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Démonstration des fonctions respiratoires des fibres

AFFÉRENTES DU PNEUMOGASTRIQUE PAR L'EXCITATION DU BOUT CEN- TRAL de ce nerf. — Nous avons déjà indiqué la méthode à suivre pour préparer le nerf. On se sert de l’excitateur représenté dans la figure 47. Les phénomènes qui accompagnent l’excitation du bout central du pneumogastrique varient suivant l’état de l'animal et l’état du nerf.

1° Animal respirant naturellement . — Pour bien observer ce que l’on peut appeler les résultats normaux de l’excitation, il faut être certain que l'on n’expérimente pas sur un animal épuisé et il faut le fixer sur l’appareil à contention de façon a ce que rien n’entrave sa. respiration. On enregistre les mouvements du diaphragme, soit par l’une des méthodes décrites au § 96 et au § 104, soit par l’introduction dans la cavité péritonéale, à travers une petite ouverture pratiquée sur la ligne blanche, tout près du cartilage xiphoïde, d’une ampoule plate de caoutchouc, suffisamment petite pour pouvoir glisser entre le diaphragme et le foie. Cette ampoule légèrement distendue par de l'air et mise en communication avec un tambour de Marey donne d excellents tracés des mouvements du diaphragme. L étudiant, qui assiste à l’expérience pour le première

RESPIRATION

fois, appréciera encore mieux l’effel de l’excitation du bout central sur le diaphragme en sentant avec le doigt la contraction du muscle pendant la durée de l’excitation. Quand le muscle est préparé et 1 excitateur placé au-dessous, on prend un tracé préalable de la respiration normale. On voit dans un tracé pris d’après la méthode exposée §104, que chaque respiration peut se diviser en trois périodes distinctes, l’une, la période ascendante, correspond à l’inspiration ou contraction active du diaphragme; les deux autres correspondent au relâchement de ce muscle. Parfois la portion de la courbe, qui précède immédiatement la période ascendante, indique que vers la fin de la période de relâchement il n’entre plus d’air dans le thorax et qu'il n’en sort plus. Si l’on fait passer une ligne droite par l’angle formé dans chaque courbe, au point qui correspond au début de l’inspiration cette ligne indiquera la position du levier quand le diaphragme est au repos, après une expiration ordinaire. Tant que l’air sort de la poitrine, le levier reste au-dessous de cette ligne ; mais dès que le courant cesse, il y revient, pourvu toutefois que le diaphragme soit encore à l’état de relâchement. Par conséquent cette ligne correspond à l’état d’équilibre. Ces faits se voient bien sur la première partie (normale) du tracé, fig. 77.

Après avoir mis le tambour en communication avec l’ampoule introduite entre le diaphragme et le foie, comme il a été dit, et placé la bobine secondaire très loin de la bobine primaire, on soulève le levier-clef. L’effet ne saurait être annoncé d’avance avec certitude. Il est probable que les mouvements respiratoires seront accélérés, car le levier est un peu plus relevé durant l’excitation qu’auparavant; ce qui prouve que le diaphragme descend plus bas à chaque inspiration et ne se relâche pas â un égal degré dans l’expiration.

On rapproche ensuite graduellement la bobine secondaire, tandis qu’on renouvelle l’excitation jusqu'à ce qu’on voie le levier monter et rester stationnaire toutes les fois que le levier-clef est levé, traçant une ligne presque horizontale à un niveau beaucoup plus élevé que dans la première partie du tracé (fig. 78) 1 . Si on

La 'ligure 78 montre que durant toute la période d’excitation (iigâo

Excitation dn boni central du pneumogastrique chez le lapin.

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