‹ Manuel des [so]ciétés de tempérance [microforme]Chapitre 13 sur 44 · RES · texte numérisé non relu

RES

tous les vrais chrétiens en ont agi, de tout temps. Et! cette loi d’amour existe: Dieu, la religion et l’huma-! nité ne l’ont point abrogée. L:

Avons-nous besoin de dire ici de ne point nous. prêter l’absurde idée que chaque fidèle soit obligé def, + pratiquer toutes les bonnes œuvres qui ne sont que Dh ne conseillées dans l'Evangile ? Non, puisque cette doc- 4 trine a été justement condamnée par l’Eglise. Ce que. nous voulons dire, c’est que notre salut tient à deux#, conditions indispensables : éviter le mal, et faire le bien : 4 “ decline à malo et fac bonum.” Or, est-ce s’écarter&, de la doctrine de l’Église, que de penser que ce bien, #1, dont il est ici parlé, est tout ce que nous pouvons faire ÆSybar pour la gloire de Dieu et le salut de nos frères, sansf, ie nuire aux devoirs de notre état? Et, si quelqu’unf entretenait le moindre doute que le sacrifice des bois-k +. 1] sons fortes, pour l’amour de Jésus-Christ et l’édifica-# ti tion du prochain, soit une bonne œuvre, ses doutes ne$,; devraient-ils pas être dissipés, depuis que la voix def de PEglise, par ses Pontifes et ses Prêtres; depuis que Je la voix des peuples, qui, dans l’ordre du bien, est si k+s po justement appelée la voix de Dieu, se sont également b,, 5e prononcées en faveur des bienfaits spirituels et tempo-&e à, rels des Scciétés de Témpérance ? *expé Insisterons-nous encore? Où en serions-nous, si nosk,;stes pères dans la Foi n’avaient jamais rien fait que lors-Ë Que qu’ils y étaient forcés, obligés par un commandement #4. formel de Dieu? Où en serait, par exemple, l’admi-#ance rable Société de la Propagation de la Foi, si chaques fidèle n’en faisait partie qu'après avoir demandé et h,ut . reçu l’assurance qu’il y est obigé ? Que de courageux Be nen Missionnaires auraient ainsi perdu la couronne des#,;in J. Apôtres ; que de Martyrs privés de leurs palmes! queue n de peuples restés dans les ténèbres de l’idolâtrie ! que #auro de trônes vides au Ciel, et que de réprouvés de plusatre dans l’Enfer, si les disciples de Jésus-Christ avaient eu, ons p jusqu’à nous, pour habitude, de n’agir, de ne prêcher, épéte mais, surtout de ne donner au monde l'exemple desite a plus sublimes vertus, que lorsqu'on leur aurait prouvé# 1]

ser

tout temps. Et!

ion et l’huma-!

ne point nous!

e soit obligé de ni ne sont que sque cette doc- Eglise. Ce que!

at tient à deux# et faire le bien : 4 st-ce s’écarler Loser cette privation ; je suis assez tempérant comme -r que ce bien, !

s pouvons faire

OS frères, sans À

t, si quelqu’un/ -rifice des bois- } ist et l’édifica-!

, ses doutes ne

que la voix de s; depuis quel!

ns-nous, si nos} fait que lors-# ommandement À emple, l’admi-| Foi, si chaque!

ir demandé et} à de courageux | couronne des | s palmes ! que 'idolâtrie ! que rouvés de plus | ist avaient eu, | le ne précher,| exemple des!

aurait prouvé |

qu’ils étaient strictement obligés à toutes ces choses! ncore une fois, quand on aime, on ne prend pas aini le compas et la règle avec son Bien-/Aimé; on ne craint pas tant d’en faire trop pour son amour. Au ontraire, avec tous les Saints qui nous ont précédés,

fon ne craint qu’une seule chose, c’est de n’en pas faire

assez. On est ingénienx à trouver, tous les jours,

Quelques nouveaux moyens de lui prouver qu’on est tout entier à ses intérêts et à sa gloire.

Ne disons donc plus: “ Je n’ai pas besoin de m’im-

ela.”’ Laissons aux Païens et aux Pharisiens, aux Sybarites et aux hommes tout terrestres ce langage mpie : “Je suis assez vertueux comme cela ; je suis |‘ assez sobre ; je n’ai pas besoin de croître en telle et ‘ telle vertu ; “je m’en tiens là.” Non, jamais un vrai hrétien ne saura tenir un pareil langage, après qu’il uia été demandé de prendre Jésus-Christ pour son nodèle ; après qu’une voix lui crie, du ciel, d’avancer

; © ous les jours, de croître sans cesse ; après qu’il lui a du bien, est si #

sont également | tuels et tempo-|

té positivement enseigné que celui qui s'arrête, recule. enser etagir autrement, pour un chrétien, est ce

que nous ne voudrions pas croire, si malheureusement "expérience de tous les jours n’en donnait pas les plus istes témoignages.

