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qui existent, de fait, dans le pays pour lequel élle est donnée. L'Etat garantit à ces divers cultes la liberté constitutionnelle, et il agit ainsi dans l’intérêt commun et pour le bien de la paix: L'Eglise garde le silence s’il ne fait que céder à la nécessité, et s’il lui assure à elle-même l'appui qui lui est indispensable et qui re saurait en aucun ças lui être refusé légitimement.
80 En quoi consiste le libéralisme catholique ?
‘ Ceux qui sont imbus des principes du libéralisme catholique, dit Pie 1X, font profession, il est vrai, d’aimer et de respecter l'Eglise ; ils semblent même consacrer à sa défense leurs talents et leurs ‘travaux; mais ils n’en travaillent pas moins à pervertir son esprit et sa doctrine, et chacun d’eux suivant la tournure particulière de son esprit. incline à se mettre au service ou de César ou de ceux qui inventent des droils en faveur de la fausse liberté. [ls penscat qu’il faut absolument suivre cette voie pour enlever la cause des dissensions, pour concilier avec l'Evangile le progrès de la société actuelle et pour établir l’ordre et la tranquillité, comme si la lumière peuvait coexister avec les ténèbres, et comme si la vérité ne cessait pas d’être la vérité dès qu'on lui fait violence en la détournant de sa véritable signification et en la dépouillant de la fixité inhérente à sa nature.”
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(Bref de Pie IX.-aux-cercles gene de Belgique,8 mai 1873.)
Jo Que faut-il penser du libéralisme catholique ?
Pie IX., après avoir exposé en quoi consiste le libéralisme catholique, nous indique lui-même ce qu’il faut en penser: ‘“ Cette insidieuse erreur, dit-il, est plus dangereuse qu’une inimitié ouverte, parcequ'elle se couvre du voile spécieux du zèle et de la charité.” (Mème bref.) Il dit ailleurs : ‘ Les catholiques libéraux sont plus dangereux et plus funestes que des ennemis déclarés et parcequ'’ils secondent leurs efforts sans être remarqués, peutêtre même sans s’en douter, et parceque se maintenant sur l'extrême limite des opinions formellement condamnées, ils se donuent l’apparence d’une doctrine sans tache qui allèche les amateurs imprudents de conciliation et trompe ceux que n'aurait pas séduits une erreur ouverte. De la sorte, ils divisent les esprits, déchirent l’unité et affaiblisent les forces qu'il faudrait réunir, pour ies tourner toutes ensemble contre l'ennemi commun.”
10 Que faut-i penser de cette maxime politique célèbre, inventée par les partisans de la séparation de l'Eglise et de l'Etat : “ l'Eglise libre dans l'Etat libre ?”
Cette maxime politique célèbre : “ L'Eglise libre dans l’Etai libre” est une maxime très fausse, non
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seulement dans le sens où la prennent ses inventeurs, mais en elle-même, car il est faux d’abord, que l'Eglise soit dans l'Etat, puisqu'elle est une société universelle, appelée par Dieu à réunir tous les peuples dans son sein. Il est faux surtout que l'Etat n’ait à remplir à l'égard de l’Eglise aucun devoir et que des princes chrétiens soient libres de gouverner leurs sujets sans avoir à reconnaître et à respecter tous lies droits qu'elle tient de J.-C. ‘ Prince des Rois de la terre, dit la sainte Ecriture, Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs.” (Apoc. I. 9. XVII. 14) (*)
(") Voici quelques propositions relatives à l'union nécessaire entre l'Eglise et l'Etat condamnées dans le Syllabus : Prop. LV. L'Eglise doit èlre séparée de l'Elat et l'Etat séparé de l'Eglise.
rop. LXX VIII. À noire époque, il n'est plus ulile que la religion catholique soit considérée comme l'unique religion de l'Elat, à l'exclusion de tous les autres culles.
Prop. LXXVII. Aussi, est-ce avec raison que, dans quelques pays catholiques, la loi a pourvit à ce que les étrangers qui s'y rendent y jouissent de l'exercice public de leurs culles particuliers.
LEÇON XIL