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Garniture et mise en place d'un tangon

— Un tangon est un espars de bois arrondi qui porte à son extrémité d'en dedans une ferrure analogue à celle des cornes des voiles goélettes : la cheville de cette ferrure s'introduit et — TTTTTX^ repose dans un piton fixé sur la muraille

i ^^j extérieure du bâtiment par le travers du

mât de misaine ; le tangon peut ainsi se mouvoir dans deux sens, dans un plan horizontal et dans un plan verlical.

La garniture d'un tangon en partant du bout d'en dehors est la suivante :

Balancine.

Fig. 173. — Ferrure d'un taugon.

Garde-corps.

Bras de l'avant et de l'arrière.

Échelles et pantoires.

Sur les grands bâtiments, la balancîne est double : dans ce cas on a capelé à Fextrémité du tangon une petite pantoire terminée par une poulie et dont la longueur a été calculée pour que, quand la balancine sera raide, cette poulie se trouve à hauteur d'homme, par rapport au tangon; le garant de la balancine part du pied du mât de misaine, passe dans une poulie aux jottereaux, descend dans sa poulie au bout de la pantoire et remonte faire dormant aux jottereaux.

Quand la balancine est ^27n/)/e, elle part du pied du mât, passe dans une poulie aux jottereaux et va se capeler au bout du tangon.

Le garde-corps est un filin parallèle au tangon , à hauteur d'homme, dont le bout d'en dehors s'aiguillette sur la pantoire de balancine ou sur la balancine, suivant que cette dernière est double ou simple, et dont lextrémité d'en dedans se raidit à une boucle sur la muraille.

Le bras de V avant est simple ou double suivant le bâtiment; simple^ il se capelle à Fextrémité du tangon, va passer dans une poulie aux violons du beaupré, et rentre à bord en élongeant ce dernier ; double, il part du râtelier du beaupré, monte passer dans une poulie aux violons, va de là dans sa poulie au bout du tangon et revient faire dormant à côté de sa première poulie.

Le bras de Carrière est simple, quel que fioit le navire ; capelé à l'extrémité du tangon , il rentre à bord par un chaumard pratiqué dans la muraille, sur l'avant de la coupée.

Les pantoires sont des bouts de filin terminés à leur partie inférieure par des cosses; leur bout supérieur se termine soit par une fourche dont les deux branches entourant le tangon viennent s'aiguilleter au dessus, soit par un œil que Ton aiguillette sur le tangon ; d'autres fois elles sont baguées sur ce dernier.

Le^ échelles sont formées de deux bras parallèles nommés limons, qui se réunissent à leurs extrémités inférieures de façon à comprendre une cosse. Leurs bouts supérieurs sont généralement terminés en fourches et se fixent ainsi sur le tangon.

Les bâtiments reçoivent suivant leur taille, par tangon, trois

ËTUDE DU GRÉEMENT. I73

pantoires et trois échelles ou bien deux pantoires et deux échelles.

Pour mettre en place un tangon, que Ton suppose le long du bord à la mer, on se sert d'un cartahu double venant de Textrémité de la vergue de misaine et d*un palan frappé sur les haubans de misaine. On croche la poulie du cartahu double dans une erse près de l'extrémité d'en dehors ; la poulie simple du palan est frappée sur le bout d'en dedans. On hisse le tangon par ses deux extrémités et on le met à poste. En l'absence de vergue de misaine on se servirait de deux palans frappés dans los haubans, ou sur le bastingage.

274. Vergue de brasseyage. — Il y a à l'arrière des navires, dans le prolongement du couronnement, un petit arc-boutant horizontal et transversal en saillie de chaque bord; l'ensemble de ces deux arcs-boutants, qui sont généralement en fer, constitue la vergue de brasseyage.

Le capelage de chaque arc-boutant est le suivant, à partir du bout :

Dormant du grand bras.