Que ceux-là done, qui veulent, avant tont,un comnandement positif et divin en faveur de la Tempéance, avant d’en faire partie, n’oublient point que es conditions de salut, dont nous avons parlé plus aut, seront rappelées un jour à leur mémoire, préciément les mêmes, au moment terrible où le Souveain Juge nous examinera, non seulement sur le mal que nous aurons fait, mais encore sur le bien que nous d’aurons pas voulu faire. Et qui nous sauvera alors l'être au nombre des serviteurs énutiles ? Ah ! raisonons plus chrétiennement : aimons à nous dire et à nous épéter mille fois, s’il le fant, afin de nous porter plus ite au bien: “ Quoi ! Que fais-je pour le ciel 1”

L s’agit d’arracher au démon de l’ivrognerie une

foule de malheureux, entièrement aveuglés, ou qui gémissent dans ses chaînes. Il s’agit de rendre à leurs nous familles, à la société, à la religion, une multitude d’in-Botre « fortunés, qui en ont oublié toutes les loix. Ce projetlées: n'est-il pas beau, n’est-il pas grand, n’est-il pas dufui les chrétien et de l’homme sage ? Dussé-je, pour réussir Bui se dans une si noble entreprise, risquer une partie de mesllont or biens, exposer même ma vie, devrais-je donc balancer ‘fomme Non, sans doute ; qui sauve l’âme de son frère sauvel mise la sienne, dit la sagesse éternelle ; car la charité, quilur a doit nous animer, “fait trouver doux les sacrifices les| e so plus pénibles, quand il s’agit de sauver des âmes im-Bjan q mortelles,qui ont coûté si cher au Sauveur des hommes f£eigne Mais, ici, on ne vous en demande pas tant: il s’agitlitures seulement de renoncer, pour l’amour deJ.-C.à ces bois-Mhent : sons malheureuses, dont l’abus est si facile et toujours# retou si funeste. Dieu bénira votre sacrifice ; votre généreuxsuis sd exemple donnera de Ja force à ceux qui sont faibles, eaux p vous aurez bientôt le bonheur de vous voir,vous aussilhnte pi apôtre au milicu d’une paroisse, d’une famille, d’unlbute la quartier régénérés. Votre nom béni,respecté,ira de boudèle ; c« che en bouche. Fans doute, le Dieu puissant que nousons le: servons, pourra bien opérer ces prodiges sans vous; ile tout est assez fort pour renverser seul tous ses ennemis “ Lor Mais, puisqu’il vous appelle, par la voix de vos Evédhient à ques, de vos Curés, à prendre part au combat, à par-Mmples, tager, pour ainsi dire, avec Ii, honneur de la victoirelln com ne devez-vous pas accourir, avec joie, vous ranger sous ni les fi ses drapeaux, surtout quand il doit vous en coûter siens de peu, et que vous êtes assurés du succès ? Pardynit.i à sancti vous voir honteux derrière les rangs, méditer si voudibrtitud y êtes obligés? Ah! non; ce mot n’est plus chrétiendhètes) qu’on nous permette de le dire, en présence des beauxles ne : succès qu’ont obtenus aujourd’hui les Sociétés ddf Ah! c Tempérance, ct ceux, encore aussi beaux, qu’il noue bon reste à conquérir. pns-les

Il nous semble que c’est ici le lieu de répondre à à uns, SOU: objection, qui nous a souvent, et bien sériensementhz mal été faite : “ Nons admirons le zèle, et les efiorts de Lorsq:

pôtre

SOCiÉTÉ DE TEMPÉRANCE 31

euglés, où quiBpôtres de la Tempérance, ?” nous a-t-on dit souvent ; / rendre à leurs# nous les imiterions et les seconderions même, de tout multitude d’in-fotre cœur, si nous avions l’espoir d’un véritable sucix. Ce projetiéès: mais nous sommes loin de partager l’espérance n'est-il pas dufui les anime. Au contraire, plus nous examinons ce Je, pour réussirfni se passe, depuis que les Sociétés de Tempérance e partie de mesllont organisées, dans ce pays et ailleurs, et plus nous donc balancer Hommes convaincus que les bonnes résolutions qu’on son frère sauve mises au cœur des peuples, et les sacrifices qu’on la charité, quillur a persuadé de faire de leurs anciennes habitudes, es sacrifices les$e sont dûs qu’à un enthousiasme passager, qu’à un : r des âmes im-#Jan qui ne peut durer.” A ceci ous répondrons : “Le ar des hommes£eigneur n’avait-il pasaverti Moïse des jré varications tant: il s’agitlhtures de son peuple ? Ne lui avait-il pas dit positive- J.-C..à ces bois-Mhent : ‘ Moïse, après ta mort, ce peuple, au cœur dur, cile et toujours retournera à l’idolâtrie; il m’abandonnera, moi qui votre généreuxfsuis son Seigneur et son Dieu, pour se prosterner sont faibles, eaux pieds des Idoles des nations.” Après cette désovoir,vous aussi knte prévision, Moïse cessa-t-il un moment d’employer famille, d’unlbute la puissance de ses paroles, tous les efforts de son -cté,ira de bou%èle ; cessa-t-il de descendre aux détails, aux précauissant que noudons les plus minutieuses, pour détourner sun peuple es sans vous ; ile tout ce qui pouvait le porter à l’idolâtrie ? ” s ses ennemis® ‘“ Lorsque St. Pierre et les autres Apôtres persuaix de vos Evélaient à leurs disciples, rar leurs paroles et leurs exombut, à par@mples, de vendre tous leurs biens et de les mettre r de la victoirelln commun, pour qu’il n’y eut plus de pauvres parousranger souhi les fidèles, et qu’ils fussent tous plus détachés des us en coûter siens de la terre ; étaient-ils arrêtés, dans leur zèle pour s? Faudrait-il@ sanctification et la régénération des hommes, par la éditer si vousiBrtitude qu’ils zvaient (puisqu'ils étaient aussi proplus chrétienBhètes) que cette ferveur et ce détachement admiranee des beauxles ne seraient que de courte durée ? ”? s Sociétés def Ah! quand Dieu, dans sa miséricorde, nous donne ux, qu’il nouslhe bonne pensée, quand il nous offre une grâce, faibns-les donc germer dans nos cœurs ; ne les repoussons répondre à undMs, sous le misérable prétexte que d’autres seront assériensementiz malheureux pour n’en pas profiter. les efforts des Lorsque notre Sauveur prêchait, souffrait et mou-

rait pour le salut de fous les hommes, ne savait-il pas] ne disait-il pas tout haut et partout, que ses prédica tions, ses souffrances et sa mort, seraient inutiles à u grand nombre ?

