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li | 00 En quoi consiste le naturalisme politique ou le 4 libéralisme proprement dit ?
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1 Le naturalisme politique ou le libéralisme propre-
| |: À ment dit est un système politique dont les auteurs enseignent que la société civile doit être gorvvernée sans que Ceux qui en sont les chefs aient officiellement à reconnaître et à protéger aucune autre religion que la seule religion naturelle. Le naturalisme pose donc en principe que l'Etat doit | régulièrement être indifférent en matière de reli- |) | gion positive ou révélée, et qu’il ne doit pas plus AU 1 accorder s2 protection à la véritable Eglise, s1l AU A en est une, qu'aux sectes séparées d'elle, ou même ; qu'aux religions non chrétiennes. Les partisans de | f ( ce système s'appellent eux-mêmes libéraux parce- | que, d’après eux, il est libre à chacun d'embrasser | telle religion qu’il lui plaît. Cest de ce principe |
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| | | qu’ils concluent que, dans tout &iat bien ordonné, F4 la liberté des cultss doit être proclamée comme | uné liberté naturellé, inviolable et sacrée.
Go Faites voir que le principe de la liberté des culles, tel que le préconisent les libéraux, est en lui. kJ méme un principe faux et très-condamnable ?
Le principe de la liberté des cultes t:1 que le . préconisent les libéraux est, en lui-mêrne, un principe faux et très condamnable, parceque, si
Dieu a révélé aux hommes une religion, comme personne n'en saurait raisonnablement douter, il faut assurément que les hommes embrassent cette religion, qui est la seule véritable. On ne saurait donc, sans impiété, entendre {4 liberté de conscience en ce sens que chacun est libre de choisir, au gré de ses caprices, telle religion qu’il lui plaira d'embrasser ; car personne ne peut posséder une liberté en opposition avec la volonté de Dieu, qui n’a donné aux hommes qu’une seule religion et institué qu’une Eglise. C’est pourquoi cette Eglise a condamné avec raison le naturalisme politique ou le libéralisme.
10 De ce que l'Eglise condamne le principe de La liberté des cultes considéré en lui-même, faut-il conclure qu'elle condamne aussi, d'une manière absolue, les constilutions poliliques modernes qui admelient La liberté des cultes ?
Non, de ce que l’Egiise condamne le principe de la liberté des cultes, il ne faudrait pas conclure qu’elle condamne aussi d’une manière absolue, les constitutions politiques modernes qui admettent la liberté des cultes. Ces constitutions, en effet, n’ont pas, et elles ne peuvent pas mème avoir pour objet de définir une vérité spéculative. Elles indiquent simplement, la règle pratique que suivra l'Etat dans ses relations avec les différents cultes
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