‹ Manuel du limonadier et du confiseurChapitre 18 sur 96 · RE · texte numérisé non relu

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pinteet demie d'eau derivière, dans laquelle on aura

fait fondre, en la mettant sur le feu , quatre livres

de sucre blane , pour le laisser refroidir avant de

faire du tout un mélange exact, que l’on passera o à ,

à la chausse, afin de la clarifier et confectionner

une des liqueurs la plus ag

éable, et qui se conserve le plus long-temps sans éprouver la moindre altération, surtout si on la met dans des bouteilles bien bouchées.

Créme de laurier.

Dans le baïn-marie d’un alambic distiller feuilles de laurier, sept onces; fleurs de myrte, cinq onces ; la moitié d’une muscade réduite en poudre grossière ; vingt-quatre clous de girofle qu’on aura mis infuser d'avance pendant dix heures dans quatre pintes d’eau-de-vie ordinaire; après en avoir tiré la moitié, faire fondre sur un feu doux quatre livres de sucre blanc dans deux pintes d’eau ordinaire, laisser refroidir pour faire du tout un mélange exact, filtrer à la chausse et conserver dans des bouteilles bien bouchées.

Créme de menthe.

Prendre-une livre de feuilles fraiches de menthe frisée, les zestes de cinq citrons coupés menu, les distiller après les avoir fait infuser pendant quelques heures dans quatre pintes d’eau-de-vie, pour en tirerla moitié, dans laquelle il faut ajouter essence de menthe poivrée, demi-gros ; faire fondre ensuite dans deux pintes d’eau ordinaire quatre livres de sucre blanc qu’on laissera refroidir pour mélanger ensuite le plus exactement possible, et filtrer à la chausse pour tirer à clair et conserver dans des bouteilles, que l’on tiendra à l'abri de la chaleur et de la Inmière.

ET DU CONFISEUR 65 Créme de myrte.

Mélanger six onces de fleurs de mÿrte (à leur défaut prendre les feuilles de cet arbuste), une once de feuilles de pêcher , le quart d’une muscade en poudre grossière, mettre le tout infusér à la chaleurde atmosphère dans quatre pintes d’eau-de-vie, en retirer ensuite moitié par la distillation au bain marie ; faire fondre sur le feu quatre livres de sucre blanc dans deux pintes d’eau , laisser refroidir, mélanger le tout exactement et filtrer : comme en se servant des feuillés pour confectionner cétte espèce de liqueur , elle est !e plus souvent d’une Aorelé ‘insupportable , surtout lorsqu'elle .est récente, il faut Ja laisser vieillir , et après un certain laps de temps, on est tout étonné de la trouver chargée d’un arome extrémement agréable au pa- Jais.

Créme de Moka.

Choisir une livre de bon café ( du Moka s’il est possible d’en tronver ), le torréfier jusqu’au roux seulement sans le laisser brunir, couper menu le zeste d’uneorange pour lé jeter avec le:café encore chaud, et réduit en Ends dans quatre pintes d’eau-de-vie pour l'y laisser infuser pendant cinq à.six jours desuite; distiller ensuite au bain-marie etretirer un peu plus de moitié de la liqueur; faire fondre quatre livres de sucre sur le feu dans deux pintes.d’éan ordinaire; Jaisser refroidir, faire un mélange exact , et filtrer à la chausse pour conserver dans des bouteilles bien: bouchées.

Crénie de roses.

Distiller au bain-marie, pétales de roses, trois livres, après les avoir fait macérer pendant quelques heures dans deux pintes de bonne eau-de-vie, après avoir tiré un peu plus de moîtié dé Ja liqueur ,

faire fondre à froid dans un litre d’eau commune, une livre de sucre dans laquelle vous mêlez la liqueur obtenue par la distillation des roses, pour la colorer avec un peu de cochenille, et filtrer; lorsqu'on emploie de l’eau simple distillée avec les roses pour faire fondre le sucre, la liqueur devient beaucoup plus agréablement parfumée que par le premier procédé.

Créme de vanille.

Couper par petits morceaux trois gros de vanille, y ajouter un grain d’ambre, faire fondre sur le feu deux livres de sucre blanc pour une pinte d’eau ordinaire; au moment de l’ébullition , le verser sur la vanille ambrée, laisser refroïdir et ajouter espritde-vin deux pintes; laisser ensuite le tout infuser àla chaleur de l'atmosphère pendant l’espace de huit à dix jours; colorer avec la cochenille pour filtrer et conserver dans des bouteilles bien bouchées.

Quelques uns se contentent de faire infuser la vanille et l’ambre dans de l’eau-de-vie rectifiée, pendant une quinzaine de jours, pour faire le méange de suite après avoir fait fondre le sucre et coloré la liqueur pour la filtrer.

D’autres distillent la vanille infusée dans l’eaude-vie ordinaire; mais la substance aromatique qu’elle contient s'évapore, ou resté au fond de l'alambic; on la retrouve telle qu’elle y a été mise. Il serait encore préférable de se servir d'esprit de vanille bien aromatisé, comme d’y ajouter aussi quelques gouttes d’esprit d’ambre, pour obtenir unecrême de vanille agréable , après lavoir colorée par les procédés ordinaires pour la filtrer afin qu’elle soit claire et limpide,

Pour peu quel’ambre puisse paraître désagréable, car beaucoup de personnes ne l’aiment pas, où peut très bien s’abstenir de l’employer ; la liqueur

ET DU CONFISEUR. 67 ni . L connue sous le nom de créme ds vanille n'en est pas moins stomachique et peut également ,dans toutes les circonstances , être considérée comme un cordial et un corroborant extrémement agréable.

Créme virginale.

Mélanger exactement des roses muscates et des fleurs d’orangers, de chacune quatre onces; les faire infuser pendant quelques heures dans deux pintes d'eau-de-vie pour distiller ensuite, et retirer un peu plus de moitié de la liqueur; faire fondre deux livres de beau sucre dans une pinte et demie d’eau; lorsquele tout est refroidi, yajouter esprit de réséda une once ; faire un mélange exact, filtrer et conserver pour l'usage.

CurAçao.

Encore , mais très improprement, appelé cuirasseau. Dans une pinte et demie de bonne eau-de-vie, faire infuser pendant l’espace de six à huit jours les zestes de quatre bigarades coupées mince et menu, avec cannelleet macis, de chaque demi-gros ; après avoir obtenu par la distillation les deux tiers de Ja liqueur, on fait fondre une livre de sucre pour une pinte d’eau ordinaire; après ayoir fait du tout un mélange exact, aprèsavoir filtré et passé à la chaussée, on enferme la liqueur dans des bouteilles bien bouchées.

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