‘ Cette bonne œuvre ne peut subsister toujours, long

onscie e mil usage aisor

tems même; ça ne peut faire pour tout le monde,” son 2 sp d les qui n’ont jamai êté Jesus-Christ , es paroles qui n’ont jamais arr sus-Christ, nf, re

ses Apôtres, ni ceux qui désirent être lurs disciples ‘ Les boissons fortes vont plus que ja ‘ais nous inon der,comme un déluge,” dites-vous ; —‘* notre peuple vi

Ferr ui vo

À | nas rité ç aller se dégradani, plus que jamais, c'ans la fange di Eéné l’ivrognerie ! !” Mais, de grâce, dites-nous sur quk y, ,

pensez-vous que devra tomber la responsabilité d’un pareille réaction ? Sera-ce sur ceux qui ont fait mill sucrifices, qui se sont imposé mille privations, et qu auront joint, à l’autorité des paroles, l’autorité autre, ment puissante de l’exemple, pour abolir l’usage d4, dut ces détestables boissons, qu’on devra s’en prendre, x, d ai elles continuent leurs ravages parmi nous ?

Vous voyez avec quelles ruses, avec quelle fu reur le démon de l’ivrognerie et ses suppôts cherche partout à empêcher les peuples de faire le sacrifice que les Apôtres de la Tempérance leur demande pour leur salut. Vous dites que le succès n’est pas ce tain, que nous n’avons pas encore assez de force et d puissance pour une si grande et si belle œuvre. Ah vous confessez donc que nous avons besoin de plu d’intelligences, de cœurs et de bras, pour terrass notre ennemi. Eh bien ! oui ; nous avons besoin d toutes les intelligences, de tous les cœurs vraime Catholiques et Canadiens. Venez donc tous à not, aide, dans cette lutte si pénible, mais si noble, de | croix contre la sensualité. Au lieu de vous tenir e dehors des sacrifices et du danger ; au lieu de reste loin du combat, toujours prêts à chanter notre défait{ venez donc plutôt, accourez vous jeter dans la mêlé, 44] et nous aider à remporter la victoire. Et, dussions-nolks,; nt. être vaincus tous ensemble, nous serons au moins saésolan reproche, devant Dieu et devant les hommes. Notio re

ience, ites q es Ap

Dieu accom Ne v Draves amme lonnèr Les tre, m enseur e que

aIsOns ( ncore :

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ne savait-il pas, ue ses prédica nt inutiles à u

toujours, long le monde,” son Fesus-Christ, n Jrurs disciples “ais nous inon notre peuple vi ans la fange di s-nous sur qi onsabilité d’une ui ont fait mille rivations, et qu autorité autre bolir l’usage di a s’en prendre nous ?

avec quelle fu ppôts cherche aire le sacrific eur demande ès n’est pas ce »z de force et d le œuvre. Ah besoin de plu s, pour terrassq vons besoin d œurs vraimei onc fous à not, si noble, de | e vous tenir € 1 lieu de resté er notre défaiti dans la mêlé t, dussions-n0 às au moins Sa!

hommes. Not au’on rénète, pour ne pus faire, à son Dieu et à sa patrie,

onscience n’aura pas à nous dire, un jour, que,chassé e mille endroits, sur le point d’être entièrement banni, Pusage des boissons enivrantes s’est retiré dans notre aison comme dans une forteresse, d’où il a défié tous es Apôtres dela Tempérance, et d’où il s’est relancé ir les populations, pour les enlacer de nouveau, et les erdre dans ses filets perfides.

Fermant les oreilles à tant de raisons si pressantes, ui vous sont données, de joindre l'influence et l’auorité de votre exemple, pour aider ce à mouvement égénérateur des peuples, que vous ne pouvez nier ; our répondre à certains petits reproches de la consience, que vous ne pouvez étouffer tount-à-fait, vous ites que la victoire va bientôt échapper aux mains es Apôtres de la Tempérance : Ah ! ne savez-vous onc pas ce qu’il y a souvent de gloire, devant Dieu t devant les hommes, dans une défaite...! Le nom e Judas Machabé passa-t-il sans gloire à la postérité 1 Dieu a-t-il refusé de le couronner au ciel, parcequ”il a ccombé sous le nombre de ses ennemis ?

Ne vaut-il pas mieux appartenir à la poignée de raves qui tombèrent à ses côtés, en combattant vailamment, que d’être au nombre des lâches qui l’abanlonnèrent au moment du danger ?

Les Apôtres de la Tempérance succomberont peuttre, mais ce sera à la manière de cet immortel déenseur de sou peuple : ils ne succomberont que pare que ceux, sur l’aide desquels ils avaient le plus de aisons de compter, vout manquer à leur mission. Mais, ncore une fois, sur qui devra tomber la responsabilité ’an pareil malheur, et contre qui le sang du peuple

jera-t-il un jour ?