Estrope de la poulie de palan de gai»de de brigantine. Estrope de la poulie de retour du grand bras. Estrope de la poulie d'écoute de gui.

275. Minot. — On le trouve encore sur quelques navires : c'est un bossoir en bois placé de chaque bord, un peu sur Tavant du bossoir de capon.

Son gréement comprend l'estrope de la poulie d'amure de misaine et le dormant de cette amure. Sur quelques navires, c'est le bossoir de capon qui remplit l'office de minot.

Article 2. — Manoecvres cocrantes des Voiles

276. Définitions. — Tous les filins qui, directement frappés sur les voiles , servent à leur manœuvre , sont dits manamvres courantes des voiles. Voici comment on peut les classer :

Une voile étant supposée enverguée sur une vergue, un mal ou une draille et complètement larguée ^ c'est-à-dire complètement déployée, on nomme cargms de cette voile les manœuvres qui permettent de la replier en rapprochant le plus possible contre la vergue, le mât ou la draille, les diverses ralingues de la voile; quand ces manœuvres sont pesées, la voile est dite carçttée.

Si la voile est carguée et qu'on veuille Y établir, c'est-à-dire la déployer et offrir toute sa surface aux prises du vent , on se sert :

Pour les goélettes, focs et voiles d'étai, de drisses et d'écoutes.

Pour les bonnettes de drisses, amures et écoutes.

Pour les basses voiles, à'amures et d'écoutes.

Enfin pour les huniers, perroquets et cacatois, simplement d'ecoutes, les drisses qui complètent l'établissement de ces voiles, et dont les passages ont été précédemment donnés n'étant pas directement fixées sur les voiles elles-mêmes, mais bien sur les vergues, et ne pouvant par suite être considérées comme manœuvres courantes de ces voiles.

Pour les voiles carrées, ces diverses manœuvres se complètent ensuite : par les boulines ^ filins agissant sur les ralingues de chute du vent de ces voiles pour rendre plus facile l'accès du vent et permettre ainsi de le serrer de plus près; par les palanquins y dont le but, quand on a à prendre des ris, est de rapprocher de la vergue les extrémités des bandes de ris ; enfin par les chapeaux qui soutiennent le fond des voiles et viennent en aide aux hommes lorsque ceux-ci sont chargés de serrer, c'est-àdire de ramasser le mieux possible au centre de la vergue, la toile et les ralingues d'une voile préalablement carguée.

L'article présent a pour but de donner pour chaque voile les passages des manœuvres courantes dont la nomenclature vient d'être faite.

277. Basses voiles : — 1° Confection du bouquet. — Les points d'une basse voile portent chacun trois poulies destinées au passage des amures , écoutes et cargues-points de basse voile ; l'ensemble de ces trois poulies constitue un bouquet de basse voile, et voici comment on le confectionne :

ETUDE DU GREEMENT.

On commence par faire deux grandes estropes à épissure carrée ou à erseau, dont Tune, celle destinée à être placée pardessus, devra être plus grande que Tautre de la moitié de la circonférence du cordage; après les avoir fourrées, on les réunit par un transfîlage. On place ensuite, à l'un des bouts des deux estropes réunies, la poulie à deux engoujures qui doit servir pour Técoute, et à l'autre bout celle de l'amure; toutes deux sont

Fig. 174. — Bouquet de basse voile.

maintenues par un amarrage à plat. On fixe vers le milieu, par un fort amarrage à plat, une cosse de même diamètre que celle du point de la voile; la branche de la poulie d'écoute devant être plus grande que l'autre de 20 centimètres environ.

Enfin on estrope la poulie de cargue-point sur la branche de l'écoute et à toucher l'amarrage de la poulie d'écoute.

2** Amures et écoutes. — Vamure de misaine vient faire dormant à Textrémité du minot, monte passer dans sa poulie au bouquet de la voile, redescend passer dans une poulie capelée sur le minot, un peu en dedans de son dormant, et rentre à bord en traversant les pavois de la poulaine.

