QUANTITÉ D’ACIDE CARBONIQUE ÉLIMINÉ 20S
parties, l’une à mesurer et à analyser, l’autre à mesurer seulement, est une source de difficultés très grandes, car elle implique évidemment l’obligation de faire à la fois deux mensurations continues pendant la durée de l’opération, et par suite, d’employer deux compteurs donnant chacun des résultats non seulement exacts en eux-mêmes, mais encore se correspondant rigoureusement entre eux. Ges difficultés et les erreurs qu’elles occasionnent, en dépit de touLes les précautions prises, n’existent plus lorsqu’on expérimente sur des animaux assez petits pour que la quantité totale d’air puisse être analysée.
103. Application de la méthode de pettenkofer a la détermination de l’acide carbonique exhalé par les animaux de petite laille. — L’appareil consiste en une chambre de métal qu icom. munique d’un côté avec une trompe de Bunsen et de l’autre avec l’appareil d’absorption de l’acide carbonique. Son couvercle ferme hermétiquement, et son rebord est mastiqué. Pour un rat ou un cochon d'Inde sa capacité doit être de 500 pouces cubes (8193 cent, cubes). Entre la trompe et la chambre se trouve un
Fig. 75. — Tube de Pettenkofer pour l’absorption de l’acide carbonique.
flacon d une capacité de 100 cent, cubes environ, à travers le bouchon duquel passent deux tubes, l’un descendant presque jusqu au fond du flacon, l’autre (le tube de sortie) se terminait^ juste au-dessous du bouchon. Ce flacon est rempli de pierre ponce humectée par une solution de potasse. La chambre est ainsi alimentée par un fort courant d’air continuel parfaitement constant, ibre d’acide carbonique. Mais, comme la quantité d’air fournie
IIESI’IUATION
par la trompe est beaucoup trop considérable, on la diminue en en laissant perdre une partie. A cette fin, on intercale entre le flacon de potasse et la trompe un tube en T, dont la branche verticale se relie au moyen d’un tube en caoutchouc à une sorte de soupape de sûreté, construite comme celle désignée par la lettre B dans la figure 74 ; on peut augmenter ou diminuer la déperdition de l’air en soulevant ou en abaissant le plus long des tubes. L’appareil d’absorption se compose de cinq à six tubes d’absorption remplis du liquide absorbant (flg. 75).
Le tube qui vient de la chambre se divise en autant de branches, chacune d’elles amenant une fraction de l'air à analyser dans une paire de tubes. Chaque paire est formée d’un tube long et d’un tube court, qui sont disposés de façon que l’air traverse le long tube, puis le tube court. Quand chaque tube a reçu l’inclinaison qu'il doit avoir, et que la différence de pression sur les deux côtés opposés du liquide n’est pas trop grande, l’air qui pénètre dans la branche courte par un bout de tube en caoutchouc, qui arrive jusqu’à la courbure, passe dans la grande branche à l’état de bulles se succédant régulièrement et si petites qu’il est entièrement soumis à l'action du liquide. Les deux tubes sont remplis d’une solution de baryte, trois fois plus concentrée dans le tube le plus long. On détermine par la méthode volumétrique la force relative de cette solution, au moyen d’une solution titrée d’acide oxalique avant et après chaque période d’observation.
Préparation de la solution de baryte et de la solution d'acide oxalique. — La solution de baryte, qu'on emploie, renferme 2(H grammes d’oxyde de baryum du commerce pour 7 litres d’eau. Ce liquide doit être conservé dans un flacon, qui ne communique avec l’air qu’à, travers un tube d’absorption, rempli de pierre ponce humectée de potasse. La préparation de la solution d acide oxalique réclame les plus grands soins. Chaque litre doit renfermer 2,8636 grammes d’acide oxalique pur cristallisé, n’offrant aucune trace d’efflorescence ; chaque dixième de centimètre cube de la solution correspond dans ce casa 1/10 de milligramme d’acide carbonique. Avant de faire la solution, il est nécessaire de dessécher les cristaux sous une cloche avec de l’acide sulfurique