‹ Manuel du bibliothécaire, accompagné de notes critiques, historiques et littérairesChapitre 49 sur 118 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Des chiffres, signatures , réclames et registres.

Nous diviserons ce que nous avons à dire sur cet objet en quatre petits articles. Le premier fixera Fannée où les signatures ont commencé à être en usage dans l'imprimerie , et fera connaître le nom de l'ar-< tiste à qui l'on est redevable de cette invention. U s'agira, dans le second , troisième et quatrième, des mêmes recherches à l'égard des chiffres , des réclames et du registre.

I. On appelle chiffres ( les custodes paginarum des latins ) , en terme d'imprimerie , le numéro des pages au haut des feuillets.

Il est surprenant que l'usage des chiffres , usage si commode, si utile, et qui facilite d'une manière si prompte nos recherches littéraires , ait été néghgé par les imprimeurs du i5® siècle. Cependant l'on ne peut pas dire que cet usage n'ait été connu de bonne heure , même avant l'invention de l'imprimerie ; car il n'est pas rare de trouver des manuscrits du i5® siècle portant des chiffres, et leur époque dans la typographie est encore antérieure à celle des signatures , dont nous parlerons plus bas. Malgré tout cela , les chiffres se rencontrent très rarement , proportion gardée aux autres marques typographiques, dans les éditions du i5® siècle.

Les bibliographes différent d'opinion sur celui qui a numéroté le premier les pages d'un Uvre. Les uns

( i82) attribuent le premier usage des cliiffres à Jean de Spire ( I ) ; les autres à Jean Zeiner de Reutlingen (2) ; quelques uns à Vlric Gering (3) ; d'autres enfin à l'imprimeur Hoemen, Ce dernier s'étant servi de chiffres dans un ouvrage publié à Cologne en 1 470 (4)9

(1) Quelques bibliographes ont pensé que Jean de Spire était le premier qui ait ainsi numéroté les pages d*un Tacite publié à Venise , mais le plus grand nombre n'a pas partagé cette opinion.

(2) M. Mar elles f dans ses recherches sur T origine et le premier usage* des registres , etc. , croit que le premier livre portant des chiffres aux pages , est celui de Jean Bocace , de claris mulieribus , in-fol. imprimé à Ulm en 1478 , par Jean Zeiner de Reutlingen , ou le compendium veritatis d Alhert'le-Grand , qui lui parait avoir été publié la même année.

(3) Avant Marolles , Chevillier , dans son histoire de Vimprimerie ; Meerman et le P. Laire dans son Spécimen histor. typogr. Romanae XVsaecu/i, n'avaient fait remonter Fusage des chiffres qu'en 1477, et l'avaient attribué à Vlric gering.

(4) MM. Laserna-Santander et Fischer^ ont prouvé que dès 1471 , un imprimeur de Cologne , nommé Arnold ter Hoemen , s'en est servi dans l'ouvrage du Chartreux Hadrian , intitulé : Liber de remediis utriusque foriunae , Coloniae , Ar^ noldus ter Hoernen , 1471 , in-4° , édition très rare , im« primée à longues lignes , au nombre de 27 sur les pages entières , avec des chiffres , mais sans signatures , sans réclames ni sommaires. Mais cet ouvrage n'a plus l'antériorité pour les chiffres depuis qu'on en a trouvé un autre du môme imprimeur , publié à Cologne en 1470 , et intitulé : Sermo praedicabilis in festo praesentationis beatissimae Ma^ riae per impressionem multiplicatus , sub hoc currente anno M* CCCC** LXX*. C'est un petit in-4*' qui n'est compose que de 12 feuillets , de 27 lignes à la page»

( i83) on peut , selon nous, regarder ces livres comme les premiers connus portant des chiffres aux pages ; c'est aussi le premier ouvrage sorti des presses de Hoemen. Quelque temps après , Léonard Holl, de Ulm , perfectionna la forme de ces chiffres dans sa belle édition de la Géographie de Ptolomée , publiée en 1482. Enfin les chiffres arabes reçurent la forme qu'ils ont aujourd'hui de Widman et Kacheloffen , de Leipsick, qui en gravèrent les types en 1489. Toutefois on quitta ensuite , pendant quelque temps , l'usage de ces chiffres dans l'imprimerie pour employer des chiffres romains ; mais la mode de ceux-ci ne fut pas de longue durée.

