‹ Manuel des [so]ciétés de tempérance [microforme]Chapitre 16 sur 44 · METRE TR · texte numérisé non relu

METRE TR

“ qu’on dirait que Dieu les a frappés d’un anathème “encore plus terrible que celui qui fut lancé contre ‘ Caïn.”?

Oui jusqu’à ces derniers tems, l’homme, que déjà

possédait une fois le démon de l’ivrognerie, semblait |

orter sur son front le sceau de l’éternelle réprobation.

| devenait sourd à la voix de l’honneur, et à celle de sa conscience. En vain que !e ministre de Jésus-Christ,

parlant du haut de la chaire de vérité, lui montrait l'enfer ouvert sous ses pieds. Il riait de ces menaces, on allait bientôt les oublier, dans les orgies d’une sale

et infecte auberge. Vainement une épouse désolée |

et digne d’un meilleur sort, lui donnait-elle le détail affreux de sa misère et de celle de ses enfans. lise moquait de ses larmes ; il n’y répondait que par des juremens et des blasphêmes. Si cette femme malheureuse, pour faire plus d'impression sur lui, se jetait à ses pieds pour le supplier, au nom de Dieu, d’avoir pitié d’elle et de ses pauvres petits enfans, qui

périssaient de misère, de froid et de faim;si elle le |

conjurait, au nom de ce qu’il avait de plus cher au monde, de ne pas tout dépenser pour la boisson, et de réserver quelque chose pour donner du pain, des habits à sa famille ; il lui commandait brutalement de se taire ; et souvent, il la frappait cruellement à la moindre plainte... Combien n’a-t-on pas vu de . malheureux ivrognes après avoir bu les biens qu’ils avaient reçus de leurs pères, vendre jusqu’aux hardes de leurs femmes et de leurs enfans ; vendre jusqu’à leurs propres habits, pour acheter quelques verres de buisson. Chacun sait que nous ne disons là rien d'exagéré. 11 est peu de paroisses ou l’on ne soit témoin de ces tristes exemples de perversité, d’endurcis-

sement et de dégradation. Cependant, les chaires |

chrétiennes retentissaient, partout, des anathèmes de la religion contre l’ivrognerie, Partout, des prêtres, remplis de science et de zèle, employaient toute la force de leur ministère pour convertir les ivrognes.... Combien de fois, après d’inutiles efforts pour rame-

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SOCIÉTÉ DE TEMPÉRANCE. 49 ner dans la bonne voie les intempérans dont le salut anathème M leur était confié, les ministres de Jésus-Christ n’aincé contre A vaient-ils d’autres ressources, d’autres consolations, . Mque d’alier verser, aux pieds des saints autels, des

e,que déjà M larmes amères sur leur endurcissement, Mais alors, ie, semblait Mavec quelle ferveur ne conjuraient-ils pas lPadorable réprobation. Met bon maître de se ressouvenir du sang qu’il avait t à celle de M versé, du fiel si amer dont il avait été abreuvé pour ésus-Christ, Mieur amour ?avec combien d’instances ne le suppliui montrait Muaient-ils pas de jeter un regard de miséricorde sur es menaces, Mtant d’infortunés esclaves du plus tyrannique et du s d’une sale plus dégradant de tous les vices? T'ant de prières, de use désolée Miarmes et de vœux ardens ont enfin touché le cœur de lle le détail MDieu. C’est alors que la Société de T'empérance nous fans. Ilse Ma été donnée, comme une de ces rosées de miséri- , que par des Mcorde qui tombent, de tems en tems, du ciel, sur cette lemme mal- Œvallée de larmes. Oui, la Socié‘é de Tempérance a ur lui, se Je+ toutes les marques d’une de ces pensées que le Dieu le Dieu, d’a- Me bonté tire des trésors de sa science, et qu’il donne enfans, qui M l’homme, pour l’aider à briser quelques-unes des é- ;si elle le Bines qui croissent partout si piquantes, si vénéneulus cher au es et si dures sur les bords de l’éfroit chemin. * oisson, et de

ain, des haalement de llement à la on pas vu de biens qu’ils ’aux hardes

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