Quand le bâtiment n'a pas de minot, la poulie et le dormant de Tamure se Oxent sur le pont ou sur le bossoir de capon.

Vécoute de misaine passe dans un chaumard de la muraille, entre les porte-haubans de misaine et la coupée, va de là passer dans sa poulie au bouquet de la voile et revient faire dormant à un piton extérieur, un peu sur l'arrière et au-dessous du chaumard.

L'amure de grand'voile part d'une poulie estropée à un piton sur le pont, en abord, aux environs du chaumard d'écoute de misaine, va de là dans sa poulie au bouquet de la voile et revient faire dormant, au moyen de crocs à ciseaux, sur un piton du pont, un peu sur l'avant de la poulie de retour.

Vécoute de grand'voile se passe comme celle de misaine par un chaumard de la muraille, un peu sur l'avant des portehaubans d'artimon.

3** Cargues. — La cargue-point d'une basse voile part du pied du mât, monte passer dans sa poulie sous la vergue, descend de là sur l'arrière de la voile passer dans sa poulie au bouquet et revient faire son dormant près de sa poulie de sous-vergue.

La cargue-houline d'en dedans part du râtelier d'en abord ; passe successivement dans deux^ poulies estropées sur la face arrière de chaque barre traversière de la hune, en commençant par la poulie de l'arrière; se rend dans sa poulie sur la vergue et, descendant sur la face avant de la voile, va se capeler sur un cabillot fixé à la deuxième patte de bouline, à partir du point.

La cargue-houline d'en dehors passe d'une manière analogue et se capelle sur un cabillot fixé à la patte supérieure des branches de bouline.

Les bâtiments à forte mâture ont seuls deux cargues-boulines de chaque bord; les autres n'en ont qu'une qui suit alors le passage qui vient d'être indiqué pour la cargue-bouline d'en dehors.

La cargue-fond d'une basse voiie comprend deux parties : Vitague et le garant,

Uitague {Qg, 175), après avoir fait dormant sur l'œillet o le

ÉTUDE DU GUEEMENT.

plus en dehors de la ralingue de bordure, traverse un margouillet m fouetté sur Tautre œillet o', monte de là, sur la face avant de la voilé, passer de Tarrière à Tavant dans une poulie fixée contre la face avant de la barre traversière avant et s'épisse à son extrémité sur Testrope de la poulie supérieure du garant.

Le garant passe dans une poulie aiguilletée sur la chaîne du pied de Tétai du bas mât, monte passer dans la pouHe que porte rilague et revient faire dormant sur la chaîne de Tétai, à toucher la première poulie.

Nota. — On passe quelquefois, pour pouvoir plus facilement carguer une basse voile quand il vente, des fausses cargues-hou-

175. — Dormant d'une cargue-fond sur la ralingue de bor^Jure.

Unes : leur passage est analogue àcelui des cargues-boulines, mais au lieu de venir se fixer sur les pattes des branches de boulines, elles passent dans des cosses fixées à côté de ces pattes sur la ralingue de chute et reviennent par Tarrière des voiles faire dormant sur les vergues à côté de leurs poulies : on les dit ainsi passées en étrangloir.

4® Boulines. — La bouline de misaine part du fronteau du gaillard d'avant, élonge le beaupré, passe dans une poulie aiguilletée sur la chaîne des étais de misaine et va se capeler à un cabillot estropé sur la branche de bouline intermédiaire.

La bouline de grand' voile ou grand'bouline est généralement double; sa poulie supérieure s porte une estrope qui se réunit au moyen d'un burin b à une autre estrope e fixée sur la branche de bouline intermédiaire de la grand' voile. Le garant passe donc dans une poulie p crochée au fronteau du gaillard d'avant ou

sur le plalbord de l'avant, va de là dans la poulie s et revient faire son dormant près de la poulie p.