II. On appelle signatures^ en typographie, les lettres de l'alphabet que l'on met au bas des pages r^cto, c^est-à-dire, qui sont à droite, au-dessous de la dernière hgne , pour faire connaître l'ordre des cahiers et des pages qui les composent , et par conséquent faciliter le travail du relieur. S'il y a plus de cahiers que l'alphabet n'a de lettres , on double et on triple le nombre des lettres , tant qu'il est nécessaire , et que le nombre des cahiers l'exige. Poiu* indiquer l'ordre des feuillets qui composent chaque cahier , on ajoute à la lettre initiale quelques chiffres qui ne passent pas le milieu du cahier , et qui , par leur nombre , marquent le format de l'édition. Quelques imprimeurs emploient pour signatures , des chiffres au lieu de lettres ; et quant aux chiffres qui indiquent l'ordre des feuillets dans chaque cahier, ils le placent près de la marge interne.

Comme les signatures sont une des marques caractéristiques qui servent à distinguer les anciennes éditions imprimées dans le i5® siècle, et qui souvent nous mettent à même de pouvoir déterminer , d'unô manière très approximative , l'âge de ces anciennes éditions qui se trouvent dépourvues de date, il n'est pas étonnant que plusieurs bibliographes en aient fait une mention particulière dans leurs ouvrages.

Les bibliographes diflfèrent encore ici d'opinion sur celui qui a fait le premier usage des signatures, et sur l'année où elles furent employées pour la première fois. Middleton , dans sa dissertation on the origin ofprinting in England , fixe l'époque du premier usage des signatures à l'an i4'j4^ ^^ ^^ ^^^^ l'honneur de l'invention à Jean de Cologne et à sou collègue Jean Manihen de Gherretzen , imprimeurs à Venise (5). Le P. Laire , MM. Laserna- Santander , et G. Fischer , ont prouvé que Jean Koelhoff de Luhheeh les avait déjà employées dans le Praeceptorium dipinae legis de Jean Nider ,

(p) La raison qui- détermina ce savant à soutenir cette assertion , fut la Lectura Baldi super codicem , qu'il possédait dans sa bibliothèque , de Tédition exécutée à Venise en 1474 , par les susdiis imprimeurs , dans laquelle il se trouve des signatures , qui ne commencent que vers le milieu du volume ; particularité remarquable , dont il conclut que la première idée de distinguer les cahiers par les signatures , ne survint aux artistes que dans le cours de Fimpression même : JVhick makis it probable , dit-il , that the first thougth of them loas st$ggested during the impression.

( i85 ) imprimé à Cologne an 1 47 a , in-fol. Enfin M. Peignoty dans son dictionnaire raisonné de bibliologie , en fait remonter l'usage jusqu'au;^ impressions dHUlric Ge^ ring y en 1470.

D'après tous les détails qu'ont doqnés sur cette matière les bibliogrqplies les plus renommés , il parait qu'il ne reste pa^ le moindre doute sur la réalité d'un monument typographique , qui assure , de la pianière la plus décisive, l'honneur de l'invention. des signatures à Jean Koeïfiof de Lubeck ^ imprimeur dans la ville de Cologne,

m. \^ réclame est le mot qui se met au bas de la page verso , et qui est le même que celui qui recommence la page suivante. La réclame ne se place ordinairement qu'à la fin de chaque cahier , quand la feuille est partagée en plusieurs cahiers; mais toujours au bas de la dernière page de la feuille. La réclame facilite le travail du relieur et sert à rectifier les erreurs qui pourraient $e trouver dans lies signatures. L'origine des réclames vient des auciens manuscrits 9 ou il s'en trouve souvent pour faciliter l'assemblage des divers cahiers qui les forment. Il parait que le premier usage en est dû, non à Jean de Spire ^ imprimeur de Venise , comme quelques uns prétendent , mais bien à Vindelin de Spire j son frère ; car c'est à celui-ci qu'il faut attribuer l'édition du Tacite ^ sans date , mais avec des réclames, imprimée vers l'an i470> in-fol. (6).

