‹ Manuel du dessinateur, ou, Traite complet du dessinChapitre 19 sur 42 · S YIIJ. DESSIN AU TRAIT, LAVIS. SIGNES ET TEINTES CONVENTIONNELLES · texte numérisé non relu

S YIIJ. DESSIN AU TRAIT, LAVIS. SIGNES ET TEINTES CONVENTIONNELLES

Dessin au irait.

L'échelle du plan que l'on veut dessiner étant arrêtée, quelle que soit la méthode que l'on a choisie pour son exécution, on commencera à tracer le trait au crayon en ayant soin de le dessiner avec la plus grande précision fit le plus de finesse possible.

Si l'échelle est petite, on peut ne tracer qu'un des côtés des chemins et des petits cours d'eau ; il est inutile de dessiner au crayon les bois, les haies, les arbres isolés, avec tous les détails de leurs contours, il suffit de les marquer par des lignes, ou par de simples points.

Le crayon que l'on emploie ne doit pas être trop tendre, car alors il serait difficile d'obtenir un tracé fin et délicat, et d'ailleurs, il ne tiendrait pas assez au papier, s'étendrait, et salirait le dessin ; il faut éviter aussi de le prendre trop dur, car alors il couperait le papier, et ne pourrait pas être effacé : le n° 3 de Conté, quand il est bon, est celui qui est le plus convenable pour ce genre de dessin.

Les montagnes, soit qu'on doive les exprimer par des hachures au crayon, à la plume ou au pinceau, soit

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qu'on ait rintentenfioii de les représenter seulement par le lavis, ne seront indiquées d'abord que par des masses ou tranclies horizontales qui en arrêtent les places et les principaux mouvemens.

On peut dessiner le trait d'un plan à la plume ou au pinceau ; ce Hait peut être fait entièrement avec de l'encre de Chine, ou en employant différenles couleurs pour fies diverses parties, comme nous l'indiquerons cidessous. Dans tous les cas, on ne saurait faire le trait trop fin et trop léger, il faut absolument qu'il disparaisse sous le lavis, sans cela le dessin sera toujours sec et sans suavité

Les chemins et sentiers^ c/iaussees, routes^ fossés , canaux, etc, seront tracés à la plume ou au pinceau avec de l'encre de la Chine, de la sépia ou un mélange d'encre, de carmin et de gomme-gutte; il faut surtout avoir bien soin que le côté éclairé d'un fossé ou d'une chaussée, soit indiqué par un trait de la plus grande finesse, (pl YII, fig. A.)

Les parties de chaussées ou de canaux, ainsi que les chemins formés par deux murs, seront tracés avec du carmin et par un trait un peu plus large.

Les rivières, ruisseaux et marais peuvent être arrêtés avec de l'indigo léger; le côté frappé par la lumière, qui est toujours supposée partir de l'angle supérieur à gauche du dessin, et former avec sa base un angle de 50** centigrades, doit êtie plus fin et moins prononcé que celui qui lui est opposé. ( pl. VIT, fig. B. )

Quant aux marais, on aura l'attention de les indiquer par de légers traits un peu indécis et rapprochés qui marquent mieux les flaques d'eau dont les contours sont très-variables , qu'un trait plus arrêté, (pl. VII, fig. C.)

Les plumes les plus propres à faire ce trait sont les bouts d'ailes; avec un peu de pratique on parviendra à les tailler aussi fin que celles de corbeau.

Si le trait doit être fait au pinceau, celui qui est destiné à cet usage sera ferme, de petite dimension et de

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pointe très-fine. Les pinceaux de martre sont les meilleurs pour ce travail.

Berger,^ cotes ^ pentes de coteaux^ encaissement de route^ déchirement de terrain^ etc., etc.

Tous ces accidens du terrain seront plus favorablement tracés avec le pinceau qu'avec la plume; on emploiera l'encre de la Chine paie ou la sépia.

Bdtimens , murs de clôture , ponts de pierre et autres ouvrages de maçonnerie. Il est d'usage reçu de représenter par des lignes rouges tous les ouvrages de maçonnerie ; il faut que ces lignes soient bien pures, que les angles soient bien arrêtés, et que le côté éclairé et le côté ombré soient bien sentis; pour cela, les lignes du côté qui reçoit la lumière seront très-fines ; celles du côté qui en sera privé, seront plus grosses; cette grosseur sera plus ou moins forte à raison du plus ou moins de relief que l'on voudra donner au plan, ou bien à la grandeur de son échelle. ( fig. D.)

Les ouvrages de maçonnerie et de terrasse détruits ou en ruine, ainsi que tous les ouvrages souterrains, s'indiquent par des traits ponctués, (fig. E.)

Cotes ; les côtes de la mer peuvent être arrêtées en bleu ou avec une teinte de terre.

Dunes, bancs de sable; on peut indiquer très-finement leurs contours avec du bleu clair, avec un trait plein de couleur composée de carmin et de gomme-gutte, ou bien par une suite de petits points ronds faits avec la même couleur, (fig. F.)

