INFLUENCE S U K LA CIRCULATION
peut constater, en effet, clans chaque tracé que l’accroissement de tension artérielle déterminé par l’accroissement du tonus vasculaire, alterne avec le ralentissement du pouls et la diminution de tension produite par l’excitation du pneumogastrique. En d’autres termes la phase du minimum d’activité du centre d’arrêt coïncide loujours avec celle du minimum d’activité du centre vaso-moteur. L'expérience par la qu elle on prouve que les phases
Fiy. 83," 84 et 83. — Tracés des mouvements respiratoires du chien, avant et après l’action du curare.
où la pression artérielle est influencée par la respiration, et la fréquence du pouls sont indépendantes des mouvements du thorax, doit être faite sur un chien curarisé. On injecte dans le système uuudo.n sA.NDEiiso.N, labor. do physiologie. lo
H ESPl NATION
veineux de l animal une dose de solution de curare tout juste suffisante pour paralyser les muscles respirateurs (de 5 à 10 milligrammes pour un chien pesant 10 livres), et on observe sur le graphique, recueilli à l’aide de l’appareil décrit ci-dessus, les modifications de la pression artérielle, qui se manifestent pendant la cessation graduelle des .mouvements respiratoires. Les tracés (fig. 83 à 85) montrent les résultats observés à trois périodes différentes de la curarisation. La courbe de la, figure 83 a été recueillie pendant que les muscles de l'animal étaient encore actifs ; elle peut être regardée comme normale. La courbe de la figure 8't 1 se rapporte à une période pendant laquelle chaque inspiration e chaque expiration sont représentées par un retrait et par une dilatation à peine perceptible de la poitrine. Le graphique de la figure 85 répond à la période plus éloignée encore, pendant laquelle les mouvements inspirateurs sont indiqués par une simple vibration du levier, produite, (comme on l’a observé pendant l'expérience) par la contraction momentanée de certains muscles inspirateurs, qui n’étaient pas encore tout à fait paralysés. Ces observations nous montrent, que durant la cessation graduelle des mouvements respiratoires, les intervalles qui les séparent s'allongent dans la même proportion ; en outre, les- variations de la pression artérielle et delà fréquence du pouls Offrent d'abord des caractères qui correspondent exactement à ceux qu’ils présentent à l’état normal. Ensuite les élévations et les abaissements de la colonne de mercure, deviennent bien plus graduelles et les variations de fréquence moins brusques. Enfin, elles prennent (relativement à la tension artérielle) les caractères des variations connues sous le nom de courbes de Traube.