(6) V. Latenuti mémoire s«r Torigine des signatures, etc.,

IV. On appelle registre ( registrum chartarum y registre des cahiers ) , les premiers mots de chaque feuillet , dont on faisait une table. Les feuilles d'impressions des anciennes éditions se réunissaient d'après l'indication de ce registre , imprimé à la fin du volume. C'est le premier moyen dont les typographes se soient servi pour guider les relieurs dans l'assemblage des feuilles. L'opinion générale est que le registre des cahiers fut employé pour la première fois en 1469(7), par Conrad Sweynheym et Amoldus Pannartz , célèbres imprimeurs de Rome , où ils introduisirent l'art typographique en 1467* On peut donc au moins , en rapporter l'invention à l'année 1469.

Bien qu'on ne trouve pas toujours des registres à la fin des anciens livres , il est néanmoii]LS probable que l'on s'en servait plus souvent qu'on ne Pimagine, lorsqu'on ne faisait pas usage des signatures ; mais comme le feuillet qui les contenait se trouvait à la fin , il était exposé à être plus souvent déchiré ; peutêtre aussi le relieur avait-il ordre de le supprimer lorsque le volume était assemblé et qu'on n'en avait plus besoin.

p. 29. Toutefois , Tabbé Rive , en attaquant l'ancienneté de cette édition , veut que Ton se soit servi de réclames pour la première fois dans le Confessionale de St.-Antonin , imprimé à Bologne en 1472 , in-4® , sans nom d'imprimeur. Les réclames y sont posées pei*pendiculairement à la marge du dehors.

(7) Dans les Commentaires de César et le poème de Lucain. M. Meerman avait donné pour le plus ancien livre avec registre le Virgile d^Ulric San de 1473.

( i87 ) CHAPITRE XII.

Des souscriptions et de la date.

La souscription est la formule par laquelle finissent tous les ouvrages imprimés dans le 1 5® siècle ; elle était ordinairement conçue en ces termes : Ex^ plicit liber qui dicitur ^ etc.; ensuite se trouvait le nom de la ville , celui de l'imprimeur , la date de l'année et du mois où il avait été terminé ; mais quelquefois on n'j voyait ni nom d'imprimeur , ni date , ni nom de ville. Dans beaucoup de livres du i5® siècle on trouve des souscriptions manuscrites , ce qui ne doit pas peu contribuer à jeter de la défiance sur certaines dates ; il a même été souvent reconnu que des souscriptions imprimées n'étaient pas exemptes de fraudes (i).

(1) La bibliothèque da consistoire de Stuttgard possède UD exemplaire de la hihle allemande , imprimée à Strasbouirg par Jean MenteL Quoique Ton D*y trouve aucune indication de Tille, d'année et d'imprimeur, cependant iVas^ , dans ses éclaircissemens historiques et critiques des six premières éditions allemandes de la bible , qu'il a publiés en- allemand, et Sieigenberger y dans sa dissertation sur les même éditions , affirment que celle-ci a été exécutée à Strasbourg en 1466 par Mentek II appuyent leur assertion sur la souscription du Galligrapbe qui a rubrique les lettres initiales de cotte bible de Stuttgard et les lignes suivantes : Explioit liber iste anno Donvini millesimo quadringente&imo **** sexagesimo seaio ^ formatus arte impressoria per venerabilem virum Johannem Mentell in argentina, A la

La date s'écrivait de plusieurs manières , ou bien en toutes lettres , et souvent ou en chiffres romains ou en chiffres arabes. L'usage d'exprimer la date d'un livre en chiffres romains remonte aux premiers temps de l'imprimerie , et cette manière a été adoptée par la majeure partie des imprimeurs. La manière d'employer les chiffres arabes n'est point sujette à variation ; mais il n'en est pas ainsi des chiffres romains ; car en voyant les diverses manières dont les imprimeurs ont modifié les mêmes signes pour ex^ primer des quantités différentes , on serait tenté de penser que leur but était de se rendre ininteUigibles (2).

