensemble sur la syphilis hépatique de l'adulte.

Bien que Portai eût remarqué l'existence de gros foies chez les nouveau-nés issus de parents sypliilitiques, l'histoire de la syphilis héréditaire n'a commencé qu'avec les travaux de Gûbler. Un peu plus tard, les recherches histologiques de Schott, puis de Virchow, de Boerensprung, de Wagner, confirmèrent la nature syphilitique des lésions observées. Celles de la syphilis héréditaire tardive furent ensuite décrites par Dittrich, Virchow, Leudet, Lancereaux, Hutchinson. Plus tard, ces divers travaux furent complétés par ceux de Cornil et Ranvier, de Lacombe, de Barthélémy et la thèse de Hudelo. D'ailleurs, à la suite des premiers auteurs, de très nombreux travaux ont été entrepris de tous côtés, et il est impossible de citer même les plus importants. Nous aurons l'occasion, chemin faisant, d'en rappeler un certain nombre soit parmi les anciens, soit parmi ceux plus récents qu'a suscités la découverte du tréponème pâle. , Division. — La syphilis peut léser le foie de diverses façons, et a diverses périodes de son évolution. Mais il y a lieu tout d'abord de faire une distinction entre la syphiUs acquise et la syphiUs héréditaire. D'autre part, dans le cours de celle-ci, il faut encore faire certames divisions. Chez les petits hérédo-syphilitiques on peut, en effet, observer soit des accidents hépatiques précoces, c'est-à-dire de la naissance à la troisième année, soit des accidents tardifs à partir de la troisième année. Les premiers rappellent habituellement les formes cliniques et les types anatomo-pathologiques de la syphilis acquise a la période secondaire. Les seconds sont, par contre, habituellement localisés comme le sont d'ordinaire les manifestations de la syphihs acquise à la période tertiaire. Les premiers retentiront donc d'une façon diffuse sur le foie, tandis que les seconds frapperont des points

plus restreints. II faut bien savoir d'ailleurs que ces divisions n'ont rien d'absolu, pas plus pour la syphilis acquise que pour la syphilis héréditaire, mais qu'elles aident à comprendre la majorité des faits.

Entre les lésions hépatiques de la syphilis acquise et celles de la syphilis héréditaire, il existe d'ailleurs plus d'une analogie, car les processus généraux sont sensiblement les mêmes dans les deux cas. Ces analogies ne pourront être mises en évidence que lorsque nous aurons étudié successivement les diverses étapes de la syphilis hépatique.

Nous distinguerons : 1° la syphilis hépatique héréditaire précoce ; 20 la syphilis hépatique héréditaire tardive ; 3° la syphilis hépatique acquise.

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