‹ Manuel du limonadier et du confiseurChapitre 52 sur 96 · EN SUCRE · texte numérisé non relu

EN SUCRE

Les confiseurs, depuis plusieurs années, ont totalement abandonné la marche qu’ils suivaient dans leur travail pour varier les formes sous lesquelles ïls employaient le sucre; maintenant ce ne sont plus les dragées, les candis coupés sous des aspects diflérens, ce sont des fleurs de toute espèce , tous les fruits, les légumes mêmes, qui sont destinés à leur servir de modèles, et l'on peut assurer, avec juste vérité, que l’art d'imitation n’a peut-être jamais trouvé d’interprète plus facile que le sucre, pour faire une illusion complète; ilne faut que jeter un coup d’œil sur les montres de leur boutique Pour s’en assurer; et si le talent de l’ouvrier parvient, avec le moule, à conserver les empreintes et les formes, l’art est arrivé à sa perfection en imitant les couleurs naturelles et en leur donnant

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la saveur par le moyen des substances aromatiqnes qui servent à caractériser les f ‘?s artificiels en sucre, comme les fleurs sur i squelles ils en répandent l’odeur pour compléter la surprise.

C’est par le moyen des pâtes confectionnées de toutes les manières et avec des couleurs appropriées et analogues aux objets qu'ils veulent copier, coupées avec des emporte-pièces taillés sur la forme des pétales ou des feuilles, qu’ils rassemblent ensuite, soit avec la gomme, soit avec lesncre liquide, qu’ils parviennent à copier les fleurs; les fruits et autres objets s’exécutent dans des moules en plâtre, en étain, en bois, soit d’un seul jet, soit par deux pièces séparées qu'ils réunissent ensuite avec la gomme, pour les colorer ensuite par les m« ,ens connus et avec le pinceau : les accessoires et les feuilles n’ont pas besoin d’autre chose que d'être bien choisis parmi ceux qu’exécutent les fleuristes; les tiges se font avec les fils de fer ou de laiton. Il serait impossible d’entrer ici dans tous les procédés d’exécution pour obtenir tant d’objets si variés; ce n’est qu’à l'adresse de l’ouvrier, et surtout à son intelligence à employer tous ces produits du sucre travaillé, qu'il faut s’en rapporter.

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