Noos eroyons donc devoir donner une table exphcativedes valeurs numériques des chiffres romains ^ et nous y joindrons des exemples pour faciliter la connaissance des diverses combinaisons que les imprimeurs ont employées pour augmenter ou modifier la valeur des signes numériques.

I , un. III , trois.

II , deux. IIII , ou IV , quatre. '

place des quatre étoiles , le même enlumineur avait écrit quinquagesimo , mais -voyant aussitôt son erreur, il annula ce mot par une barre assez forte 9 et ajouta quadringet^ tesimo.,.. Toutes ces éditions souscrites et datées par des enlumineurs sont très-douteuses.

(2) En effet , les personnes les plus versées dans, la connaissance de ces chiffres , sont quelquefois embarrassées et forcées d'examiner avec attention la {)osition de ces signes pour prononcer avec certitude.

( i89 ) V , cinq. LXXX , ou XXC, qiialre-

VI , six. vingt.

VII , sept. LXXXX, ou XC, quatre- VIII , huit. vingt-dix.

Vmi , ou IX , neuf. LXXXXIXouICouCIDIX,

X, dix. quatre-vingt-dix-neuf-

XX, vingt. C, cent.

XXX, trente. CCCG ou CD, quatre cents.

XXXX, ou XL, quarante. D, cinq cents.

L, cinquante. DG, six cents.

LX , soixante. DCGGG ou CM , neuf cents.

LXX, soixante-dix. M, mille.

On voit par cette table que le chiffre moindre , lorsqu'il précède un chiffre plus fort , en diminue là valeur de la même quantité dont il l'augmente-* rait s'il se trouvait placé après. D'après cela on trouvera facilement quelle est la date ou la quantité qu'on a voulu désigner par ces lettres employées au lieu de chiffres , lorsque la marche ordinaire aura été suivie. Mais il est un grand nombre d'ouvrages du i5' siècle, et même des siècles suivans, prin-^ eipalement parmi ceux imprimés en Hdlande, dans lesquels la méthode ordinaire pour les chiffres a été intervertie. Nous allons rapporter quelques-unes de celles qui nous ont semblé les plus singulières et les plus^ difficiles à deviner.

MGCCG iiij XXVIII, ou M iiiic iiii viij, i488.

MLGXV, ouMGDXGV,. 1495.

M iiij D, 1496.

M jji D, 1497.

MCCCCXC viij , 1498.

MCDXCIX, ou M cccc ID, . . . . 1499.

MCDCn, 1602.

Il arrive quelquefois qu'une partie de la date se trouve écrite en toutes lettres, tandis qu'une autre partie l'est en chiffres romains ou arabes , comme -dans l'exemple suivant : Anno millesimo CGCC octogesimo VIII ( 1 488 ) , etc.

On voit aussi quelques ouvrages portant sur le frontispice une date différente de celle qui se trouve à la fin , et il arrive encore que , lorsqu'il y a plusieurs volumes , chaque volume porte paiement quelquefois une date différente , de manière que le premier semble moins ancien que les autres ; ce qui pourrait faire croire qu'il y a plusieurs éditions , et que l'exemplaire qu'on possède est rappareillé (3).

n existe un grand nombre d'ouvrages qui ne portent ni date , ni désignation de ville , ni nom d'imprimeur; toutefois un bibliographe doit s'attachera deviner , pour ainsi dire , l'un et l'autre. Or , il ne peut le faire que par conjecture , en comparant les usages du temps , la forme du caractère , la marque du papier , etc. ; alors il est difficile d'asseoir un jugement dont on puisse affirmer l'exactitude (4)-

(3) Entre autres exemples on peut citer celui du beau Cicéron imprimé par les Junte , dans lequel le premier volume est de 1537, le second de 1534, et le troisième de 1036 , bien qu*il n'y ait eu qu'if ne seule édition. On rencontre assez souvent cette bizarrerie.