À quiconque a ouvert les yeux sur les maux irrépaables que l’usage de Ja boisson fait à notre cher ei bon

iple Canadien; à quicouque a médité sur le bien qui,

n résulteruit, si toutes les intelligences et les volontés taient unies pour les faire disparaître, rien n’est plus tsolant que les raisons, les excuses, les pauvretés

le sacrifice de ses goûts et de ses habitudes, C’est alorsdu nc u’on aime à porter sa pensée vers ces hommes siffraien Le du beau nom de citoyens et de chrétiens, quille mc n’ont pas balancé un instant non seulement à suivre fés’étei mais encore à diriger et accélérer par leur exemple lefprenc mouvement régénérateur… Eh ! que le Dieu des mi-fvous séricordes en soit mille fuis béni! Le nombre de ces#donn âmes d’élite, à la tête desquels figure si noblementäla S Monseigneur l’Evêque de Montréal, qui, fermant cou-#consa rageusement l’oreille aux timides conseils d’une pru-@nous dence toute humaine, foulent sans crainte, sous leursrapp pieds, tout respect humain, quand il s’agit de travail-ŒNous ler à la régénération de tout un peuple, va toujoursffcuré croissant. Et, avec le secours du ciel, tout annonce, dans un avenir prochain, le retour de notre peuple à@ “ des habitudes d’économie, de sagesse, de tempérance,#qus inconnues à nos pères. non . Vous pouviez autrefois douter du succès de lalprête Société de Tempérauce, et du bien qu’elle pourraitfont € faire aux hommes. Mais aujourd’hui des milliersjure d’ivrognes convertis sincèrement, des. paroisses, des porte, peuples entiers régénérés par la Société de Tempé-flui-m rance, sont là, pour vous assurer que c’est le seigneur@aunoi qui en a inspiré la pensée aux hommes ; et que l’éta-4que J blissement de cette Suciété, est une des grâces lessuite. plus signalées du ciel dans ces derniers tems. Si Dieuque tr

ne commande à personne d’en être, vous voyez, au@ {1 moins, qu’il bénit, d’une manière bien admirable, les# p'ouv efforts de ceux qui s’en sont mis, pour l’amour de leurs! parle frères, quenu . Et, que ne verrait-on pas si, dans chaque localité,! lac ce qu’on appelle les gens respectables renonçaient à l’u-* pere omb

sage des boissons fortes, et employaient toute leur in-M fluence à les faire disparaître de leur paroisse ? D’abord # frère

ceux qui en font un mauvais usage et qui les aiment, vren auraient, tout de suite, bien moins d’occasions de tom-# il av: ber, puisque personne, cu presque personne, ne leur! tête. en ofirirait. Les gens comme 1 faut n’en prenant plus,} être:

et tout le monde, même les intempérans, voulant étre #8 il v

des. C’est alors!

ces hommes si

> chrétiens, qui

ment à suivre!

eur exemple le

e Dieu des mi-!

nombre de ces!

e si noblement!

i, fermant cou-* eils d’une pru-4

inte, sous leurs!

agit de travail le, va toujours!

, tout annonce,!

notre peuple àk

le tempérance,|

succès de lal w’elle pourrait i des milliers

paroisses, des té de Tempé!

est le seigneur!

s ; et que l’éta-!

des grâces les!

tems. Si Dieu ous voyez, au admirable, les!

amour de leurs!

aque localité} onçaient à l’u-4 toute leur in-# isse ? D’abord,#

jui les aiment, ®

asions de tom} onne, ne leur!

à prenant plus, | s, voulant étre]

SOCIÉTÉ DB TEMPÉRANCE. 39 du nombre des gens comme il faut, les ivrognes n’oseraient plus en offrir, ni en prendre, au moins devant Je monde. La passion, qui ne serait plus alimentée,

s’éteindrait tout doucement; la raison et la religion

prendraient bientôt le dessus; et, avant 'peu de tems, vus béniriez le Dieu des miséricordes qui vous aurait onné le bonheur de contribuer, par votre agrégation à la Société de Tempérance, à des conversions aussi onsolantes que solides. A l’appui de cette doctrine, ous aurions bien des faits à citer; mais nous n’en rapporterons qu’un seul, pour n’être pas trop long. Nous le rapporterons tel que nous l’a raconté M. le

curé de... qui en a été le témoin.

Exemple.

‘ Il était dix heures du soir. Je lisais quelque chose qus m’intéressait singulièrement, lorsque, tout-à-conp,

Minon oreille est frappée d’un bruit inaccoutumé. Je

prête attention, et voilà que des coups précipités se font entendre à la porte. On m’appeile, et on me conjure de venir au secours — À peine ai-je ouvert la porte, que je reconnais François... Il était hors de lui-même ; ses mots mal prononcés et entrecoupés, annonçaient la plus vive émotion. Pourtant, voici ce que je pus comprendre : ‘ Venez, Monsieur, tout de suite, Si vous ne faites diligence, il va arriver quelque malheur. Ah ! que c’est horrible !”?