Sur la tête du burin b est épissée une aiguillette ba qui vient se tourner devant : lorsque, dans les virements de bord, au moment de changer derrière, on choque la bouline en maintenant tournée laiguillette ba, celle-ci se raidit, fait sortir le burin de son œil et détache de la voile la poulie de bouline. Pour éviter qu alors cette poulie ne tombe sur le pont, elle est munie d'un

Fig. 176. — Bouline de grand*volle.

suspensoir scd qui va passer dans une cosse sur le dernier hauban de misaine et descend se tourner sur le pont.

5** Palanquins et chapeaux, — Le palanquin d'une basse voile consiste en une petite itague qui s'amarre sur la patte de palanquin de la ralingue de chute , passe dans le clan au bout de la vergue, et se termine par une cosse, dans laquelle on croche la candelette de hune.

On peut aussi'passerle palanquin d'une basse voile de la même manière qu'un palanquin de hunier, c'est-à-dire dans une poulie aiguilletée ou crochée au chouque du bas mât , dans le clan

ÉTUDE DU GRÉEMBNT. 179

du bout-de la vergue , dans la poulie sur la ralingue, et le dormant se fait sur la vergue.

Le chapeau d'une basse voile part du pied du mât , passe dans une poulie aiguilletée sur la chaîne de suspente, à la hauteur des élongis , descend sur l'avant de la voile , remonte sur Tarrière, en passant sous la ralingue de bordure, et vient se frapper ou se crocher dans la cosse de chapeau.

278. Huniers. — i"" Écoutes. — Les écoutes de huniers passent dans des bittons placés un peu sur l'avant des mâts, montent dans les poulies de bas-cul estropées sous la basse vergue, près du centre, élongent le dessous des basses vergues, vont dans les chaumards qui sont aux extrémités, remontent passer de dedans en dehors dans les moques à rouets aiguilletées aux points des huniers et vont faire dormant par un nœud de bois, sur les basses vergues en dehors des capelages

2° Cargues. — La cargue-point part du pied du mât, monte par le trou du chat; passe dans sa poulie sous la vergue de hune; va dans la poulie aiguilletée sur le point du hunier, et monte faire dormant sous la vergue, sur le collet du piton de sa poulie, ou autour de la vergue au moyen d'un nœud de bois.

La cargue-bmline part du pied du mât; passe par le trou du chat ; élonge le mât de hune; se rend dans le réa d'en dehors du chaumard cloué sur les élongis des barres ; descend passer dans sa poulie sur la vergue et va se capeler sur un cabillot fixé à la patte de bouline supérieure.

La cargue-fond part du pied du mât; se dirige comme la cargue-bouline; passe dans le réa intérieur du chaumard des barres ; puis dans une poulie ou un margouillet au centre de la vergue, et va se capeler sur le cabillot fixé à l'œillet extérieur de la bordure, après avoir passé dans un margouillet fouetté sur l'œillet intérieur, installation analogue à celle des cargues-fonds de basse voile.

3^* Boulines. — La bouline du petit hunier ou boulinette part du gaillard d'avant, élonge le beaupré ; passe dans une poulie aiguilletée sur le piton inférieur de la face arrière du chouque de

beaupré, et vase cabilloter sur la branche de bouline intermédiaire.

La bouline du grand hunier part du râtelier d'en abord du mât de misaine ; passe dans une poulie bridée sur le bord arrière de la hune et dont l'estrope entoure le capelage du bas mât; puis va se capeler sur le cabillot des branches de bouline.

La bouline de perroquet de fougue part du râtelier du grand mât, en abord, passe parle trou du chat; va passer dans une poulie estropée sur l'arrière du chouque du grand mât, et de la va se cabilloter sur la branche de bouline.

A° Palanquins et chapeaux. — Le palanquin d'un hunier part du pied du mât ; monte par le trou du chat ; va dans une poulie crochée ou estropée à un piton, au chouque du mât de hune; dans le clan au bout de la vergue; dans sa poulie sur la ralingue de chute au-dessous du quatrième ris, dans la huitième cosse, et vient faire dormant sur la vergue en dehors du clan.

