‹ Manuel du citoyen catholique [microforme]Chapitre 14 sur 34 · HA 44 HE : LN · texte numérisé non relu

HA 44 HE : LN

| Lui-même reçus de Dieu, son Père, en leur disant: fl ‘ Toute puissance m’a été donnée au Gieletsur la fi | terre..Allez..(Math. XX VIIT.17.20.)” Par ces paroles J.-C. a donné à sou Eglise les nations qu’ Il avait L toutes reçues pour son héritage.” (Ps. 2, 8.)etil a 1 déclaré assez clairement que sa doctrine devait le devenir leur loi, c’est-à dire, la loi des individus, | | des rois, des familles, des Etats, et dès lors, la loi | du monde entier., Or, en donnant ainsi à l'Eglise | | | seule la mission de faire connaître avec autorité 1H et de faire accepter "partout sa doctrine et ses lois, ji J.-C. l’a investie d’une véritable souveraineté spiri- | tuelle sur toute les nations, comme l'a compris jusqu’à nos jours la tradition chrétienne toute | ji LS entière.

j' 80 Les princes chrétiens seraient-ils fondés à re-

garder le pouvoir spirituel que l'Eglise possède sur ft eux et sur leurs peuples comme un pouvoir auquel il leur serait avantageux de se soustraire ?

fl Non, assurément, les princes [chrétiens ne sau- Qu raient être fondés à regarder le pouvoir spirituel 1 que l'Eglise possède sur eux et sur leurs peuples | qu comme un pouvoir auquel il leur serait avanta-. |

| geux de se soustraire. Ils feraient voir, au conil ‘traire, si tels pouvaient devenir leurs sentiments, |) qu'ils sont aveugles sur leurs véritables intérêts | et sur ceux de leurs peuples; car l'Eglise seule,

"ii.

par les lumières qu’elle répand et par la divine influence qu’elle exerce, a pu faire naître et pourrait affermir à jamais au milieu des hommes, le règne de la vérité et de la justice : deux biens sans lesquels il ne saurait y avoir ni stabilité pour les trônes, ni prospérité pour les peuples. (*)

(”» Pie IX. a condamné dans le Syllabus les prop. suivantes : ;

Prop. XXXIX. L'Elat, comme étant l'origine et la source de tous Les droits, jouit d’un droit qui n’est circonscral par aucure limile. |

Prop. XLII. En cas de conflit légal entre les deux pouvoirs, le droil civil prévaut.

Prop LIV. Les rois el les princes, non seulement sont exempts de la juridiction de l'Eglise, mais méme ils sont supérieurs à l'Eglise quand il s’agil de trancher les queslions de juridiction.

Ke -

Page 1