Il n’est pas besoin de dire quélles impressions j’éprouvai à ces paroles. Je lui demande dé qui il veut parler. ‘ C’est de Louis... me répond-il. Il ést revenuivre de chez... Il est comme un tigre furieux. Il a crüellement frappé sa pauvre femme, qui aété, comme vous savez, très longtems malade : elle est tombée sans connaissance, sous ses coups Il à battu son frère ; et, lorsque j’ai laissé la maison, il tenait sa pauvie mère à la gorge ; je n’ai pu l’arracher de ses mains:

il avait un bâton et je craignaïs qu’il ne rire fendît la:

tête. J'ai pris le parti de venir vous chercher : peutêtre votre présence le calmera-t-elle. Mais hâtez-vous, s'il vous plaît ; éar chaque instant de retardement prit

coûter la vie à quelqu'un.” Ce récit, quelqu’effrayant qu’il fût, ne ane surprit cependant pas. On peut attendre tout d’un ivrogne. Les crimes les plus uffreux,les horreurs les plus épouvantables ne sont qu’un jeu pour l’homme abruti par la boisson.

D'ailleurs, je connaissais d’avance celui dont il s’agissait. Bien des fois, je l’avais rencontré ivre sur la route, Ses cris le devançuient toujours, et le faisuient reconnaître de loin. Il était alors prudent de passer vite ; aussi, personne n’était bien pressé de lier conversation avec lui dans ce moment.

Les juremens, les malédictions, les imprécations à faire trembler les démons mêmes, sortaient, comme un torrent de sa bouche. Combien de fois, dans ces tristes momens, n’avait-il pas frappé et fuit couler le sang de ses meilleurs amis ! Combien de fois n’avuitil pas, alors aussi, battu son vieux père ! Il est vrai que personne ne plaignuit beaucoup le pauvre homme. C’était lui qui avait instruit son enfant dans l’urt de boire. C’était lui, qui lui avait mille fois montré le chemin de l’auberge. ... Pendant que tous cestristes souvenirs viennent se heurter, à la fuis, dans ma mémoire, je pars,ou plutôt, je cours avec François...La distance n’étuit pus bien inngue, elle fut promptement franchie. Je n’étais pas arr. ‘"* que déjà j’entendais les hurlemens, les cris, etc. Sans frapper à la porte, j’entre brusquement... Quel spectacle, grand Dieu ! La pauvre femme, à peine revenue de son évanouissement, se torduit les mains de désespoir. Elle s’arrachait lescheveux, comme une personne qui a perdu la raison. Ses yeux, égarés et rougis, laissaient tomber des larmes brûlantes sur un jeune enfant, qu’elle tenait sur ses genoux, et dont les cris perçans déchiraient l’âme. Pauvre femme! comme elle appelait à grands cris la mort ! Comme elle maudissuit, avec d’énergiques paroles, le jour où elle s’était liée an monstre cruel qui, au lieu d’être son époux, s’était

fait son impitoyable bourreau ! Plus loin, j’apercevais À

le frère, le visage couvert de sang ; et puis, à quel-

À plir

que veu taie

vie; Elle avai laie Et ses € le pl subit Et perd Auss je m son ; qu’il n’a bien la ve mais pren qu’il Jait « il, a

juelqu’effraye as. s les plus afne sont qu’un

ui dont il s’antré ivre sur urs, et le fai- 8 prudent de pressé de lier

nprécations à aient, comme fois, dans ces fait couler le > fois n’avuitl'est vrai que ivre homme.

dans l’urt de is montré le us ces tristes dans ma mé- 1çois...La disptement franidais les hurorte, j’entre d Dieu ! La évanouisse-

Elle s’arraqui a perdu issaient tomfant, qu’elle rçans déchielle appemaudissuit, s'était liée poux, s’était

puis, à quel-

J'apercevais !

On peut !

que distance,dans l’ombre, la mère infortunée, Ses cheveux, en désordre, pendaient autour d’elle, et attestaient qu’un des plus noirs forfaits venait de s’accom-

! plir ; qu’un hon me avait frappé celle dont il tenait la

vie ; qu’un enfunt avait levé la main sur sa mère ! Elle était défigurée, et à moitié morte des coups qu’elle avait reçus. Ses pleurs, ses cris, ses sanglots se mêlaient à ceux de sa Lru et de son enfant...

Et lui, le monstre, où était-il donc ?

Ilse promenait. à pas redoublés, au milieu des chaises et des tables brisées et renversées, pêle-mêle, sur le plancher. Quelque furieux qu’il fût, mon arrivée subite le déconcerta pourtant.

Etant prêtre et curé; plus ce malheureux semblait perdu, plus je devais faire d’efforts pour le ramener. Aussi je ne perdis pas de temps. Dès le lendemain je me mis à l’œuvre. Je lui parlai de laisser la boisson ; mais je ne tirai de lui d’autres paroles que celles qu’il m'avait déjà données. Bien des fois, déjà, il n'avait dit que c’était impossible pour lui. Qu'il avait bien du chagrin et de la honte, de ce qui s’était passé la veille; qu’il promettait bien de ne plus s’enivrer; mais qu’il ne pouvait pas promettre de ne plus jamais prendre de boissons fortes. Ily avait si longtems qu’il en prenait, disait-il. Il travaillait si fort. Il allait si souvent au mauvais tems. D'uilleurs, ajoutaitil, après tout, il n’y avait pas tant de mal à prendre un petit coup. avec son ami, pourvu qu’on ne fit pus d’excès..…. Enfin, il me donnait toutes les bonnes raisons que les intempérans sont si industrieux à trou- Velios

Bien déconcerté de ses réponses et de ses résistances aux bons conseils que je lui donnais, je ne me aéconrageai pourtant pas tout.à-fait. Il n’y avait pas longtemps que j’avais commencé à établir la Société de Tempérance dans ma paroisse ; et déjà je voyais fuir le démon de l’ivrognerie de bien des lieux, où, jusque là, il avait régné en maître sonverain.

