‹ Manuel des opérations chirurgicales. Contenant les procédés opératoires les plus généralement employésChapitre 5 sur 19 · OPÉRATIONS COMPLIQUÉES · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS COMPLIQUÉES

Des amputations des membres.

Lks însü’umens necessaires pour pratiquer les amputations sont ; t.° un tourniquet, mi garrot ou une pelote, pour corapiimer l’artère principale du membre; 2.° des couteaux à amputations à un ou deux tranchants ; S.** des bistouris droits et convexes ; 4*° une compresse de toile forte , fendue, jusqu’à la moitié de sa longueur, en deux ou trois chefs ; 5.° une scie avec une lame de rechange ; 6.° des pinces à disséquer ou le tenaculum des anglais ; 7.° des fils cirés , les uns simples , les autres réunis en rubans plus ou moins larges ; 8.° des ciseaux ; g.° des aiguilles courbes. Des éponges fines , de l’eau tiède et de l’eau fioide, de la chaipie sous forme de boulettes et de plumasseaux, des bandelettes agglutinatives,dcs compresses longuet tes, proportionnées au volume du mcmbie, des bandes roulées à un seul glolic et des épingles , constituent l’ appareil qui doit servir au pansemeut après l’opération.

Le chh-urgicn, après s’êtrc assuré que les différentes pièces qui composent son appareil sont convenablement disposées, assigne à chacun des aides qui doivent le seconder, la place qu’il doit occuper et les fonctions qu’il a à remplir. Il suspend ensuite le cours du sang dans le membre, en comprimant son artère principale, et pratique l’amputation. Lorsque celle-ci est achevée, il faut procéder à la ligature des artères. On lie d’abord l’artère la plus grosse , puis les branches secondaires et les petits rameaux.

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L’ojiérateiu’ saisit le vaisseau avec une pince à dissc(|uer , en ayant soin de l’enubiasscr dans toute son épaisseur , et il l’attire un peu à soi, pour lui faire dépasser le niveau de la plaie. Un aide engage un des bouts du fil sous la pince, et les dirige ensuite tous deux en dessus, il fait alors un nœud simple, seive l’anse de manière rpr’elle soit assez lâclie seulement pour glisser sans peine sur les moi-s de la pince, la conduit avec le bout dos doigts indicateurs audelà de ces mors, et le plus haut possible sur l’artère, et plaçant ses deux pouces , opposés par leur face dorsale , tout près du nœud , il le serre sans opérer aucune secousse , et fait ensuite rm second nœud qu’il serre de la même manière.

On peut encore faire par avance le premier nœud de la ligature, et engager les pinces dans l’anse qui en résulte, de manière à ce que, l’artère étant saisie, on n’ait plus qu’a faire glisser la ligatm-e au-delà des mors de la pince.

Il arrive quelquefois qu’on ne peut lier les vaisseaux <jue d’mic manière médiate. Dans ce cas, le chirurgien prend une aiguille courbe , armée d’un fil j il la tient de la main droite, le ^^ouce étant placé dans la concavité, les doigts indicateur et médius appuyant sin la convexité, et la plonge perpendiculairement sur la surface de la plaie, à quel([ucs lignes de l’orilîce de l’artère. Lorsqu’elle a parcouru mi demi-cercle environ, il la retire, et lui fait parcourir l’autre moitié du trajet, en la plongeant dans l’ouverture par laquelle elle a été retirée. Les deux extrémités du fil étant rapprochées , il achève la ligature en pratiquant deux nœuds simples l’un sur l’autre.

Les ligatm’cs étant placées, on coupe, tout près du nœud, l’un des bouts de chaque fil, et on réunit les

autres bouts en un seul faisceau qu’on place dans 1 angle le plus déclive de la solution de continuité. On nettoie la plaie par le moyen d’une éponge imbibée d eau tiède , on ramène doucement les chairs en bas , on les fait maintenir dans cette situation par les doigts d’un aide , et on entoure le membre d’une bande roulée, depuis l’articulation placée au-dessus du moignon, jusqu’à 1 extrémité de celui->ci. Le cbinirgien affronte ensuite les boi’ds de la plaie, appbque mi nomlwe suffisant de bandelettes agglutinatives, et par-dessus quelques plumasseaux de charpie soutenus par des compresses et une bande.

Le membre amputé est posé avec ménagement sur un coussin de balle d’avoine , ou sm’ un oreiller garni d une alèze J on lui donne une position inclinée , et on pjace audessus un cerceau de bois.

On lève le premier appareil le troisième ou le quatrième jour, et on a soin de l’humecter avec des éponges imbibées d’eau tiède, deux heures environ avant de le lever.

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