‹ Manuel du laboratoire de physiologieChapitre 53 sur 120 · INFLUENCE SUK LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

INFLUENCE SUK LA CIRCULATION

branches d’égale longueur dont l'une A est beaucoup plus large que l'autre près du sommet, le rapport entre le calibre des deux branches à ce niveau étant de 1 à 10. Le flotteur qui appuie sur le mercure en A est en buis ; sa face inférieure est concave, afin de s’adapter à la surface convexe du mercure. Il est uni par une tige verticale avec un levier léger D, d’environ deux pieds de long, qui est maintenu eu équilibre par un contrepoids placé de l’autre côté du support E. A son extrémité amincie, le levier porte un style dont la distance du point D est telle que, à chaque variation d’un pouce entre le niveau des deux colonnes de mercure, il s’élève ou s'abaisse de trois dixièmes de pouce. On comprend aisément que le mouvement du style au lieu d’être rectiligne est circulaire ; par conséquent, il ne peut être vertical que lorsque le levier est horizontal. C'est, pourquoi le pivot E, construit de façon à pouvoir glisser sur les montants du support, doit toujours être disposé de manière que le levier soit horizontal quand la hauteur de la colonne mercurielle correspond à la pression artérielle moyenne. La partie de l’instrument, qui est destinée à enregistrer les mouvements respiratoires, consiste en un tambour de Marey C et en un levier F semblable à D et de la même longueur. Le tube H du tambour peut être mis en communication avec une des branches horizontales d’un tube en T, dont la branche verticale est introduite dans la trachée, ou avec un stéthomètre appliqué sur la poitrine. Le levier du tambour est réuni au levier enregistreur par une tige verticale. De cette façon on peut obtenir simultanément deux tracés dont la figure 82 est un exemple. Le tracé artériel est désigné par A P ; le tracé respiratoire par R. Dans ce dernier le commencement de l’inspiration est marqué par le trait vertical a , celui de l’expiration par b , celui du repos par c. Les points correspondants en A P sont marqués par des traits semblables. L’interruption est produite par l’éloignement simultané du cylindre enregistreur des deux styles. Chez l’homme, les variations de fréquence (les seules qui puissent être étudiées) n’existent pas chez la plupart des individus robustes, bien qu’elles soient très manifestes dans certains étals morbides. Chez le lapin elles sont beaucoup moins marquées que chez le chien. Un grand nombre de physiologistes les considèrent comme dépendant des

INSPIRATION

variations d’activité du centre intra-crânien du pneumogastrique cardiaque ; jusque dans ces derniers temps même on donnait comme explication que les mouvements respiratoires agissent sur la circulation cérébrale de façon que, pendant la période' de relâchement des musclis respiratoires, la quantité de sang qui se 1 end dans la moelle allongée diminue, tandis qu elle augmente pendant leur contraction, modifications qui agiraient sur les nerfs d a ret du cœur. Cette explication a toujours paru peu satisfaisante et ne pouvait être acceptée que provisoirement. Il était, en effet, très improbable qu'il pût y avoir une différence

Fig.[ 82. — fsTraoé obtenu avec le kymograplie à levier.

appréciable dans la quantité du sang fournie à la moelle, pendant l’inspiration et pendant l’expiration. Nous savons maintenant que les variations dans la pression artérielle et dans la fréquence des pulsations cardiaques causées par la respiration ne dépendent pas nécessairement de l’effet mécanique des mouvements respiratoires sur le cœur, puisqu’elles pe sislent lorsque ces mouvements sont abolis. Elles ont leur source première dans le centre vaso-moteur et dans le centre d’arrêt du cœur, qui agissent rhylhmiquemeut, non pas parce qu’ils sont soumis à une excitation ihylhmique, mais parce qu'ils ont des périodes d’activité croissante et décroissante qui correspondent à celles du centre respiratoire. Il suffit du plus simple examen pour voir que cette théorie oblige à admettre que le centre inhibiteur du cœur et le centre vaso-moteur agissent alternativement. On

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