Le soir, j'appelle secrètement Charles... son plus

ÉD es mm rm 7

DES nn em OR EE |

proche voisin, son meilleur ami.

hosme, qui ne se dérangeait peut-être pas deux fois *

gg

C'était un brave

dans un an ; mais, pourtant, fort attaché à ses trois et ? ? ’ |

quelquefois quatre petits coups par jour. Bon cœur

envers ses amis, jamais personne n’était venu le visi-

ter, sans qu'il les traitât.….… Il avait toujours chez lui 4 le meilleur Jamaïque de Québec ; et, ni sa famille, ni 4 sa santé ne paraissaient soufrir des nombreuses politesses qu’il faisait à ses amis.

n’aimait point du tout la Société de Tempérance. Dès la première fois que j’en avais parlé en publie, il s’é- M tait prononcé hautement contre : cela était bon, disait- M

il, pour les gens qui n’étaient pas capables de se con- #4 5°21

duire eux-mêmes ; que, pour Ju, il n’avait aucun ! bles € besoin de cette Société, qu’il pouvait se éempérer tout 4 vint < ni

seu}, et qu’il ne s’en mettrait Jamais.

Rendu chez moi, il m’exprime le chagrin qu'il a, À

Comme de raison, il 4

Gs

gé

ainsi que le voisinage, de ce qui s’était passé la veille, 4

chez le panvre Louis... “ Eh bien ! il ne tient qu’à ! vous, mon cher Charles... de ramener et de conver- | tir votre ami Louis...” “ Ah ! Monsieur,” me répond- |

il, si ça teuait de moi, ça serait bientôt fait; car je donnerais la moitié de mon sang, la moitié de ce que je possède pour lui faire passer cette malheureuse

iyrognerie.

C’est un si honnête homme, c’est un si

sus

bon voisin; c’est un cœur si sensible, si généreux, | Jorsqu’il est sobre !

“ Mais, à peine a-til la tête chaude, qu’il devient !

comme un loup enragé. Je m’attends qu’il finira par ! tuer quelqu'un, peut-être moi le premier. Car, quand |! il a pris quelques coups de trop, il ne connaît plus ! personne ; et, je crois qu’il frapperait le Bon Dieu | même, s’il pouvait le rencontrer alors Pour le con: |

vertir, je crois qu’il faut un grand miracle. tunt la boisson! M. le curé, qui vous a précédé, ! a essayé bien des fois de Je convertir ; et s’il n’end

Il aime

pas été capable, ni vous avec- vos beaux sermons, !

comment pouvez-vous penser que ça dépend de :mui À de le convertir ?”?

casio

dema grâce dural Tem qui v

4 va vo

gue |

4 fortes

assur de tc tite f Dites tout comi cons!

nier

tait un brave M “ Et bien, oui, mon brave ami, je persiste à vous dire pas deux fois que lu conversion de Louis... dépend de vous. En effet,

é à ses trois et Mjusqu’à présent, on ne savait pas trop comment s’y

ir. Bon cœur t venu le visijours chez lui | sa famille, ni nbreuses poli.

ipérance, Dès

ait bon, disait-

Mprendre pour ramener un ivrogne.

Comme on laissait

subsister les occasions autour de lui, il n’avait pas #plutôt pris sa bonne résolution, qu’il Poubliait, chez Ale premier ami qu’il rencontrait. Rien donc n’était Aplus rare que la persévérance de ces sortes de pé-

> lempérer tout 4

ne tient qu’à !

et de conver- À

? me répond- À

it fait; car je itié de ce que

malheureuse e, c’est un si

si généreux, |

qu’il devient À

pi

uil finira par ! Car, quand !

connaît plus À le Bon Dieu !

Pour le con: !

cle.

Il aime

en Le

s a précédé, :

et s’il n’end !

ux sermons, |

pend de :msi

{sans qu’on lui offre de boisson.

agrin qu'il a, M demandera, et toutes ces circonstances, aidées de la

assé la veille, à

de raison, il @Cheurs, dans leurs bons désirs de se corriger. Mais

4 voilà que le Dieu des miséricordes vient de nous donpublic, il s’é- À ner, dans les Sociétés de Tempérance, un moyen {aussi simple que puissant de les convertir.

les de se con- Mgcant à lu Société de Tempérance ies amis respecta:

. ne: e 0 9 h 1 = n’avait aucun M Ples et sobres et les parents d’un ivrogne, on ôte les oc

En agré-

casions qu’il aurait de retomber ; il pourra aller partout Personne ne lui en

grâce de Dieu, feront que son retour à Dieu sera aussi durable que sincère. Mettez-vous de la Société de Tempérance, ainsi que tous ceux du voisinage, avec qui vous savez que Louis... va le plus souvent ; ça va vous fatiguer les premiers jours, à cause de la longue habitude que vous avez de prendre des boissons fortes ; mais il ne vous en arrivera aucun mal, je vous assure, Au contraire, vous vous en trouverez bien de toute manière, avant peu. Offrez cette petite privation à Dieu, pour la conversion de votre ami. Dites à Louis... que vous détestez la boisson, dé tout votre cœur, à cause des crimes qu’elle lui 4 fait commettre, ainsi qu’à tant d’autres. Dites-lui qu’en conséquence vous ne voulez plus jamais en prendre, ni en avoir dans votre maison, pour en donner à vos amis.’—Charles.....avait écouté ces paroles, avec une attention respectueuse... ‘ Le conséil que vous mé # donnez là, M, le curé, est bon, je veux le suivre ; et “ j'espère que mes voisins vont en faire autant, car, ‘ je vous avouerai que ça nous fatigue, de voit que # vous vous donnez tant de peine pour établir uné “ chose qui est si visiblement pour notre bien, et qué # nous résistuns toujours.

