ACTE Ier
Deux sœurs, Henriette et Armande. se disputent le cœur de Clitandre: Armande veut paraître plus sage | que nature; Henriette cache souvent la sagesse sous ap- ill parence de folie ou d'ironie, mais le bon sens et le cœur la guideront dans toutes les circonstances, Les deux
caractères sont admirablement mis en contraste dans la lère scûne, Clitandre, qui déclare ouvertement sa flamme pour Henriette, fait, dans une conversation avec celle-ci, allusion à Armande, qui est une femme savante. et déclare que les femmes docteurs ne sont point de Son goût; en tout cas, dit-il, leur savoir doit être sans prétention;
De son étude enfin je veux qu'elle se cache, Et qu'elle ait du savoir Sans vouloir qu’on le sache.
Bélise aussi, la tante d’Armande et de Henriette, est une précieuse, et elle prend pour elle-même l’amour que Clitandre vient lui déclarer pour sa nièce: elle ne lui laisse point achever ses phrases, et le 1er acte finit sur ce quiproquo.