‹ Manuel du manœuvrier: a l'usage des élèves de l'Ecole Navale et de l'École dChapitre 8 sur 29 · L. Poulmairo Se · texte numérisé non relu

L. Poulmairo Se

position sur la carte et doit noter la direction du courant principal de flot.

Le terme tribord indique le côté du chenal qui est à main droite du navigateur, soit qu'il marche dans le sens du courant principal du flot, soit qu'il entre, en venant du large, dans un port, une rivière, un estuaire.

Le terme bâbord indique la main gauche du navigateur dans les mêmes circonstances.

Toutes les bouées de tribord sont coniques et peintes d'une seule couleur.

Toutes les bouées de bâbord sont plates et peintes d'une couleur différente de celle des bouées de tribord, ou bien de deux couleurs.

Les extrémités des bancs du milieu d'un chenal sont marquées par des bouées sphériques, peintes par bandes horizontales blanches.

Les bouées ayant au milieu une haute superstructure reposant sur une large base sont nommées bouées-piliers, et, de même que les autres bouées spéciales, bouées à cloche, à sifflet automatique, à gaz, etc., elles sont placées pour marquer une position particulière sur la côte ou aux approches des ports, etc.

Les bouées-espars sont celles qui montrent seulement un espars au-dessus de l'eau.

Les voyants qui surmontent les bouées, telles que perches avec ballon, etc. sont toujours peints de couleur foncée.

Les perches avec ballon se mettent seulement sur les bouées de tribord; les perches avec cages sur les bouées de bâbord ; les perches avec losanges (diamants, deux cônes juxtaposés par la base) sur les bouées des extrémités extérieures des bancs du milieu, et celles avec triangles sur les extrémités intérieures des mêmes bancs.

Les bouées d'un même côté d'un chenal, d'un estuaire, etc., peuvent être distinguées entre elles par des noms, des chiffres ou des lettres, et, quand cela est nécessaire, surmontées de la balise appropriée.

HANŒDTRIER. — T. lU. 4

Les bouées de corps-morts, etc., peuvent être peintes de la couleur qui convient à Tautorité de laquelle elles dépendent; mais les bouées marquant des câbles télégraphiques sous-marins doivent être peintes en vert et porter le mot Telegraph en blanc.

Le système de coloration adopté par les administrations de la Trinity House de Londres, de Nev^castle et de HuU, sur la côte Est d'Angleterre, est une couleur unique pour les bouées de tribord et à deux couleurs pour les bouées de bâbord.

Le système uniforme de balisage, basé sur la forme des bouées, est appliqué aux approches de Liverpool, et Ton a, en outre, adopté autant que possible un système uniforme pour les cou^ leurs. Ainsi, le côté de tribord des chenaux en venant du large est marqué par des bouées coniques, rouges; le côté du bâbord, par des bouées plates, noires, et les bouées qui peuvent être laissées d*un bord ou de Tautre sont sphériques, avec des raies horizontales. En outre, chaque bouée porte la lettre initiale du passage dans lequel elle se trouve, et elles sont numérotées à partir de 1 dans Tordre où elles sont en commençant par le large. Ainsi, une bouée marquée Q I indique la bouée d'en dehors du chenal Queen; celle qui vient après est marquée Q 2, et ainsi de suite. Les bouées indiquant un chenal (Fairway) portent la lettre initiale du nom de ce chenal el les deux lettres Fy.

Les bouées d'épaves, en pleine mer ou approches d'un port ou d'un estuaire, sont peintes en vert, avec le mot Wreck en blanc; elles sont mouillées autant que possible près du côté de Tépave le plus rapproché du milieu du chenal.

Lorsque des navires ou des bateaux-feux sont placés pour marquer des épaves, ils ont leurs flancs peints en vert, s*il est possible, avec le mot Wreck en lettres blanches, et portent à une vergue élevée de 6 mètres au-dessus de la mer : de jour, deux ballons superposés hissés au bout de la vergue du côté où l'on doit passer, et un ballon de l'autre côté; de nuit, trois feux blancs disposés de la même manière que les ballons, et il n'est pas montré de feu d'évitage (voir le Livre des phares) (Gg. 13).

Dans les passages étroits ou dans les rivières, ports, etc., placés sous la juridiction des autorités locales, les mômes règles peuvent être adoptées ou modifiées comme il suit :

Fîg. 43.

Tout navire marquant une épave doit porter une vergue à laquelle on hisse, de jour, deux ballons dont la distance horizontale ne doit pas être inférieure à 1"*,8, ni supérieure à 3",6, et, de nuit, deux feux placés de la même façon. Si Ton se sert d'un barque ou d*un bateau non ponté, cette embarcation peut montrer pendant le jour un pavillon ou un ballon.

