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SOCIÉTÉ DE TEMPÉRANCE. 105 sur les autres, de s’unir pour abolir partout l’usage des boissons fortes et pour en inspirer de l’horreur, surtout aux jeunes gens? mais, encore une fois, comment
| les jeunes gens pourront-ils faire ce sacrifice, si
ceux que la Providence leur a donnés pour pères, n’ont pas la force de leur en donner l’exemple ?
Si un loup passant dans un endroit, enlève une ou deux brebis, chacun s’arme aussitôt, et poursuit la bête féroce ; on ne s’arrête que lorsqu’on l’a atteinte ; on n’a de repos que lorsqu’elle est morte. Personne ne s’avise de crier aux chasseurs: ‘prenez garde de
“ frapper trop rudement cette pauvre bête, elle est
“ innocente, elle ne sait ce qu’elle fait, souvenez-vous “ que c’est une créature de-Dieu !”” Mais on la détruit
A sans pitié, parce qu’elle nous fait du mal, et qu’elle nest propre à nous faire aucun bien...
On n’attend pas même qu’elle soit entrée dans notre bergerie; on
ne lui permet pas d’arriver jusqu’au troupeau sous
prétexie que, si elle égorge quelque brebis, elle en laisse aussi beaucoup à qui elle ne fait aucun mal. Voilà comment on doit agir et raisonner par rapport
aux boissons fortes, qui ont fait plus de mal aux V, hommes que tous les loups du monde. Il fant que chaus arracher }
cun s’arme de courage pour les détruire. N’attendons
À pas qu’elles nous aient fait mal, car alors il ne serait, | pour ainsi dire, plus tems de les combattre. r les sueurs
À la vue des ravages qu’elles ont eausés partont, ne vous endormez pas en disant: ‘“ elles ne m’ont jamais fait mal; mais dites plutôt: ‘“ elles pourraient bien en faire à mes enfans, et voilà pourquoi je veux me mettre de la Société de Tempérance, ainsi que mes enfans, afin que nous soyons tous à l’abri du danger sous son heureuse influence.”
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