‹ Manuel des [so]ciétés de tempérance [microforme]Chapitre 19 sur 44 · NE JAMAIS PRENDRE DE BOISSONS FORTES · texte numérisé non relu

NE JAMAIS PRENDRE DE BOISSONS FORTES

Etert'e ou matière du sacrifice que l’on fait en entrant dans la Société de Tempérance. |

Jr: Lr98 Chapitres suivans sont bien certainement la} plus imj:"tante partie de ce petit traité ; ainsi prions-| nous tous ceux qui s’intéressent à la sainte et belle œuvre de la Société de Tempérance, de les lire avec la plus grande attention.

Avant tout, il est absolument nécessaire d’avoir à !a pensée que, lorsque nous parlons de boissons fortes, de vins, etc., nous entendons parler des boissons, des vins! tels qu’on les fabrique pour l’importation dans ce pays. C’est à des Canadiens que nous parlons, et nous ne les! entretiendrons que des boissons en usage parmi eux Ce que nous avons à dire n’aurait certainement pas le même à-propos en France, en Italie et dans les autres pays où Dieu fait croître la vigne... On en verra la raison dans la suite de ces pages.

Ceci posé, nous voudrions faire le tour de notre pays, pénétrer dans toutes les maisons, nous jeter aux pied de tous nos compatriotes pour les conjurer au nom dé Dien, au nom de leur patrie, de leur religion, de leu famille, au nom de tout ce qu’ils ont de plus cher, renoncer à l’usage des boissons fortes, parce qu’ellts n’ont jamais fait de bien dans ce pays, ou que, si elles en ont fait, ce bien ne peut en aucune manière com penser les maux incalculables qu’elles nous ont causés

Oui, c’est après plusieurs années d’examen et de recherches que nous le proclamons sans craimie à la face de notre pays: Les boissons fortes ne nous oné fuit aucun bien.—Nous avons cherché partoit ; il nous a été impossible de trouver une seule famille une seule maison honnête, qui nous ait dit ées boissons fortes: “ Nous leur devons notre prospérité “ motre paix et notre bonheur.’ Pas un seul père de

ÿ FORTES:

nit en entrant

tainement la}

ainsi prionsainte et belle > les lire avec

re d’avoir à la sons fortes, de sons, des vins!

1 dans ce pays et nous ne les!

ge parmi eux# nement pas le lans les autres| Dn en verra la

de notre pays, eter aux pied er au nom dé ligion, de leu s plus cher, d parce qu’elles

que, si elles manière cor ous ont causés d'examen et s sans crainie fortes ne nous erché partoit ; seule famille 8 ait dit des otre prospérité in seul- pète de

famille qui soit devenu meilleur par la boisson, pas une seule mère que l’usage des boissons fortes ait rendue plus tendre, plus vigilante, plus capable de bien élever une famille. Pas un seul enfant dont les parens aient dit: ‘ Nous devons, à l’usage qu’il fait de la boisson, le respect, la docilité, l’amour qu’il nous témoigne.” —Jamais nous n’avons rencontré d’enfans qui aient eu à bénir Dieu de la boisson dont leurs parens faisaient usage. Et quelle femme ne connait la joie, le bonheur, que depuis que son mari, ouses ‘fans font usage de boissons fortes ?—$Si elles sont bann 5 du milieu de nous, comme nous l’espérons, bi: atô: :! n’y aura donc pas une seule famille qui arr à en souffrir dans ce qui constitue le véritable bouhi 1: domestique. Que tous les pères de familles s7 donnent la main pour n’en jamais prendre, et pas nu +°4l enfant, pas une seule épouse n’aura à se plaindre. Que tous les jeunes gens renoncent courageusement à en faire usage ; et d’un bout du pays à l’autre, il nous

sera impossible de trouver un seul père, une seule

mère qui ait à gémir de cette résolution. Voilà ce qui n’a pas besoin de preuves, voilà ce dont chacun est aussi bien convaincu que nous. Voilà ce qui prouve, jusqu’à l’évidence, cette proposition dont nous désirons que chacun se souvienne : ‘‘ les boissons en usage dans ce pays sont inutiles au bonheur des familles.” Mais, si, de là, nous passons à l’examen du bien moral qu’elles sont de nature à produire chez ceux qui en font usage, le jugement que nous en devons porter leur sera-t-il plus favorable ? Quel est le Canadien que les boissons out rendu plus vertueux, plus chrétien? Où est celui qu’elles ont rendu plus patient, plus doux, plus chaste ? Quel est celui qui leur doit quelque victoire sur ses passions, quelque bonne action qu’il n’aurait pu faire, quelque bonne pensée même qu’il n’aurit pas eue sans elles ? Quel est donc celui que la Loisson a fait marcher d’un pas plus droit et plus assuré dans la voie du salut ? Qu’on nous montre celui qui fréquente les sacremens avec plus d’assiduité et

Page 1