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URINE

minutes, puis on laisse refroidir et on examine au bout de quelques semaines.

Le récipient renfermant de l'urine bouillie , mais protégée par le tampon de colon , gardera sa limpidité et sa réaction acide, si l’opérateur a été suffisamment habile, et, examinée au microscope, ne présentera aucun organisme animal ou végétal. Mais si on vient à exposer à l’air libre le contenu du récipient, la fermentation alcaline apparaîtra bientôt.

186. Énumération des éléments normaux de l’urine. — L’urine normale de l’homme est constituée essentiellement par une solution aqueuse d’urée et de chlorure de calcium mélangée avec une petite mais importante quantité d’autres substances, telles que l’acide hippurique, la créatinine, des matières colorantes encore mal connues, l’indican, des traces de graisse, et, en outre, les chlorures d’ammonium et de potassium, les sulfates de potassium et de sodium, les phosphates de calcium et de magnésium, le phosphate acide de sodium, l’acide silicique et le fer. A la liste des substances organiques qui existent dans l’urine, il faut ajouter des substances très mal connues qui renferment du soulfre et du phosphore non oxydé, outre certains corps bien connus qui s’y rencontrent dans certains états pathologiques, mais qu’on ne peut pas ranger parmi les éléments normaux.

Lesélémentsanormauxde l’urine de l’homme sont : l’albumine, le sucre de raisin, l’acide lactique et leslactates (?), les matières colorantes de la bile et les acides biliaires, le sérum et les globules du sang, l’hémoglobine, le sérum et les globules du pus, le carbonate d’ammonium, l’hydrogène sulfuré, l’oxalate de chaux, la xanthine, l’hypoxanthine, la leucine, la tyrosine etl’inosite.

L’urine peut renfermer encore, outre les substances que nous venons d’énumérer, d’autres substances qui ont été introduites dans le corps par l’ingestion de médicaments et de poisons, et qui, excrétées par les reins, sont éliminées avec les urines ; c’est le cas pour beaucoup de sels métalliques, mais non pas pour tous , pour la plupart des alcaloïdes et pour des matières organiques de constitution différente telles que l’acide phonique, 1 alcool et diverses substances colorantes végétales.

BuiiDON SANDKiiâON, lai), de physiologie.

SÉCRÉTIONS

VI li

Recherche de l’indican. — Ajoutez à de l’urine fraîche une petite quantité d'acide chlorhydrique dilué, l’indican se décompose; ajoutez ensuite du chloroforme, l’indigo, produit aux dépens de l’indican, se dissout et communique au liquide une coloration bleue ou, dans quelque cas, rouge. L'intensité de la coloration ainsi produite indique la quantité d’indican présent. Il faut du reste remarquer que ce corps n'existe pas toujours dans l’urine.

187. Sédiments urinaires. — Quand la quantité d’eau de l’urine vient à diminuer, ou que, au contraire, la quantité des éléments normaux vient à augmenter, ou encore quand il existe des substances anormales, il se produit des dépôts ou sédiments, dont les uns sont formés d’éléments organisés, et les autres de principes immédiats, normaux ou anormaux. Les plus fréquents de ces sédiments sont ceux qui sont composés d’acide urique, d’urates, de phosphate ammoniaco-magnésien, de phosphate de calcium, d’oxalate de calcium, de globules du sang, de mucus, d’épithélium, de pus, etc.

188- Réaction de l’urine traitée par les réactifs usuels. — Avant de commencer l’exposé systématique des procédés de recherche des principaux éléments de l’urine, il est bon d’étudier l’action qu’exerce sur ce liquide un petit nombre de réactifs usuels qui indiquent la présence des corps les plus importants qu’il renferme. Versez 15 cent, cubes d’urine dans une série de tubes à essais et faites les expériences suivantes :

1° Ajoutez environ 5 cent, cubes d’acide nitrique concentré, il ne se produit de précipité, ni immédiatement, ni plus tard. La coloration de l’urine est devenue plus foncée.

2° Ajoutez un égal volume d’une lessive de potasse ; au boutde quelque temps, on observe un précipité transparent floconneux, qui se sépare par ébullition, en laissant au liquide sa couleur.

On peut démontrer par d’autres expériences que les solutions d’ammoniaque et de soude caustique déterminent un précipité semblable qui consiste en phosphates terreux.

3° Ajoutez environ 5 cent, cubes d’une solution d azotate d ar-

gent au dixième, il se forme un précipité abondant, formé de chlorure et de phosphate d’argent; en versant de l’acide nitrique dans le mélange, le phosphate chargent est dissous, laissant du chlorure d’argent, parfaitement blanc, qui, après agitation, se rassemble au fond du tube à essais ; le liquide qui surnage est tout à fait limpide.

4° Acidulez fortement l'urine avec de l'acide azotique ou de l’acide chlorhydrique et versez-y 2 ou 3 cent, cubes d’une solution de chlorure de baryum, il se forme un précipité de sulfate de baryum.

5° Ajoutez un égal volume d'une solution de baryte caustique, il se forme un précipité abondant, composé principalement de sulfate et de phosphate de baryum.

6° Ajoutez environ 6 cent, cubes d’une solution d’acétate de plomb, il se forme un précipité blanc de chlorure, de sulfate et de phosphate de plomb ; et on observe en même temps que l’urine est très fortement décolorée.

7° Versez dans un tube à essais une solution fortement acide de molybdate d’ammonium, ajoutez quelques gouttes d’urine et faites bouillir. Le liquide jaunit et il se dépose un précipité jaune terne de phospho-molybdate d’ammonium. Cette réaction indique la présence de l’acide phosphorique.

Voyez § 201 la méthode de dosage de l’acide phosphorique contenu clans l'urine.

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