(4) Bien que la comparaison des caractères soit la mé-

On trouve plusieurs exemples de la fausseté d'une date , ou par quelques erreurs dans les chiffres , ou parce que l'imprimeur l'a déguisée pour un motif particulier. Ces erreurs ou cette fraude ont quelquefois trompé des bibliographes très-instruits ^ mais il n'est pas impossible de les reconnaître au moyen d'un peu d'attention , pour peu qu'on soit versé dans la connaissance des premières éditions (5).

En étudiant bien le sens des souscriptions des

premiers imprimeurs , on y découvrira une partie

du secret de leur mécanisme ; leur nom , dont ils

ont varié l'orthographe ; celui de leur pays natal ;

les ornemens de leurs éditions , et la cause de leurs variantes (6).

thode la plus usitée , néanmoins elle n'est pas infaillible. £n supposant même que chaque imprimeur se soit servi exclusivement d'un caractère, n'est-il pas possible qu'à sa mort , ce même caractère ait passé dans les mains d'un autre , et même ait été transféré dans un autre ville.

(5) Par exemple, la date de Xol Biblia Sacra ^ Embrictte ^ Gruninger , 1465, est évidemment fausse , puisque Gruninger n'a rien imprimé avant 1490 ; mais on doit présumer que , par une faute typographique , le 9 a été retourné et n'a indiqué qu^un 6. Le Puellarum décor, de Janson , en 1461 , est de 1471 , encore par une faute typographique non corrigée^ etc.

(6) Par exemple , dans la souscription de la première et seconde édition du Psautier... Praesens Psalmorum,,^ La seconde ( psalmorum ) codest venustate capitalium decof^tus rubricationibusque sufjicienier distinctus , adinvencione ar/t> fidosa imprimendi ac caracterizandi absque calami uUa exaraciane ne effigiaiiM , et ad eusebiam dei industrie est con-

Enfin il n'est pas rare de trouver dans la souscription des livres , des termes énigmatiques , dont il faut deviner le sens (7). Les unes indiquent d'une manière précise l'année où l'ouvrage fut achevé (8) j

iummaius.,. Dans la seconde {absque ulla calami exaraoione... et ad laudem dei ao honorem Sancti Jacobi est consummatus ) per Johannem Fusi civem MogunHnum et Petrum Schoyffer de Gernsaheim... Dans la seconde ( et Petrum Schoifher de Gemsheym clericum ) aimo dm millesimo CCGC JLVII. in vigUa assumpcionis,.. Dans la seconde ( CGCÇ. LIXXXIX, die menais At^gustiy

On T oit par cette souscription, et par d'autres documens, que Jean Fust était un des citoyens notables de la Tille de Mayence. Pierre Schoiffer , Scoiffer, Schoyffer, Sekoefher ^ était clerc ^ c'est-à-dire, lettré, artiste distingué, enlumineur , scribe. V. Lambinet , sur Torig. de Timpr. p. 144.

(7) On lit dans le catalogue des manuscrits de la bibiothèque pauline , Leipsick, 1686, in-12, page 441 : Finivi libruin toPum sine manibus istum. Or , nous avons vu des hommes et des femmes , sans bras , dessiner et écrire par le moyen d'un pinceau ou d'une plume, qu'ils tenaient entre les lèvres , ou entre les doigts du pied droit.

(8) A la (in du Doctrinal du tems par Pierre Sickault^ secrétaire de Charles, duc de Bourgogne, on lit le quatrain suivant imprimé , dont nous suivons exactement l'orthographe :

« Vn trepier et quatre croissans « Par six croix auec sy nains faire a Vous feront estre congnoissans a Sans faillir de mon miliaire « Gy fine le doctrinal du temps présent « Imprime par Golard Mansion a Bruges.

Suit le monogramme.

Le quatrain de cet ouvrage satirique , moral et allège-

( »93 ) d'autres donnent le nom de l'auteur d'une manière énigmatique dans des vers , qui sont à la fin , intitulés : Die subscripcie (9).

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