Le faux palanquin part du pied du mât ; monte par le trou du chat; va dans le clan supérieur de la baraquette fixée entre les galhaubans de hune ; passe dans sa poulie au bout de la vergue; dans sa poulie sur la ralingue de chule au-dessous du deuxième ris, dans la quatrième cosse, et fait dormant sur la vergue en dehors de sa poulie.

Lorsqu'il est passé en cartahu simple, il suffît de le crocher dans la cosse de la ralingue de chute, après l'avoir passé dans sa poulie au bout de la vergue.

Le chapeau part du pied du mât; passe par le trou du chat; dans une poulie aiguilletée entre les élongis des barres de perroquet; descend sur l'avant de la voile; remonte sur l'arrière en passant sous la ralingue de bordure, et vient se crocher dans la cosse du chapeau.

279. Perroquets. — i** Écoutes et cargues, — Les écoutes de perroquets partent du pied du mât; élongent le bas mât; passent dans leurs poulies sous la vergue de hune; vont dans les placards, au bout de la vergue, et montent faire dormant aux points d'écoute de la voile.

LdL cargue-point part du pied du mât; passe par le trou du

ETUDE DV GRÉEMENT. 18t

chat, entre les barres de perroquet, dans sa poulie sous la vergue, et se frappe sur le point de la voile.

La cargue-fond passe, conrïme la cargue-point, entre les barres; élonge le mât de perroquet; passe dans une poulie aiguilleiée sur Tétai ; dans un margouillet sur la vergue, et fait dormant, en patte d'oie, sur les deux œillets de la ralingue de bordure.

La cargue-fond est destinée à agir sur les deux bords de la ralingue de fond: il n'y en a donc qu'une par perroquet.

La plupart du temps, sur une des branches de la patte d'oie est greffée une petite aiguillette que l'on peut amarrer quand la voile est serrée, sur la cosse fixée au renfort de chapeau du perroquet : la cargue-fond remplit alors les fonctions de chapeau.

2** Boulines, — La bouline du petit perroquet part du gaillard d'avant; va passer dans une poulie aiguilletée sur le capelage du bout-dehors de grand foc, et se capelle sur le cabillot des branches de bouline.

La bouline du grand perroquet part du râtelier de misaine en abord; monte sur l'arrière de la hune; va passer dans une poulie fixée sur la face arrière des élongis des barres de petit perroquet, et va se capeler au cabillot des branches de bouline.

La bouline de perruche part du râtelier du grand mât en abord ; va, par l'arrière de la hune, passer dans une poulie aux barres de grand perroquet, et de là, aux branches de bouline.

280. Cacatois. — Les écoutes de cacatois partent du pied du mât, ou de la hune; élongent le bas mât et le mât de hune; passent dans leurs poulies sous la vergue de perroquet; vont dans les clans au bout de la vergue et se frappent aux points

d'écoute delà voile.

hdi. cargue-point d'un cacatois part du pied du mât ou de la hune ; monte par le trou du chat? élonge le mât; passe dans'sa poulie sous la vergue, et se frappe sur le point d'écoute de la voile.

S281. Focs. — 1** Drisses. — La drisse du petit foc passe dans une poulie de retour en abord, à bâbord; monte. sur l'arrière de la hunè; passe dans sa poulie, au capelage du petit mât de hune; de là, dans une poulie au point de drisse du foc, et remonte faire dormant au capelage du mât de hune.

La drisse du grand foc passe dans une poulie de retour en abord, à tribord; monte passer dans sa poulie, au capelage du petit mât de hune; va dans une poulie au point de drisse du foc et remonte faire dormant au capelage du mât de hune.