Les montagnes, si elles doivent être représentées par des hachures, seront d'abord tracées (comme nous l'avons déjà dit plus haut) par des tranches horizontales (i)

(i) Suite de sections horizontales, menées dans le flanc de la montagne par des plans de niveau c'galeraent distans entre eux, leur rencontre avec le versant forme des intersections qui se rapprochent de plus en plus à mesure que la pente devient plus rapide , et ^uî H confondent dans les chutçs verticales,

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tracées légèrement au crayon; ensuite on exprime le relief du terrain par des tailles ou hachures faites à la plume ou au pinceau, et même avec un crayon un peu ferme ; elles sont toujours dirigées normalement à la section supérieure de chaque tranche pour indiquer la ligne de plus grande pente.

Dans les parties courbes , lorsque par radoucissement des pentes les lignes d'intersection s'éloignent l'une de l'autre, on subdivise chaque tranche principale en tranches intermédiaires, pour éviîer la trop grande divergence des tailles.

Dans les parties où les sections se rapprochent, les tailles doivent aussi se resserrer pour forcer le ton ; celles qui se trouvent dans l'ombre seront fortes et noires, et celles dans la partie éclairée seront fines et d'une encre moins foncée, (fig. G.)

Il faut beaucoup d'exercice pour parvenir à dessiner ces hachures avec hardiesse et régularité.

Rochers ; le trait des rochers sera arrêté avec de l'encre de la Chine en se servant de la plume ou du pinceau; il faut bien faire sentir les arrachemens et les brisures, de manière que le relief en soit facile à saisir, et ne laisse que le moins d'équivoque possible.

Bois^ arbres^ haies; pour parvenir à dessiner les bois avec facilité, il faut beaucoup s'exercer à faire au crayon des études de feuillages, et des groupes isolés (fig. H eti) ; ensuite on essaiera de les rapprocher et d'en former les masses qui doivent représenter les forêts; on peut indiquer ces masses par un feuillé, arrêté seulement au crayon, ou bien avec une plume très-fine et une encre peu foncée, ou encore en substituant à l'encre une couleur verte faite avec de la gomme- giitte et de l'indigo.

Nous parlerons plus loin des bois, faits avec le pinceau seulement.

La nature des bois ou des forêts , et des parties qui les composent, peut être facilement exprimée par le dessin, en serrant et multipliant les masses d'arbres pour les forêts anciennes et de haute fqtaie ; les rendant

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coup plus petites et plus clairsemées pour les taillis , et eDfiQ ne plaçant que des petits arbres séparés dans les parties de jeune plantation.

Les buissons et les haies ( fig. J ) se dessinent de la même manière et dans le même esprit que les bois.

Les arbres isolés sont destinés à l'échelle du plan K, il est impossible de faire sentir leur nature; les sapins seuls peuvent s'exprimer d'une manière particulière. (fig.L.)

Vignes* pour les représenter, il faut à Téchelle du plan les traiter absolument dans le même esprit que les arbres, l'ombre portée indique la forme du cep et de réchalas (fig. M) ; il faut avoir bien soin de les placer régulièrement et sur des lignes bien parallèles. ( fig. N. )

Les houblons seront faits comme les vignes , mais sur une dimension au moins du double.

Jardins; dans les plans de topographie, les jardins seront divisés par pièces de terre , circonscrites par des lignes en points allongés très-fins. ( fig. O. )

Si Ton traitait sur une très-grande échelle le plan d'une propriété particulière, alors on serait obligé de représenter les jardins avec tous leurs détails , platesbandes, bordures, vergers, etc., etc., ce qui entre plutôt dans l'art de l'architecte que dans celui du topographe.

Terres labourées; on sépare les différentes pièces de terre par des lignes droites en points fins et allongés.

Les vergers sont indiqués par des arbres rangés symétriquement comme dans la fig. Q.

Les landes se traitent, pour le premier tracé, dans le même genre que celui indiqué pour les marais, mais avec moins de détails.

Lavis, signes et teintes conventionnels, — Si le dessin doit rester au simple trait ou être achevé au lavis, il faut toujours le compléter par les signes conventionnels indispensables au dessin de la topographie, la pl. 7 donne les signes conventionnels adoptés au dépôt général de la guerre j ils doivent être degsiaçs ^ivçc la plus graude

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pureté, et de l'encre bien noire; cependant tous les objets de maçonnerie peuvent être dessinés avec du carmin foncé.

C'est un très-bon exercice que de dessiner souvent et à différentes échelles tous ces signes conventionnels dont aucun dessin topographique ne peut se passer, et qui doivent toujours être en'rapport avec récheile de dessin.

