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Ordre des capelages des mâts de hune

Les mâts de hune étant dans cette position, on met en place les capelages dans l'ordre suivant :

Petit mât de hune. — Estrope pour chape ou poulie d'itague, à bâbord.

Estrope pour chape ou poulie d'itague, à tribord.

Estrope commune aux deux poulies de drisse du grand foc (à tribord), et du petit foc (à bâbord).

Haubans, en commençant par bâbord.

Les deux galhaubans de l'arrière à bâbord, puis à tribord.

Le galhauban du travers bâbord et tribord.

Les étais : le faux étai passe dans le violon de bâbord au beaupré et sert de draille pour le petit foc. L'étai passe dans le violon de tribord.

La draille du grand foc : elle va passer dans son clan au bout du bout-dehors de grand foc.

Mobiles au capelage : deux poulies pour cartahus doubles d'exercice.

Pantoires de candelettes.

Pantoires de poulies de drisse d'en dehors de bonnette basse.

En dessous de la noix : quatre estropes à margouillets, pour le passage des galhaubans étranglés de perroquet et de flèche.

Grand mât de hune, — Estropes pour chapes d'ilague tribord et bâbord.

Haubans tribord, puis bâbord.

Les deux galhaubans de l'arrière tribord, puis bâbord.

Galhà'uban étranglé tribord et bâbord.

L'étai, le faux étai.

Sur le premier hauban et sur Tétai, poulies de conduite des bras de petit perroquet.

Mobiles au capelage : poulies pour les deux cartahus doubles d'exercice.

Pantoires de candelettes.

En dessous de la noix : quatre estropes à margouillets pour galhaubans étranglés de perroquet et de flèche. Le galhauban le plus près de l'arrière porte la poulie de bras de perruche.

Mâê de perroquet de fougue. — Estrope pour chape ou poulie d'itague, à tribord.

Haubans tribord, haubans bâbord.

Les deux galhaubans de l'arrière tribord, puis bâbord.

Galhauban étranglé tribord et bâbord.

Étai.

Sur le premier hauban et sur l'étai, poulies de conduite des bras de grand perroquet.

Mobiles au capelage : deux poulies pour cartahus doubles d'exercice.

. Pantoires de candelettes.

Dormant de la drisse de pic.

En dessous de la noix, quatre estropes à margouillets pour galhaubans étranglés de perruche et de flèche.

245. Confection des étais^ haubans et galhaubans de hune. — Les étais de hune sont confectionnés comme ceux de bas mâts.

Les haubans de hune se travaillent aussi comme ceux de bas mât; mais on doit observer que, tandis qu'une paire de bas haubans se capelle au-dessus de celle précédemment mise en place, les haubans de hune d'un même bord sont réunis en galette, ainsi que le montre la figure ci-dessous.

Il faut donc donner plus de longueur au bout arrière de la première paire, et faire Fœil assez grand pour comprendre celui de la paire intermédiaire à laquelle il sera marié. Quand le nombre des haubans de hune, qui ne dépasse pas 4, est impair, le hauban du milieu est terminé par un œil à épissure et placé au centre du capelage.

Les deux galhaubans de Tarrière de chaque bord se confectionnent comme les bas haubans ; ils sont faits du même bout de cordage ; en dessous de Tamarrage qui forme Toeil on place une poulie baraquette qui est fixée au moyen d'amarrages plats et d'amarrages en portugaise.

Les galhaubans étranglés (un de chaque bord) sont faits d'un même cordage sur lequel est greffé en son milieu, pour former œil, un bout de cordage de même grosseur.

Fig.loO.— Capelage en galette des haubans de hune.

246. Mettre en place le capelage des mâts de hune. — Ces capelages ne reposent pas à même sur le mât, comme ceux des bas mâts, mais bien sur des manchons en tôle cintrée (fig. 151) que l'on capelle à l'avance sur les mâts et qui reposent par une collerette sur les barres.

Pour capeler les haubans, les galhaubans et les diverses estropes qui font partie du capelage, on se sert de deux cartahus qui partent, chacun de leur bord, du pied du mât, vont passer dans des poulies aiguilletées sur l'arrière des élongis des barres,

ÉTUDE DV GRÉEMEiNT.

de Tavant à rarriére, et redescendent sur le pont par l'arrière de la hune.

Quand il s'agit des haubans et des galhaubans de Tarrière, on procède avec ces cartahus comme on l'a indiqué pour capeler une paire de bas haubans (§ 229).

S'il s'agit des galhaubans étranglés formés du même cordage, et qu'on veuille par exemple les hisser par tribord, on commence par frapper le cartahu de tribord sur le galhauban de tribord à une distance de Tœil plus grande que la hauteur du ton du mât de hune; on élonge ensuite le cartahu le long du galhauban de bâbord en faisant à mesure plusieurs bridures et une dernière à l'extrémité de ce galhauban : on voit ainsi qu'en hissant, c'est le bout du galhauban de bâbord qui monte le premier par tribord; en coupant la première bridure, on passe ce bout de l'autre bord par-dessus les barres ; en continuant à hisser et à couper les bridures au fur et à mesure, on affale le galhauban de bâbord de son bord; on arrive ainsi à l'œil, que l'on capelle quand la dernière bridure est arrivée à la poulie des barres.

Dès que les galhaubans ont été capelés, on s'occupe des étais. Pour cela on se sert des mêmes poulies que pour les galhaubans en les aiguiiletant au ton du mât de hune, au-dessus du capelage : chaque cartahu part du pied du mât, passe entre les barres, delà dans sa poulie, de rarriére à Tavant, et redescend sur le pont se frapper sur Tétai, après avoir de nouveau passé entre les barres, puis sur l'avant delà hune. La mise en place des étais de hune s'effectue ensuite comme pour les étais de bas mât.

CR

Fig. 151. — Manchon pour capelage de mftt de hune.

247. Installation des galhaubans et étais de hune. — Les deux galhaubans de l'arrière vont tout droit se raidir dans les porte-haubans, sur Tarrière des bas haubans.

Le galhauhan étranglé ou de travers descend à peu près dans le plan des haubans de hune*, vient s'appliquer dans une engôujùre découpée au bout d'un arc-boutant horizontal fixé sur la hune de façon à déborder par le travers, se rapproche ensuite brusquement du bas mât où il vient passer dans un margouillet dont Testrope fait partie du capelage du bas mât au-dessous du cercle de trelingage; si le margouillet est collé contre le mât, le galhauban de travers élonge ce dernier jusqu'à son pied où il est raidi au moyen d'un palan; si Testrope du margouillet est de longueur telle que ce dernier déborde légèrement les bas haubans, c'est en longeant ceux-ci que le galhauban étranglé va se raidir dans les porte-haubans (fîg. 152).

Les étais du petit mât de hune descendent passer dans les violons du beaupré , élongent ce dernier et viennent se raidir sur la muraille du navire, à toucher son étambrai (voir fig. 135).

Les étais du grand mât de hune vont passer dans des margouillets dont les estropes font partie du capelage du mât de misaine, élongent ce dernier et viennent, à son pied, se raidir au moyen de ridoirs.

Quanta Vétai du mât de perroquet de fougue, après avoir passé dans la moque à rouet dontTeslrope fait partie du capelage du grand mât, il se replie sur lui-même et, une fois qu'on l'a raidi, a ses deux doubles réunis par un amarrage en portugaise et un ou deux amarrages à plat.

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