‹ Manuel du laboratoire de physiologieChapitre 44 sur 120 · CHAQUE RESPIRATION · texte numérisé non relu

CHAQUE RESPIRATION

100. — L’appareil, dont on se sert, se compose de trois parties : 1° un récipient contenant l'air qui sera respiré pendant l’expérience; 2° un masque et un tube pour faire communiquer le récipient avec la cavité respiratoire du sujet soumis à l’expérience, et 3° un appareil destiné à remplacer dans le récipient l’air respiré.

Il est de toute nécessité, si l’on veut aboutir à des résultats sérieux, que l’air soit respiré sans le moindre effort. Pour y arriver le récipient doit être construit de telle sorte, que la pression à laquelle est soumis l’air qu’il renferme, soit identique à celle de l’atmosphère. On lui donnera donc la forme d’un gazomètre, dont le cylindre est rigoureusement équilibré par un contrepoids, ou celle d'un sac, dont les parois soient formés d’un tissu assez mince pour n’opposer aucune résistance à la diminution ou à l’augmentation de volume de son contenu. Le caoutchouc vulcanisé est la matière la plus convenable ; néanmoins il est difficile d’obtenir des sacs de ce genre irréprochables. Quelle que soit sa forme, le récipient doit présenter deux ouvertures, l’une communiquant avec le masque, l’autre destinée à Tintroduclion de l’air. Il faut aussi qu’on puisse constater exactement le moment où il est plein.

Le récipient est mis en communication avec la cavité respiratrice du sujet soumis à l’expérience par un masque construit avec

RESPIRATION

beaucoup de soin, muni de deux soupapes, dont l'une permet l’expulsion de l’air, tandis que l’autre, s’ouvrant en dedans, ferme l’orifice d'un tube d’environ deux centimètres et demi de large, qui vient du récipient.

Le récipient communique par sa seconde ouverture avec un gazomètre rempli d’air soumis à une pression un peu plus élevée

que celle de l’atmosphère. Entre le gazomètre et le récipient le tube de communication porte un robinet de cuivre, dont l’ouverture peut être rigoureusement réglée au moyen d’un long levier, et passe à travers un compteur à gaz gradué très exactement et construit tout exprès. Chaque observation dure dix minutes. On tient le gazomètre toujours plein d’air au moyen d’un

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