Si le plan doit être lavé, après que le trait en aura été complètement arrêté, et qu'on aura effacé tout le crayon inutile, on passera sur toute la surface du papier une eau saturée d'ahiu, que l'on étendra avec un trèsgros pinceau. Il résulte de cette opération phisieurs avantages ; le premier est d'empêcher le papier de boire, en supposant qu'il y soit disposé par des défauts naturels, ou par altération. Le second est de fixer le trait, de manière que, si dans le cours du lavis une teinte est trop forte, ou qu'une partie quelconque du dessin ne réponde pas à l'effet qu'on se propose, ou puisse l'effacer ou l'affaiblir avec une éponge mouillée; le trait qui est dessous ne s'efface point et reste intact, en sorte qu'on retrouve encore sa première pensée. Un troisième avantage est de nettoyer et de remettre le papier dans l'état où il était avant d'avoir éprouvé aucun frottement, mais pour obtenir ce nettoiement complet et général, il faut, lorsqu'on passe l'eau d'alun, poser verticalement la planche ou le carton sur lequel est collé le dessin, et le laisser s'égoulter et sécher dans cette situation.

L'effet général du lavis pour être harmonieux ne peut s'obtenir que par une marche méthodique, par une préparation qui doit déjà donner un aperçu de son ensemble, que les détails ne doivent presque pas altérer.

Les premières teintes doivent être posées largement, sans tâtonnement, sans qu'on repasse plusieurs fois le pinceau au même endroit, c'est le seul moyen de conserver leur éclat et leur transparence.

Il est impossible de donner des règles à suivre pour cette première ébauche de la topographie ; le goût , l'ha- |)itude, le plus ou moius de çomiaissawce qu'aura le de^«

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sinateur de la perspective et du coloris, le guideront mieux que tout ce que nous pourrions dire ici; cependant, il faut observer de placer sur les fonds, sur les endroits les plus bas, des teintes plus sombres tirant généralement sur le gris violet, tandis que les teintes des points culminans doivent être brillantes et lumineuses ; c'est le meilleur moyen de donner du relief à un dessin.

Les teintes d'ébauche sont de trois sortes; les teintes plates, les teintes panachées, les teintes adoucies.

Les premières seront posées largement avec un pinceau assez gros.

Les couleurs qui doivent servir aux teintes panachées peuvent être au nombre de deux , de trois, et même de quatre ; elles seront préparées dans des godets séparés , et au ton qui leur convient; on aura autant de pinceaux que l'on doit employer de couleurs différentes, et on les posera par petites parties, de surfaces et déformes inégales. Il faut avoir soin que les teintes se fondent bien ensemble, sans se confondre ni se mêler, ce qui nuirait à leur beauté et à leur transparence.

Les teintes adoucies s'obtiennent en posant la couleur avec un des pinceaux, et en passant légèrement à son extrémité l'autre pinceau qui ne contiendra que l'eau pure; il faut éviter d'employer trop d'eau, et de mordre trop avant sur la couleur, cpii alors serait tachée et se fondrait mal.

Il faut , autant que possible , donner du premier coup le ton convenable à ces teintes, et n'être pas obligé de les augmenter ou de les diminuer de ton , ce qui altère leur pureté.

Il faut commencer par donner au terrain le relief qui lui est convenable, en ombrant avec de l'encre de la Cliine, ou une teinte composée d'encre, d'un peu de carmin et d'un peu de bleu, les montagnes, les accideus du terrain et les rochers.

Si les montagnes ont été dessinées au moyen des ha-

chures à la plume ou au crayon , dont nous avons parlé plus haut, il n'y aura plus qu'à les faire ressortir au moyen d'une teiute extrêmement légère, qui, en obscurcissant leurs parties non éclairées et leurs bases, produisent un relief convenable.

Si les montagnes n'ont pas été hachées, et que l'on ait dessein de les représenter au moyen du lavis seul, il faut employer des teintes adoucies, qui seront posées successivement les unes sur les autres dans le même but que nous venons d'annoncer ci-dessus; on forcera plus ou moins les ombres en observant la hauteur des sommets, la rapidité des pentes, et toutes les sinuosités du terrain, qui doivent être exprimées par de petites retouches faites avec hardiesse et esprit.

Les masses de rochers seront teintées avec de l'encre de la Chine légère, en faisant sentir les escarpemens et tous les accidens qui peuvent s'y rencontrer ; on procédera de même pour les ravins , les excavations , etc. , et tout ce qui tient au relief du terrain que l'on doit représenter; après ce Iravail préparatoire, on passera une teinte générale d'encre de la Chine sur toutes les plaines et lieux bas; on peut donner à cette teinte une couleur légèrement violacée , plus foncée dans les vallons et dans les endroits les plus bas. Les sommités, les pentes éclairées , et tous les points du plan qui sont élevés et frappés par les rayons de la lumière, seront couverts d'une teinte légère de carmin, dans laquelle on mettra un peu de gomme-gutte.

L'ébauche du plan étant ainsi terminée, et l'accord des jours et des ombres bien arrêté, on s'occupera du fini, en suivant pour chaque culture ou chaque objet, la marche suivante :

Terres labourées, — Toutes les parties du plan qui représentent des terres labourées , et qui auront été divisées en quadrilatères par des points allongés , comme nous l'avons indiqué à l'article trait, seront couvertes par une teinte légère, panachée de vert bleuâtre et d'orange,

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fait avec du carmin et de la gomme-gutte; on peut en ajouter une troisième de couleur brun-clair (i).