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Nous ne comprenions pas, lorsque vous avez com-£’était “ mencé à établir la Société de Tempérance dans lallar sa ‘“ paroisse, qu’elle ferait tant de bien; et nous ne lalaires. ‘ regardions pas d’un trop bon œil, mais, aujourd’huique lo ‘“ que nous voyons les changemens qu’elle opère par-Mfhait p “ tout, nous avons changé d’idées à son égard. Et# « O “ après tout, si nous n'avons pas le bonheur de rame-Bjus vi ‘ ner notre ami, il ne nous arrivera pas grand mal deflues ci “ quitter la boisson ; et puis, nous aurons toujours leensé “ mérite d’avoir fait notie possible.?? Buire, Il me serre cordialement la main, et part. T1 tint pa-#endu role, comme je m’y étais bien attendu.—Le mêmelum. soir, il vint, avec six de ses voisins, tous grands amis Il p de Louis.…, se mettre de la suciété de Tempérance.Moujou Ils n’eurent rien de plus pressé, le lendemain, queMfhaim o d’annoncer cette nouvelle à leur infortuné ami. Il uit, p n’en voulut d’abord rien croire, mais ilne mit pas/frempé granditems à se convaincre de la réalité. Æhel, Frappé de l’intérêt que ses amis prennent à son Dieu, salüt, 1l se résout à les imiter. Cette résolution, qu’il flse re avait tant de fois prise, de ne jamais goûter aux bois- Bt cetté sons enivrantes, et qu'il avait autant de fois oubliée, Baillies lorsque ses amis lui en offraient, ou qu’il en voyait eau tt prendre, lui devient d’une éxécution facile, depuis fn ain qu’il n’en voit plus nulle part. Il rentre en lui-même, lui p et voit avec effroi qu’il n’a pas approché des sacre- Be dis mens depuis bien des années. Il se décide à faire une fheuret confession générale..…..Quelques mois plus tard, il était Mprenai à la Sainte Table, entre sa femifte ct sa mére, et rece- À C’ét: vait, avec les sentimens de la plus tendre piété, le frêchi corps de Jésus-Christ. Depuis ce tems, il est le mo- Bui-mé dèle de ma paroisse.” Dpéré Membres de la Société de Tempérance, ne man- # Le goss jamais à la promesse que nous avons faite à Bband ieu. Et que le triste exemple suivant nous en fasse Mours, prendre, plus que jamais, la résolution. An no “ Michel... habitait avec sa famille, le beau vil- Bales lage de... Et tout le monde l’uimait. Il était franc, Mouce honnête et laborieux, bon époux, bon père, bon ami, Æoule

Vous avez com-£’était à qui l’aurait pour travailler dans les environs, érance dans la@ar sa journée valait celle de deux hommes ordi- 5, et nous ne la@aires. Mais ces bonnes qualités, il ne les possédait us, aujourd’huique lorsqu’il était sobre ; et malheureusement il ai- "elle opère par-hait passionément la boisson. son égard. Et « Or, nul n’était plus insupportable, plus stupide, et 1heur de rame-@jus vil que ce pauvre Michel... lorsqu'il avait quels grand mal defues coups dansla tête. Il n’avait plus alors qu’une ons toujours leBensée, qu’un désir ; c’était de boire: et pour se satis- Buire, tout était oublié, sacrifié. Bien des fois il avait part. T1 tint pa-Rendu jusqu’à ses hardes, son lit même, pour acheter du u.—Le mêmelflum.

us grands amis} Il passait des quinze jours, des mois entiers, presque Tempérance.Moujours ivre... Les enfans seraient alors morts de eudemain, quehaim ou de froid, si sa femme n’eut travaillé, jour et ortuné ami. Iluit, pour gagner un pain noir, qu’elle leur donnait

ilne mit pasfrempé de ses larmes... Revenu de ses fêtes, Mis. Æhel, honteux et tout contrit, demandait pardon à ‘rennent à son Dieu, et mêlait ses larmes à celles de sa famille... solution, qu’il fl se remettait à l’ouvrage avec une ardeur incroyable ; ter aux bois- Bt cette bonne nature que Dieu lui avait donnée, les le fuis oubliée, Baillies d'esprit dont il était plein, charmaient de nouju’il en voyait eau tont le monde. Tout était bientôt pardonné ; car facile, depuis bn aimait à oublier le passé d’un si brave homme, et en lui-même, À lui prévoir un meilleur avenir, Cependant, chacun ‘hé des sacre- Be disait: “ l’ivrognerie date de loin dans cette malde à faire une heureuse famille, etiladû en contracter le goût en us tard, il était Mbrenant le lait de sa mère.” mére, et rece- Æ C’était en 1843. La Societé de Tempérance avait été ndre piété, le Mrêchée dans la paroisse de... et Dieu avait daigné , il est le mo- ui-même mettre la main à l’œuvre : aussi s’était-il Bpéré de véritables prodiges.