La position du navire marquant une épave par rapport à celle-ci est laissée à la discrétion de Fautorité locale.

Aux Indes Anglaises, on emploie, en principe, le même système de balisage qu*en Angleterre. Les bouées de tribord sont peintes en rouges, celles de bâbord en noir. On affecte aux premières des voyants coniques, et aux secondes des voyants cylindriques. Les ballons pleins se mettent sur les bouées extérieures des bancs du milieu et les demi-ballons sur les bouées des extrémités intérieures de ces mêmes bancs.

Le Canada emploi le système de balisage des États-Unis.

Dans les mers de Chine, les bouées rouges indiquent le côté tribord du chenal, les bouées noires celui de bâbord.

Les bouées à bandes horizontales noires et rouges marquent la passe; elles doivent être rangées de très près.

Les balises sont peintes de la même façon que les bouées.

Les bouées à bandes verticales rouges et noires indiquent les extrémités des pointes et des bancs^ des hauts fonds ou les récifs étendus traversés par un chenal.

Les bouées à damier noir et rouge indiquent les dangers de peu d*étendue de chaque côté desquels on peut passer. En général, ^elles sont placées du côté du large. Mais s'il y a lieu de préciser les côtés tribord et bâbord du chenal on met à tribord des bouées à damier rouge et blanc et à bâbord des bouées à damier noir et blanc.

Les bouées d'épaves sont vertes et portent en lettres blanches le mot Wreck.

Système des États-Unis. — Le système uniforme de balisage suivant a été adopté sur les côtes et dans les ports des États-Unis : les bouées qui doivent être tenues sur le côté de tribord des passages à partir du large sont rouges et marquées de numéros pairs, si elles sont numérotées ; celles du côté de bâbord sont noires, avec des numéros impairs.

Les bouées à raies horizontales rouges et noires marquent les obstacles ou bancs du milieu et Ton peut en passer d'un côté ou de l'autre.

Les bouées à raies verticales blanches et noires marquent le milieu des passages et doivent être rangées de près, pour parer les dangers.

Toutes les autres marques distinctives ci-après s'ajoutent aux bouées pour signaler desi endroits particuliers :

Des perches avec ballons, cages, etc., placées sur des bouées, se trouvent aux coudes des chenaux; la couleur et le numéro indiquent de quel côté on doit les laisser.

Les différents passages d'une même baie, d'un sound, d'une rivière ou d'un port sont, autant que possible, marqués par des genres de bouées différents : bouées coniques (nun) dans les principaux passages; bouées plates {can) dans les passages secondaires; bouées-espars dans les petits passages. Lorsqu'il n'y a qu'un passage, les bouées de tribord sont coniques (nun), avec la couleur et le numérotage convenable, et les bouées de bâbord sont plates {can).

La règle pour la coloration des bouées est applicable aux balises et autres amers de jour marquant les côtés des passages. En certains endroits, pour la construction de ces balises et

amers de jour, il est spécialement tenu compte de rarrière-plan sur lequel ils se projettent

Les bâtiments qui approchent des bàteaux-feux des États-Unis en temps de brouillard, temps bouché, etc...., seront prévenus de leur approche par le bruit alternatif d'une cloche et le son d'une trompe de brume à intervalles ne dépassant pas ci ni] minutes.

Autres systèmes de balisage. — Voir les instruciions relatives à chaque pays.

Article III. — Signaux des ports.

Signaux et mâts de marée. — - Il existe à l'entrée de certains ports de commerce très importants des mâts de signaux de marée dépendant de la direction du port.

On enregistre sur ces mâts, au moyen de boules, soit la hauteur de la marée au-dessus du zéro des cartes, soit la hauleur d'eau au-dessus du radier, soit enfin la profondeur dans le chenal de Favant-port (fig. 14).

Dans les ports de seconde classe, on ne hisse qu'un pavillon supérieur ou inférieur à une flamme. On prévient ainsi du jusant ou du flot les navires qui se présentent devant l'entrée pendant le temps où le port est praticable.

Le plus souvent enfin les ports ne possèdent pas de mâts de signaux et on hisse simplement un pavillon de pilote à rentrée du bassin à flot pendant le temps relativement court où, les portes étant ouvertes, on peut faire les manœuvres de bassin.

Signaux relatifs à l'interdiction de l'entrée du port. — Quand l'entrée du port est interdite, on en prévient les navires, en hissant au sommet du mât de signaux de marée de jour, un pavillon rouge, et de nuit on rend rouges les deux feux

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