Ensuite on remplira chacune des pièces de terre par des sillons, tracés avec un pinceau lin; il faut éviter de faire des lignes trop droites , trop sèches , et surtout trop tranchantes; on peut faire des traits parallèles, mais un peu interrompus et tremblotes. Les couleurs les plus convenables pour indiquer ses sillons, sont : la terre d'ombre faite avec l'encre, le carmin et la gomme-gutte, et qui représentent les pièces labourées , mais sans végétation ; le jaune roussàtre, gomme-gutte , avec un peu de carmin, qui peut imiter ie ton des grains mûrs , des verts de différens tons, etc.

Comme le plus souvent les pièces sont séparées les unes des autres par un sillon plus profond et plus large qui forme une espèce de fossé , on donnera avec la couleur employée, pour la pièce que Ton sillonne, un coup de force sur les deux côtés qui se trouvent opposées au jour (2).

Friches. — Les fonds de friches seront couverts d'une teinte panachée, de verl-pistache et orange; la première

(1) J'aurais pu donner ici quelques détails sur la manière de mélanger les couleurs et d'obtenir les différens Ions désirés , mais j'ai été souveut à même de remarquer rinutllitc de celte instruction; un peu d'habitude et d'exercice de la pari du dessinateur, lui apprendront plus sûrement cette manipulation que tout ce que nous pourrions lui dire à ce sujet ; cependant , nous avons donné à l'article Teintes comentionnelles , les proportions de couleura indiquéei par le dépôt de la guerre. ( Foyez cet article, )

(a) Il est difficile de bien expliquer quelques parties du dessin de la topographie; un seul exemple mis sous les yeux de l'élève lui én apprend plus , bien souvent , que tout ce qu'on pourrait lui difej j'ai réuni sur une seule feuille des exemples de toutes les parties d'un plan lavé. Cette feuille peut être consultée avec fruit pour l'éclaircissement de ce nouvel ouvrage; on la trouve à la librairie de M. Roret, %\ chez les principaux marchands de caries géographiques. Prix, 4 f<

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faite avec l'indigo et la gornme-gutle , la seconde avec la gomme-gutte et le carmin.

On reviendra sur cette teinte avec des retouches de vert plus foncé , qui serviront à détacher les parties entièrement incultes d'avec celles qui produisent des herbages. Les arbres et arbrisseaux qui s'y trouvent jetés, seront traités comme nous l'indiquerons un peu plus loin à l'article arbres isolés.

Bruyères, — Le fonds des bruyères est une teinte panachée de vert et de carmin faible. On retouche ensuite ces deux couleurs avec les mêmes teintes, en faisant ressortir dans quelques endroits, tantôt les parties de fleurs, tantôt les parties de verdure.

Prairies. — Teinte de fond composée d'indigo et de gomme-gutte; autrefois on pointillait à la plume ou au pinceau toute la surface des prairies, mais ce travail, long et pénible, rendait ordinairement le dessin dur et sec, et ne produisait pas un bon effet; on est donc d'accord maintenant de les représenter par de simples teintes plates; cependant, quand l'échelle est grande, on peut, pour rompre la monotonie , jeter çà et là quelques touches larges et irrégulières de gomme-gutte eî de carmin, mais extrêmement faibles et légères.

Landes. — Fond panaché de vert et de sable ; le vert fait avec la gomme-gutte et l'indigo , le sable fait avec la gomme-gutte, le carmin et un scrupule d'encre de la Chine. Ces deux teintes ne doivent pas être fondues ensemble comme pour les cultures ci-dessus, mais elles seront seulement interposées l'une près de l'autre, les parties de verdure étant plus élevées que les sables qui ^ dans certains temps, sont couverts de flaques d'eau ^ on donnera le relief convenable en les relouchant ajvec du vert plus foncé sur les endroits opposés au jour. Les parties de sable seront aussi retouchées avec la même teinte que le fond , mais plus forte et posée dans le sens opposé au côté éclairé pour faire sentir leur enfoncement.

Bois et forêts. — Les bois ayant été dessinés comme nous l'avons dit plus haut , soit à la plume , soit simple-

ment au crayon, et toutes les masses et les groupes élant bien arrêtés, on remplira tous les fonds, tous les intervalles qui se trouvent entre ces masses par une teinte de fond, composée de deux tons, l'un vert sombre et bleuâtre, l'autre couleur feuille- morte foncée; ces teintes doivent être fortement prononcées. Ensuite on prendra du jaune pur dans l'un de ses pinceaux et du vertpistache dans l'autre , on posera le jaune sur toutes les touffes d'arbres exposés au rayon de lumière , et on couvrira le reste avec la eouleur verte. Celte première ébauche termiftée, il faut ^lonner avec du veri pins foncé des coups de force , qui détachent et donnent du relief aux diflérentes touffes, et revenir encore sur cette retouche avec de petits points de vert très-foncé; c'est alors que l'on exprimera avec de l'encre de la Chine pâle, les ombres portées des masses de verdure sur le terrain, ou les unes sur les autres.