La drisse du clin- foc part d'une poulie de retour en abord, à bâbord; monte passer, sur l'arrière de la hune et des barres, dans une poulie aiguilletée au capelage du petit mât de perroquet, et va se frapper sur le point de drisse du foc.

2' Écoutes. — Les écoutes de grand et petit foc sonlh pantoires : il y a deux pantoires et deux écoules par foc; les deux pantoires qui portent à leurs extrémités inférieures deux poulies, viennent se greffer Tune sur l'autre à leurs extrémités supérieures, de façon à comprendre entre elles (fîg. 177) une cosse; cette cosse

est ensuite aiguilletée avec le point d'écoute du foc.

Les écoutes du grand et du petit foc passent dans un chaumard de la muraille, ou dans une poulie estropée à un piton à cosse fi^ié dans la muraille, près du bossoir; de là, dans la poulie de la pantoire du foc , et font dormant à un piton sur l'arrière du bossoir de traversière.

Les écoutes de clin-foc sont formées d'un même bout de filin aiguilleté par son milieu sur le point d'écoute du foc : chaque branche sert d'écoute suivant le bord d'où vient le vent et rentre à bord directement par un chaumard de la muraille.

3® Halebas et cargue. — Le halebas du petit foc passe dans un des clans du râtelier du gaillard d'avant, ou dans une poulie estropée à un piton sur le platbord à bâbord devant; dans une

Fig. 177. — Aiguillelage des écoutes de foc avec le point d'écoute

poulie aiguilletée sur la draille, à toucher les violons; de là, dans toutes les bagues, et fait dormant au point de drisse.

Le halebas du grand foc passe dans un des clans du râtelier du gaillard d'avant, ou dans une poulie estropée à un piton sur le platbord, à tribord devant; élonge le beaupré et le boutdehors de grand foc; passe dans une poulie aiguilletée sur le rocambeau ou au capelage du bout-dehors; de là, dans toutes les bagues et fait dormant au point de drisse.

Le halebas du clin-foc passe dans un des clans du râtelier du gaillard d'avant, ou dans une poulie estropée à un piton sur le platbord, à bâbord devant; élonge le beaupré et les deux bouts-dehors; passe dans une poulie aiguilletée au capelage du bout-dehors de clin-foc; delà, dans toutes les bagues, et fait dormant au point de drisse du foc.

La cargue du grand foc vient faire dormant par son milieu à une patte placée sur la ralingue de chute arrière du grand foc au quart de sa longueur au-dessus du point d'écoute; chacun des bouts du filin va de chaque bord du foc passer dans une poulie ou un margouillet aiguilleté à une patte de la ralingue de têtière, descend le long de la draille en dehors des bagues, pa^se dans une poulie aiguilletée au capelage du bout-dehors de grand foc, ou sur le rocambeau, et rentre à bord sur le gaillard d'avant.

Le petit foc et le clin- foc n'ont pas de cargues.

282. Voiles d'étai. — Les voiles d'étai telles que la trinquette, la pouillonse, etc.. sont aussi à drisses et à halebas : on passe ces manœuvres d'une façon analogue aux drisses et aux halebas des focs : les écoutes sont doubles, à deux branches de même longueur.

283. Brigantine et goélettes. — l"* Brigantine enverguée sur la corne. — V écoute de brigantine passe dans le clan vertical à l'extrémité du gui, dans la moque du point d'écoute delà voile et va faire dormant au bout du gui, en dehors du clan.

Les cargues comprennent : les étrangloirs, les cargues hautes et les cargues basses, L'étrangloir de brigantine se compose d'une itague et d'^un

garant. Vitague fait dormant, par son milieu, sur la ralingue de chute arrière ; vient de chaque côté passer dans une poulie estropée à un piton sous la mâchoire, et s*épisse sur Testrope de la poulie dans laquelle passe le garant.

Le garant part du pied du grand mât, passe dans une poulie aiguilletée sur les chaînes de Tétai d'artimon, à la hauteur du râtelier du grand mât, de là dans la poulie de Titague, et fait dormant près de sa poulie de retour.

