DES RANÇONS
Il n’est fait aucune mention des rançons dans les anciennes ordonnances ; la première où il en est question est celle de 1681 , qui permet de rançonner une prise, au lieu de l’amener.
On s’explique facilement comment s’est introduit l’usage des rançons. Souvent une prise embarrasse, par exemple lorsqu’elle est délabrée , lorsqu’elle marche mal , etc. Souvent aussi il y aurait de l’imprudence à s’en charger avec les prisonniers pour la conduire ou l’envoyer en lieu de sûreté. Dans ces cas et autres semblables, l’art. 19 de l’ordonnance permet au capitaine de relâcher sa prise moyennant composition.
Mais comme de très-graves abus pouvaient résulter du rançonnement , on l’a assujetti à différentes règles dont, toutefois, le détail serait ici superflu.
Le capitaine pris peut se racheter par une rançon , à moins que ses armateurs ne lui en aient fait défense expresse.
Les conditions de la rançon sont constatées par
BËS PRISÉS.
un écrit toit double, fju’on âppelle6///ei de rançon. Ce billet sert de sauf-conduit au capitaine du navire rançonné, et le garantit du danger d’être repris ou rançonné de nouveau par un corsaire, soit de la même nation , soit d’une puissance alliée.
DIS PRISES
TEXTES