Si les bois sont sur une échelle un peu grande, on donnera avec esprit des touches plus ou moins dorées , plus ou moins rougeâtres, que l'on obtiendra par le mélange de la gomme-gutte et du carmin , et qui serviront à détacher davantage les touffes, à rompre l'uniformité des teintes et à imiter davantage la nature.

Si les bois n'ont pas été dessinés à la plume ou au crayon, on commencera par masser tous les groupes au pinceau avec du vert presque jaune, ensuite on placera les teintes de fond, et l'on procédera comme nous venons de le dire; mais, par ce moyen, il est plus difficile de détacher les touffes , et il faut être plus habile et plus exercé pour tirer du pinceau seul les effets que nous avons indiqués ci dessus.

Les taillis, les jeunes plantations, broussailles, etc., se traitent de la même manière, en observant seulement une autre disposition et une autre forme pour les groupes d'arbres.

Les arbres isolés^ s'ils ont été dessinés à la plume ou au crayon, seront couverts par une teinte d'un jaune verdâtre , ensuite on donnera une touche de vert plus

foncé sur le côlé opposé au jour, et l'on reviendra sur ce point avec du vert très-foncé. L'ombre de l'arbre suivra la direction d'une ligne formant un angle de 5o degrés avec la base du dessin, et indiquera sa forme et sa nature; cette ombre, faite avec de l'encre de la Chine, doit être foncée , et détachée entièrement de l'arbre , ce qui contribue à lui donner du relief.

Vergers. — Un fond uni de vert bleuâtre sur lequel on traite les arbres comme nous venons de l'indiquer. Les arbres se détacheront par leur teinte jaune et par les ombres portées.

Figues, — Les terres cultivées en vignes seront couvertes par une teinte plate , couleur lie de vin sale, composée de carmin, de gomme-gutte et d'un peu d'encre; les ceps qui auront été dessinés, soit au crayon, soit à la plume , seront traités absolument comme les arbres isolés, les ombres seules différeront, elles représenteront le cep et l'échalas , et se feront à la plume ou au pinceau très-finement , et suivant bien toutes la même direction.

Les houblons se font absolument comme les vignes ; leur grosseur et l'espace plus grand entre les sillons , peuvent seuls les distinguer.

Jardins, — Les jardins ayant été préparés comme nous l'avons dit dans le chapitre qui traite du trait, peuvent être lavés de différentes manières. S'ils sont sur une très-grande échelle, on peut distinguer les platesbandes, les bordures, etc., et imitant les arbustes et les {leurs qui s'y trouvent; sur une échelle plus petite, on se contentera de sillonner les carrés cultivés, comme on l'a fait pour les terres labourées ; on emploiera una plus grande variété de couleurs et on leur donnera plus d'éclat.

Si l'échelle est plus petite encore -, alors on se contentera de remplir chaque petit carré par une teinte plate; ces teintes seront brillantes et relevées sur les côtés opposés au jour par un trait brun posé avec un pinceau fin.

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Haies. — Les haies seront traitées dans le même genre que les bois, c'est-à-dire que le côlé frappé par la lumière sera d'un vert clair et brillant, et le côté opposé d'un vert foncé, avec des taches plus vigoureuses encore ; les ombres portées seront faites avec de l'encre de la Chine.

Rochers. — les rochers ayant été dessinés et ayant reçu une première préparation, comme nous l'avons décrit plus haut, recevront les teintes naturelles qui leur sont propres; ce sont des tons jaunâtre, roussâtre et violacé, placés en opposition, et conlraslant avec goût, sans être adoucis ni fondus les uns dans les autres ; on reviendra avec de l'encre de la Chine foncée sur les détails, qu'il faut éviter de multiplier, et l'on fera ressortir ainsi les enfoncemens, les creux et les parties élevées.

Les escarpemens , les ravins , les berges , etc. , seront traités de la même manière, mais beaucoup plus légèrement.

Terrains vagues , terres arides , pentes de montagnes sans verdure ni cultvrc, ete, — Ces parties seront couvertes d'une teinte panachée, composée de tons brun terreux , jaune de sable et vert très-obscur.

On y exprimera , par-ci par-là , quelques touffes d'herbes ou de broussailles, ainsi qu'il s'y en rencontre presque toujours, quelle que soit la maigreur et l'aridité de ces terrains, cela sert à les varier, à en bannir la monotonie; mais il faut faire en sorte de n'en point détruire la masse, en multipliant trop ces objets.

Eaux. ' — Le lavis des eaux consiste dans l'exposition de leur transparence , dans l'accord de leurs parties entre elles et avec ce qui les environne, soit que ces parties doivent être claires ou obscures, et enfin , dans ce qui peut les faire participer et les faire concourir à l'harmonie générale de la nature qu'on veut imiter.