nce, ne man- # Le Seigueur était béni, loué partont. Les écoles avons faite à Bbandonnées se relevaient et se remplissaient, tous les nous en fasse Mours, de mille joyeux enfans. Les maisons reprenaient Mn nouvel air de propreté et de bonheur. Les scan- , le beau vil- Bales cessaient, pour faire place à des mœurs pures et IT était franc, Mouces. Les auberges étaient désertes; il n’y avait ère, bon ami. Moule qu’aux tribunaux de la Pénitence et à la Table

Sainte. Partout, dans cette heureuse paroisse, on s4 fumi félicitait d’un changement si admirable et si prompt# ur de T'out le monde en rapportait la gloire à Dieu, seul au% cours teur de toutbien. Il n’y avait de tristes, en ces jours bobl là, que le démon et quelques-uns de ses petits suppôtsés ;vait qui, après avoir crié bien fort que la Tempérance nef; neqi pouveit prendre racine dans cette paroisse,confus d’être;isse, faux prophètes, appelaient vainement une réaction, de, à Je toute la force de leurs poumons. Michel..……, comme seour les autres, avait entenüa la parole de Dieu. Il avait#es de pleuré ses mauvais jours, et demandé à être reçu, Iui@uaient aussi, membre de la Société de Tempérance.… Cette prête faveur ne pouvait lui être refusée.—Les jours d’éfittenc preuves passés avec bonheur, M. le curé crut d'autant « plus devoir l’admettre, que nombre des personnes le on x» plus respectables du village avaient intercédé pour jours lui, et protesté de ses bonnes résolutions et de siBœur di persévérance... nt de Impossible de dire la félicité, le bonheur, la joic® «, pure, que goûta, cette année, la famille de Michel... ui t'a] Par son travail journalier, joint à celui de sa femme a def: il satisfesait aux premiers besoins de la vie et même ue tu au-dela.. Ceux qui étaient entrés dans cette pauvre «7 maison avant cette heureuse époque, ne s’y reconnais-R ue qu saient plus ; tout y respirait la propreté, la décence. __4 Ses enfans, convenablement habillés, eurent bientôth)anch gagné, par leurs talens et leur application, les meil-Bereus: leures places de l’école ours p #Il me semble que je suis comme dans un petit paradis,”%e Ja 1 disait sa femme aux voisines,‘ tunt tont est changé pourBue tu ‘le mieux autour de moi... Ah! que le bon DieuBuatrefo “ est bon pour moi! Il a eu pitié de ma misère et de ...« “ celle de mes chers petitsenfans. Aussi, lui seul ccn-Mora fa # naît ce que nous avons souffert! Aidez-moi à le re-Becom: “ mercier et à le bénir..…...” Et des larmes de joie T1 l coulaient sur ses joues... “ Ce Pauvre femme ! que tes jours de bonheur vont être Muébe cruellement payés !......... ât, à Depuis- plus d’un an Michel faitait donc la joie de …«

paroisse, On SE famille et l'admiration de ses amis, lorsque vint un e et si prompt$ur de malheur. M. le curé avait prêché, pour Dieu, seul an £,courager ses bons paroissiens à la persévérance dans S, EN CES JOUTSS noble sacrifice qu’ils avaient fait des boissons fortes ; ; petits SUPpÔtsS avait mis, sous leurs yeux, le tableau touchant des empérance nénédictions que Dieu avait déjà répandues sur la pase,confus d’êtréÆisse, depuis que, pour son amour, ils avaient renon. ne réaction, dé&s à leurs mauvaises habitudes. Il avait terminé son el... commeliscours par leur citer quelques faits dép'orables arri- Dieu. Îl avait@és depuis peu, pour leur montrer que ceux qui manà tre reçu, lui uaient à leur promesse, non seulement n’avaient pas ance.…. CettÆ ré6tendre aux bénédictions du ciel, mais pouvaient es jours d’éfattendre à quelques châtimens exemplaires... é crut d’autant® « Je m’en vais à Québec,” dit Michel à sa femme ; S personnes le$ on m’offre un bon prix, je ne serai que quelques ntercédé pou£ jours absent...” Si on eut percé d’un couteau le ions et de siSur de cette pauvre femme, on ne lui aurait pas fait .. Sant de mal.

nheur, la joic® « Ah! malheureux, lui dit-elle, je vois bien ce de Michel... ui t’appelle à la ville... Tu sais que M. le curé té de sa femme: défendu... Depuis quelques jours, il me semble a vie et mêmeBue tu sens la boisson...

s cette pauvre « Tiens, ma femme, ne te fâches pas, je n’ai pris S Y reConNaIs-Œ ne quelques verres de grosse bière.?? | té, la décence. SE __“ Mais as-tu dune oublié ce qne le curé a dit dieurent bientôthanche, que la grosse bière est défendue, et plus danion, les meil-Béreuse que le rum; que le démon commengait tou- | . ours par-là, quand il voulait faire tomber un membre petit paradis,” Se la Tempérance… Est-il possible, mon cher mari, st changé pourŒue tu veuilles me replonger dans la peine eomme le bon Dieu utrefois 7?

a misère et de ..« Ne erains rien, ma petite femme, l'ivrognerie l, lui seul :cn-a fait trop de mal, à moi aussi, pour que je veuille 2z-moi à le re-Seccommencer.…..”?

armes de joie T1 l’embrasse et part...

“ Capitaine,” dit-il, dès qu’il fut arrivé au port de Québec, ‘# vous allez me faire débarquer, s'il vous plaît, un peu; j'ai quelque affaire en ville.” 4 Mais, mou pauvre Michel, veux-tu que je te

eur vont être

onc la joie de

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