‹ Manuel du droit fédéral des obligationsChapitre 3 sur 209 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

et que, 2>our les autres^ il demeurera un guide pour Vétudiant et une source de renseigneyyients pour le praticien. Bien plus, il n'est 2)as même certain, à cette heure, que la revision du droit des obligations ne soit pas ajournée, afin de ne j^cis renvoyer à une date trop éloignée Ventrée en vigueur des autres lyarties du droit civil suisse.

Comme nous l'expliquions dans la préface de la première édition^ ce livre est un « mxtnuel » du droit fédéral des obligations^ un exposé systématique, clair et concis, d'une matière que nous ne songions pas à épuiser. Il s'adresse avant tout à l'avocat, au notaire, au magistrat et à Vétudiant; les hommes d'affaires, d'autre part, auront souvent l'occasion de le consulter.

Nous ne possédions, avant 1892, dans la Suisse romande, en fait de jirécis ou traités du Code fédéral de 1881, que celui de M. P. Jacottet (1884), ainsi que les traductions des commentaires allemands de MM. Schneider et Fick et de M. Ilaberstich. Or l'ouvrage de M. Jacottet n'était guère qu'une introduction rapide à l'étude de notre droit des obligations ; le Commentaire de MM. Schneider et Fick remontait à Vannée 1884 et Von n'en a pas traduit en français les éditions subséquentes ; le Manuel de M. Ilaberstich n'avait pas reçu chaud accueil en dehors de la Suisse allemande. Nous nous étions dit, dès lors, que Vheure avait sonné pour un livre comme le nôtre, où non seulement on s'approprierait les résultats des travaux suscités par le nouxjeau Code, mais oh Von mettrait, à pirofit une Jurisprudence fort abondante et d'un incontestable intérêt. Nous avons encore élargi la part faite aux arrêts du Tribunal fédéral et des cours d'appel cantonales, en tenant compte de ceux qui ont parujtJLSfiu'à la jmblication de ce volume. De jUus, la doctrine a été mise à contribution beaucoup plus forte que dans la précédente édition.

Tout le droit fédéral des obligations n'est pas renfermé dans le Code de 1881 ; il est aussi disséminé dans des lois sj)éciales que nous avons, ou commentées brièvernent, ou résumées à la place qui convenait. Ce que nous avions fait à cet égard en 1892 a été repris et continué. Sur toutes choses nous avons cherché à dire au moins l'essentiel ; et même, pour les chajntres les plus souvent consultés (partie générale, vente, bail, cautionnement, etc.), nous avons jugé nécessaire de ne 2)as négliger les

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