Fleuves et rivières. — Il faut poser le long des rives opposées au jour , c'est-à-dire celles qui, se trouvant

plus basses que les terres qui les forment, reçoivent l'ombre portée de ces terres sur leur surface , une teinte adoucie d'indigo sali avec un peu d'encre , et fondue bien uniment vers le centre de la rivière; on fera un adouci semblable du côté opposé, mais infiniment plus faible : ces adoucis terminés et sécbés, on passera sur toute la surface des eaux une teinte plate d'indigo trèsléijère et bien transparente : on peut ensuite relever, par un trait d'indigo plus foncé, les côtés ombrés, et, par ce moyen, faire sentir l'enfoncement de la rivière; mais lorsque l'échelle du plan est assez grande pour pouvoir indiquer l'escarpement des berges, ou la pente du bord, par le travail du pinceau ou de la plume, on peut se dispenser de forcer le trait du côté de l'ombre.

Si le plan est sur une très-grande échelle, on peut imiter les détails que présente ordinairement la surface des eaux courantes, ces sortes de petits plateaux qui coulent en tournoyant, et qui sont produits par le mouvement du cours; ils sont plus ou moins forts, et doivent être arrangés d'une manière irrégulière , mais agréable à l'œil , qui , empêchant la monotonie des touches horizontales, ou la sécheresse du filé dont nous allons parler, exprime Finlensité de l'écoulement des eaux.

Lorsque l'échelle est moins grande, on peut filer les eaux , c'est-à-dire tracer des lignes ( à la plume ou au pinceau ) très-fines, parallèles aux rives, et Irès-serrées d'abord, s' écartant Tune de l'autre, et diminuant de force à mesure qu'elles s'éloignent des bords et se rencontrent enfin au milieu de la rivière, où elles se raccordent régulièrement. Pour parvenir à faire ce filé avec perfection , il faut beaucoup d'exercice et de soin; c'est une opération très-longue, et qui, si elle n'est pas parfaitement exécutée, rend le dessin dur et désagréable.

Etangs. — Ils se préparent comme les rivières, mais, au lieu de les filer, on les finit par des touches horizontales, données après les teintes plates précédemment indiquées; la monotonie, provenant de ThorizontaUté

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de ces touches, doit y être aussi rompue par des parties plus ou moins claires, que la lumière forme toujours sur leur surface, quel qu'en soit le det^ré de calme ou de tranquillité; tous les travaux que l'on fait pom- exprimer le li^se de ces superficies tranquilles , doivent être extrêmement doux, liés et fondus les uns dans les autres, mais cependant d'une manière libre.

Marais. — Les parties de verdure seront d'abord couvertes par une teinte plate de vei t semblable à celui qui a élé employé pour les prairies ; on les retouchera avec du vert plus foncé, et quelques touches de brun rougeâ- Ire qui expriment le relief qu'elles ont au-dessus des eaux.

Les parties couvertes d'eaux seront préparées et finies de la même manière qui vient d'être indiquée pour les étangs; on aura seulement Tatteulion de jeter çà et là, sur leur surface, quelques petites touches de vert, qui indiquent les herbages qui s'y trouvent.

Terres humides, — Elles seront d'abord couvertes d'une teinte panachée de vert et de bleu pâle , posée par touches horizontales, dans l'esprit de celles des marais , et reprise ensuite avec les mêmes couleurs. En général , les terres humides ressemblent beaucoup aux marais ; mais les parties de terre et d'eau sont séparées d'une manière beaucoup moins absolue et les eaux y sont plus rares.

Inondations. — Les détails topographiques de la partie du terrain inondé doivent être faits d'une manière moins prononcée que le reste du plan , et les tons beaucoup plus faibles; on la couvre par une teinte plate légère d'indigo , et l'on passe une teinte fondue du côté de l'ombre, comme on l'a fait pour les rivières et les étangs.

Marais salans. — Les marais salans se représentent de la même manière que les terres humides, en prononçant un peu plus fortement la séparation des terres et des eaux : ils sont coupés par des chemins ou chaus-» $ées élevées , (jui les divisent en bassins , le plus ordi-

DESSIN DE LA TOPOGRAtHIE.

nairement de forme quadrilatère ; on passera sur ces chemins une teinte de couleur de terre.

Tourbières. — Ce sont des bassins rectangulaires couchés sur un fond de prairies ; les eaux qui les remplissent seront traitées comme celles des étangs.

Sables. — Les bancs de sable seront couverts d'une teinte plate, composée de carmin et de gomme- gutte; on la forcera sur les bords opposés au jour par une teinte adoucie de peu de largeur. On peut couvrir les bancs de sable par tin pointillé fait à la plume avec la même couleur un peu plus foncée; les points doivent être très-fins et plus serrés sur les bords qu'au centre des bancs.

Les sables que la mer couvre et découvre , sont faits d'une manière beaucoup plus légère, on passe dessus une faible teinte d'eau.

Les sables qui ne se découvrent pas sont seulement circonscrits par une ligne de points ronds et serrés , de la même couleur que ceux dont nous venons de parler; on les borde en dedans par une teinte faible , étroite et adoucie.

Vase. — La vase sera indiquée de la même manière que les sables , seulement on la teintera avec une couleur composée de gomme-gutte, de carmin, d'encre de la Chine et d'un peu d'indigo.