Il y a de chaque bord deux cargues hautes et deux cargues basses : les cargues hautes partent de poulies en abord; passent dans leurs poulies sur la corne et vont faire dormant à des pattes sur la ralingue de chute arrière. Les cargues basses partent du pied du mât, passent dans des poulies dont Testrope entoure le mât d'artimon ou s'aiguillette sur le mât de corde, et font dormant sur des paltes de la ralingue de chute arrière.

Chaque cargue haute ou basse est formée, pour les deux bords, par le même bout de filin. C'est donc le milieu du filin que Ton bride sur la ralingue de chute arrière, et chaque bout suit le passage qui vient d'être indiqué.

Quelquefois les cargues hautes passent dans des poulies de conduite à la mâchoire de la corne et descendent alors au jjjed du mât.

2* Brigantine à rideau. — C'est une brigantine qui peut se hisser ou se haler-bas le long de la corne, d'où une drisse et un haîebas.

La drisse part du pied du mât, monte passer dans une poulie crochée sur la face arrière du chouque du mât d'artimon, va de là dans le clan à l'extrémité de la corne, descend dans une poulie crochée au point de drisse de la voile et remonte faire son dormant sur la fusée de la corne, au-dessus du clan.

Le halehas part du pied du mât , va passer dans une poulie à la mâchoire de la corne, et fait dormant au point de drisse, après avoir passé en dehors de toutes les griffes.

Une brigantine à rideau comporte une cargue-poinl et des cargues basses (deux ou trois de chaque bord).

La cargue-point ou lève-nez est simple : elle se frappe sur le

ETUDE DU GREEMENT. 185

point d'écoute, va passer dans une poulie à la mâchoire et descend au pied du mât.

Chaque cargtie basse est double : c'est un bout de filin bridé par son milieu sur la ralingue de chute arrière : chaque bout va Tun d'un bord, l'autre de l'autre bord de la voile, passer dans une poulie qui est aiguilletée sur la ralingue de chute au mât.

3** Goélettes. — Celles-ci comprennent non seulement la grand' voile goélette et la misaine goélette, qui ont chacune leur corne respective, mais aussi l'artimon, sorte de goélette plus petite et de toile plus forte que la brigantine, qui, comme cette dernière, s'établit, lorsqu'il vente, sur le mât d'artimon et par suite sur le gui et la corne de brigantine : l'artimon n'est jamais à rideau. On le borde au moyen d'un palan.

Quant à la grand'voile et à la misaine goélette, chacune d'elles est munie d'une écoute à deux branches d'inégales longueurs, la plus petite étant terminée par une cosse. On peut ainsi, en faisant successivement passer la longue branche dans une poulie de retour, puis dans la cosse de la petite branche, puis enfin dans une deuxième poulie de retour, agir sur le point d'écoute avec une sorte de palan en trois. S'il vente frais, on remplace ce système par une forte caliorne.

Si ces goélettes sont à rideau, ce qui a lieu le plus souvent, elles ont pour les manœuvrer, une dnsse, un haletas, un lèvenez et à^^cargues basses installés comme sur une brigantine à rideau.

Si elles sont enverguées sur la corne elles ont un étrangloir, des cargues hautes et des cargues basses,

Uélrangloir est double : bridé par son milieu sur une patte de la ralingue de chute arrière, ses deux branches vont chacune de leur bord passer dans une poulie à la mâchoire et descendent au pied du mât.

Le passage des cargues hautes et basses d'une goélette ne diffère pas de celui des cargues similaires d'une brigantine.

284. Bonnettes. — 1° Bonnettes basses, — Les manœuvres courantes d'une bonnetle basse comprennent : une drisse d'en

dehors, une drisse d'en dedans, une écoule, une patte d'oie qui sert de bras à la vergue inférieure de la bonnette, enfin un lève-nez qui remplit les fonctions de cargue (voir fig. 208).

La drisse d'en dehors de bonnette basse part du pied du mât de misaine; passe par le trou du chat; dans une poulie eslropée à une pantoire qui fait partie du capelage du mât de hune; va dans une poulie capelée à l'extrémité du bout- dehors de misaine, et se frappe sur le milieu de la vergue de bonnette.

La drisse d'en dedans de bonnette basse part du pied du mât ; passe dans une poulie fouettée sur le bord de la hune ou sur la suspente, et se frappe sur la cosse d'empointure intérieure-

L'écoute de bonnette basse est fVappée au point d'écoute et rentre à bord, pour se tourner directement sur le ponL

La patte d'oie de bonnette basse passe dans un des clans du chaumard. sur l'avant de la coupée et va s*épisser sur la cosse qui se trouve sur la patte d'oie proprement dite. Cette dernière patte d'oie est capelée, par chacun de ses bouts, à égale dislance du milieu de la vergue de bonnette inférieure.

Le lève-nez de bonnette basse part du pied du mât; passe dans une poulie aux jottereaux ou sur la suspente, dans une pouhe à fouet frappée sur le milieu de la vergue supérieure, et va se frapper sur le miJieu de la vergue inférieure.

En outre, on peut aussi nommer comme manœuvres de la bonnette basse, le bras et la balancine qui servent à l'établissement du bout-dehors qui la supporte.

Le bras du bout-dehors de misaine passe dans un des clans du chaumard sur l'avant de la coupée, et fait dormant en patte d'oie ou s'aiguillette sur Texlrémité du bout-dehors en dehors de la poulie de drisse.

La balancine du bout-dehors sert à soulager le bout-dehors du poids de la bonnette basse; elle consiste en une pantoire qui est capelée sur le bout-dehors après la poulie de drisse, et qui porte à son extrémité une cosse dans laquelle on croche la poulie inférieure de la candelelte de hune.

â'' Bonnettes de hune. — Les drisses de bonnettes de hune passent dans des poulies coupées sur le pont au pied des mâts,

OU bien dans un chaumard des biltons de manœuvre, montent par le trou du chat; passent entre les traversins des barres; vont dans des poulies capelées en civière sur les chouques des mâts de hune; dans leurs poulies au bout des vergues de hune, et se frappent dans Tencoche de la vergue de bonnette par un nœud de drisse de bonnette.

Les amures de bonnettes de hune passent : celles du petit hunier, dans les chaumards de la muraille sur Tavant des coupées ; celles du grand hunier dans des chaumards sur le platbord, près du couronnement. Elles vont ensuite passer dans une poulie estropée sur un piton à cosse à Textrémité du bout-dehors de basse vergue, et se frappent sur le point d'amure (voir fig. 208).

Les écoutes de bonnettes de hune sont à deux branches, formées par le même bout de filin dont le milieu est maintenu par un petit amarrage sur la cosse du point d'écoute; pour les raidir, on les passe dans une poulie de retour, sur le pont.

Un des bouts de l'écoute sert, au besoin, à rentrer la bonnette sur Tavant de la basse vergue.

3** Bonnettes de perroquet. — Les drisses de bonnettes de perroquet partent du pied des mâts; montent par le trou du chat; passent entre les traversins des barres, et se rendent dans une poulie aiguillelée au capelage de perroquet; vont, de là, dans la poulie de drisse au bout de la vergue de perroquet et se frappent dans l'encoche de la vergue de bonnette.

Les amures de bonnettes de perroquet parlent des hunes, vont passer dans les poulies estropées &ur les pitons à cosse fixés aux extrémités des bouts-dehors, et se frappent aux points d'amure des bonnettes. Elles sont tournées dans les hunes (voir fig. 208).

Les écoutes sont à deux branches comme celles des bonnettes de hune et descendent du point d'écoute dans les hunes, où elles sont embraquées et tournées.

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