Rizières. — Les terrains cultivés en riz sont coupés par des canaux ou fossés , perpendiculaires les uns aux autres; on remplira les espaces cultivés par une teinte de prairie un peu foncée, que l'on relèvera par des touches de même couleur ; on remplira les fossés d'une teinte de bleu clair.

Mers. — La mer se traite de la même manière que la rivière ; on ajoutera seulement un peu de gommegutte dans la teinte pour lui donner un ton verdâtre.

Plan d*une tille. — Tous les ouvrages de maçonnerie , maisons , murs , ponts , etc. , ayant été mis au trait îavçc du carmiu , oï^ rçmplira tous les massifs avec ijue

leinte légère de la même couleur, que Ton relèvera du côté de l'ombre par une ligne plus foncée.

Les monumens ou établissemens que l'on voudra distinguer seront teintés avec du carmin beaucoup plus fbrt que celui des fonds.

les églises, casernes, etc., peuvent aussi être distinguées par le figuré de leurs toits , qui alors seront lavés avec une teinte d*indigo un peu salie avec de l'encre.

Les rues, places , boulevards, etc. , seront teints d'une couleur de sable très-faible.

Fortifications, — Le trait des ouvrages de fortifications ayant été arrêté très-purement et avec beaucoup de soin , par des lignes rouges pour tout ce qui est revêtu de maçonnerie, et par des lignes noires pour tout ce qui est en terre ou en bois, la seule ligne de feu étant saillante et bien sentie, on commencera le lavis par des teintes d'ombre faites avec l'encre de la Chine, et recouvertes des teintes naturelles , en observant les principes ci-dessus.

Les ouvrages projetés d'architecture militaire se lavent en jaune pur, et les démolitions en noir.

Armées, — Les troupes sont indiquées par des quadrilatères rectangles (Pl. VII, fig. R ). On distingue les armées des différentes nations par les couleurs différentes, qui doivent être brillantes et bien tranchantes sur tout ce qni les environne.

Nous avons placé sur la Pl. VII, les différens signes employés sur les cartes militaires.

Les teintes conventionnelles adoptées en France pour les plans-minutes dressés sur le terrain , ont pour objet d'abréger le travail; on est convenu d'indiquer, par leur simple application, les divers genres de culture qui s'y trouvent, et de laisser en blanc tout ce qui est labouré dans les pays entièrement cultivés, en indiquant , par de petits quadrilatères ponctués , les pièces de terre d'une grandeur conforme à l'échelle du plan. On y ia-s di(jue les arbres fruitiers qui s'y reucoptrent,

176 DESSIN" DE LA TOPOGRArHIE.

Les quatre couleurs employées sont toujours l'encre de la Chine, le carmin, la gomme- gulle et l'indigo.

On les suppose délayées séparément au plus haut degré de force qu'elles puissent atteindre sans cesser d être liquides , ou telles qu'on les préparerait pour mettre un plan au Irait. On a employé dans la composition des teintes, pour base ou mesure, la quantité de couleur que contient un pinceau plein; cette quantité a été nommée partie.

Terres labourées pour les pays entièrement cultivés. Se laissent en blanc comme nous l'avons dit ci-dessus.

Terres labourées dans les pays de montagnes. Dans les pays de montagnes tels que les Pyrénées, les Alpes, etc., toutes les parties du terrain sur lesquelles il ne se rencontre pas des productions en culture désignée par des limites, resteront en blanc, et comme les terres labourées ne s'y trouvent qu'en très-petites masses, ou ne font que de petits champs enclos de haies ou de murs, ou est convenu de les indiquer par la teinte suivante.

Brun, fait avec 3 parties de gomme guttc, une partie de carmin, 1/4 de partie d'encre de la Chine, et 8 parties d'eau.

Vignes, Brun rouge , une partie de gomme-gutte , une de carmin, 1/4 de partie d'encre de la Chine et 8 parties d'eau.

Quoique cette teinte soit beaucoup plus rouge que la précédente, il pourrait arriver qu'on ne les distinguât pas dans les montagnes où les deux teintes se trouvent appliquées l'une contre l'autre, sans séparation marquante ou en très-petite superficie. Pour obvier à cet inconvénient, on croit qu'il serait nécessaire découvrir la teinte des vignes de petits échalas noirs, ce qui devient inutile dans les pays entièrement cultivés où les terres labourées restent en blanc, et les autres teintes qui pourraient toucher ou avoisiner celles des vignes, sont absolument différentes.

Prairies. Vert d'herbe, 3 parties de gomme-gutte, une partie d'indigo, et 8 à 10 parties d'eçiu.

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^ Fergers. Vert d'herbe léger, ou terre d'ombre, Le même vert que pour les prairies réduit à moitié de son ton, ou une parîie de vert ci-dessus et 5 à 6 parties d'eau ; la teinte terre d'ombre est la même que pour les terres labourées dans les montagnes.

Dans quelques pays et surtout dans ceux de montagnes , comme par exemple dans les Basses -Pyrénées, ou pays des Basques, beaucoup de vergers sont labourés ; alors on mettra sur le fond de ceux-ci , la couleur terre d'ombre servant à indiquer les terres îabourées dans les montagnes; mais ceux qui se trouvent aussi labourés dans les pays entièrement cultivés , leur fond restera en blanc.

Friches. Panacher de vert pistache et aurore léger. Même vert que celui des fonds de vergers, auquel on ajoutera un peu de gomme-gutte pour lui donner la couleur pistache. L'aurore léger est composé d'une partie de gomme-gutlCj 3/8^ de partie de carmin, et lo à la parties d'eau.

Forêts et bois. Jaune jonquille, une partie de gommegutte et 7 à 8 parties d'eau.

Broussailles. Panacher de jaune paille et vert léger. Le jaune paille, une partie de gomme-gutte et 14 à i6 parties d'eau. Le vert léger , il est le même que celui des fonds de vergers auquel on ajoute un peu de bleu.

Bruyères. Panacher vert et rose; pour la teinte rose, une partie de carmin et 1 2 parties d'eau. La teinte verte est la même que celle des fonds de vergers , à laquelle oa ajoutera un peu de bleu.

1 Landes. Vert olive et aurore. Le vert olive, une partie de gomme-gutte, 1/2 partie de bleu indigo , i 1/2 de teinte rose expliquée ci-dessus, et 8 parties d'eau; l'aurore de même que pour les friches.

I La teinte aurore sert à indiquer les flaques de sable I qui se trouvent dans les landes; telles qu'on en voit I dans celles de Bordeaux ; ces flaques sont couvertes d'eau ! pendant l'hiver.

Sables, Aurore, deux parties de gomme-gulte, trois quarts de partie de carmin, et lo parties d'eau.

Cette teinte étant devenue sèche et dans toute sa force, on la délaira avec 4 ou 5 parties d'eau, et Ton s'en servira pour renforcer les bancs de sable, en radoucissant vers le milieu , et pour poinîiller les lignes de sable.

Faso, Boue; une partie de gomme-guîte, un tiers de partie d'encre de la Chine, un peu de carmin et du bleu (à la pointe du pinceau seulement), et 20 à 24 parties d'eau.

On fera de même pour la vase que pour les sables, mais on ne pointillera pas.

Terres humides» Panacher horizontalemenl de vert et de bleu.

Le même vert que celui des prairies, et pour le bleu, une partie d'indigo et 8 à 10 parties d'eau.

Marais, Vert d'herbe et bleu léger.

Le même vert que ci-dessus , le bleu léger, une partie d'indigo, et 18 à 20 parties d'eau.

Les flaques d'eau , après la teinte plate indiquée cidessus, seront ondulées horizontalement avec le bleu décrit pour les terres humides.

Etangs, rivières y fleuves, lacs, — Bleu léger, comme ci-dessus, une partie d'indigo et 18 à 20 parties d'eau.

Après avoir mis la teinte plate bleu léger dans les étangs, les rivières, les fleuves et les lacs, on renforcera les bords du côté de l'ombre avec une teinte bleue, 2 parties d'indigo, 18 parties d'eau, qu'on appliquera le long des bords, d'une largeur convenable à Télendue de l'objet , et qu'on adoucira vers le milieu ; on fera la même opération le long des bords du côté du jour , avec une teinte à peu près à moitié plus faible, plus étroite, et également fondue vers le milieu.

Les étangs seront ondulés horizontalement , plus fort du côté de l'ombre , et légèrement du côté du jour. Les fleuves, les rivières et les lacs seront filés avec du bleu.

DESSIN DE LA TOPOCiRAPaiE. l'jg

une partie d'indigo, et i8 parties d'eau, le loni,' est parallèlement à leurs bords, en diminuant de force les lilels , et en les écartant davantage à mesure qu'on s'éloigne des bords vers le milieu , pour le côlé de l'om- I bre; celui du jour sera filé de même avec une teinte plus légère.

Mers. Une partie d'indigo et demi-partie de gomme-»

gutle , et 20 à 24 partie d'eau.

Après la leiute plate, on renforcera aussi les bords

de la côte, par une même teinte plus forte, une partie

d'indigo, demi-partie de gomme-guttc, et 18 à 20 parties i| d'eau, et d'une largeur d'environ un centimètre, en ; observant de ne pas l'appliquer tout contre le bord,

mais à une distance d'un millimètre, et on l'adoucira

vers le large; ensuite, pour imiter les vagues, on fera, I avec cette même teiute, des sillons courts et tremblés, i un peu courbés, et cependant parallèles à la côte, en les

diminuant de force, et en les écartant à mesure qu'on

s'éloignera de la côte vers le large.

Nota. — A l'aide des indications ci-dessus, il sera facile de former un tableau où toutes les teintes soient I appliquées dans leur ordre, afin d'avoir un régulateur ! pour le ton de celles qu'on voudra employer par la I suite, et un moyen de les composer par imitation, sans i recouriv aux proportions de couleurs que nous avons iud'.quées.

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