CHAPITRE IV
dréenàents partienllera à certeins bAtlnAenOu
Article 1. — Gréements des Phares abaissés et des Phares goélettes.
285. But du présent article. — Comme il a élé dit au § 104, un certain nombre de navires sont actuellement munis de mâtures dites à phares abaissés. Plusieurs d'entre eux, notamment parmi les cuirassés déjà anciens , sont des bâtiments à phares carrés transformés en phares abaissés : pour ceuxci les modifications que cette transformation a fait subir au gréement sont de peu d'importance ; il n'en est pas de même des navires qui dès leur mise en service ont été gréés en phares abaissés. C'est surtout de ceux-là que le présent article s'occupe spécialement; son but est donc d'indiquer les différences qui existent entre le gréement d'un phare abaissé, tel que le comporte le dernier règlement, et le gréement d'un phare carré, tel qu'il a élé décrit au chapitre précédent. On trouvera également à la suite quelques renseignements sur les phares goélettes.
286. Classification des navires à phares abaissés. — Par suite de ce que certains bâtiments primitivement carrés ont été transformés en phares abaissés et que cette transformation a été plus ou moins complète, par suite également des grandes différences existant de nos jours entre les bâtiments.
même lorsqu'ils sont rangés sous une dénomination identique {cuirassés, croiseurs, transports), etc., il est bien difficile de déterminer rigoureusement les types auxquels on peut rattacher les diverses mâtures à phares abaissés en usage actuellement. La meilleure indication à suivre pour cela paraît être de les classer suivant leurs beauprés y en désignant par ce mât Tensemble du beaupré proprement dit et de ses bouts-dehors. A ce sujet, les bâtiments à phares abaissés peuvent se diviser en quatre groupes :
1®' Groupe : navires portant des beauprés anciens.
2*^ Groupe : navires portant des beauprés dits des transports,
3® Groupe : navires portant des beauprés dits des croiseurs,
4* Groupe : navires n'ayant pas de beauprés, mais un simple bout'dehors dit bâton de foc.
Les navires des deux premiers groupes portent généralement à leurs trois mâts des voiles carrées. Les navires des deux derniers groupes ont un mât d'artimon installé en mât goélette.
Par suite de cette classification, il est tout naturel de commencer par la description de ces différents genres de beauprés.
287. Beauprés et bout-dehors de focs. — i""' Groupe : beauprés anciens, — D'une manière générale ces beauprés conviennent aux grands bâtiments où pour balancer la voilure on est obhgé d'admettre l'emploi de focs de la plus grande dimension. Leur usage est actuellement très restreint ; ils comprennent :
Un bas mât en bois ou en tôle à saillie plus ou moins réduile (comparativement aux beauprés des bâtiments à phares carrés).
Un bout-dehors de grand foc.
Un bout-dehors de clin-foc.
Ces mâts, leurs capelages, et leur tenue, ne diffèrent pas de ceux que nous avons étudiés au chapitre III, sauf que les bas mâts n'ont en général que deux sous -barbes.
Ils portent également des arcs-boutants de beaupré et de martingale qui ne diffèrent de ceux déjà décrits qu'en ceci : au lieu de porter un croc destiné à se crocher dans les pitons du chouque de beaupré ou sur le cercle en fer de ce dernier, ils sont munis
t d'une ferrure à œil qui se capelle sur les crocs alors fixés au
1 chûuqiie et sur le cercle en fer du beaupré.
I !2^ Groupe: beauprés dits des transports. — Ce système s*appli-
f[ueplu3 spécialement aux transports, mais peut aussi être ins- I tallé sur les autres navires quand les exigences du plan de voi-
* fure le nécessitent; il comprend (fîg. 178) :
I Un bas mât fixe en bois ou en tôle.
I Lh\ bout-dehors de grand foc.
I Le bas mât ne diffère pas des bas mâts déjà décrits ; il n'a
I que deux sous-barbes.
Le bout-dehors de grand foc n*a pas de blin à son extrémité i eL fjorta un demi-clan, pour Tétai du petit mât de perroquet.
r Les arcs -boutants de beaupré et de martingale sont semblables
( H cetix décrits pour le premier groupe. A part cela, ces mâts, leurs
I rapeldges et leur tenue, ne diffèrent pas sensiblement de ceux
I décrits au chapitre III.
d"" Groupe : beauprés dits des croiseurs. — Ce système est indiqué pour les bâtiments dont la teugue porte un canon de chasse qm serait gêné par. un beaupré fixe. Il comprend (fîg. 179) : Un bas mât mobile qui peut se rentrer à l'intérieur du navire. Un bout-dehors de clin-foc.
Le bas mât, qui n'est à proprement parler qu'un bout-dehors de grand foc muni d'un chouque, est en bois d'une seule pièce (lig. 180); il n'a pas de liure.
Il porte une clef qui le maintient dans les bittes du pont, un cercle à pitons pour haubans et sous-barbe (il n'en a qu'une) et un clîin pour guinderesse. Son chouque est en fer forgé et ressemble à un blin de forte taille. Les arcs-boutants de beaupré éont opprimés; l'arc-boutant de martingale et le bout-dehors de clin-foc n'offrent rien de particuher; ce dernier vient s'appuyer par sa caisse contre l'extrémité avant du gaillard. La draille de petit foc est le faux étai du mât de misaine, qui ne vient plus se raidir sur le beaupré, mais bien au bout du gaillard. La draille de grand foc est le faux étai du petit mât de hune, qui va passer dans les violons à l'extrémité du beaupré. Enfin la draille du clin-foc est l'élai du petit mât de perroquet.
Manuel du maiiGeamep ^
4* Groupe : bâtons de foc, — Ce groupe, qui se rattache à celui des croiseurs, comprend les bâtiments à phares abaissés qui n'ont à lavant qu un simple bout-dehors, appelé bâioade foc, ordinairement horizontal, et analogue comme tenue et comme construction au bas mât de beaupré des croiseurs, sauf qu'il n'a point de chouque à son extrémité.
Ce bout-dehors peut être facilement rentré et permettre ainsi de mettre rapidement en état de tirer la pièce de teugue de ces navires.
Sur ces bâtiments, les étais de misaine et du petit mât de hune se raidissent à l'extrémité du gaillard.
Fig. 180. — Phares abaissés. — Beaupré, système des croiseurs.
Bas mâts verticaux. — Les bas mâts verticaux peuvent être confectionnés soit en bois d'une seule pièce ou d'assemblage, soit en tôle.
Les bas mâts en bois d'assemblage sont semblables à ceux décrits au chapitre I, avec le ton rond et les jottereaux plaqués latéralement.
Les bas mâts en bois d'une seule pièce ont le ton carré à angles arrondis ; la noix est octogonale, les jottereaux dits dévoyés, sont obliques, de façon à former entre eux un angle aigu dont l'ouverture est tournée vers l'avant.
Les bas mâts en tôle ont le ton rond et des jottereaux obliques en tôle rivés sur le fût.
Quand les bas mâts sont presque verticaux et faits d'assembla^a* ou de tôle de fort diamètre, ils portent des hunes peu différentes des hunes déjà décrites, mais généralement transformées en plateformes militaires. Sur les navires légers où les bas mâts sont inclinés, d'une seule pièce ou en tôle de faible diamètre, les hunes sont remplacées par des barres à capelcr ifig- 181).
Fig. 181.
n — ET
Barres à capeler.
Les barres à capeler se mettent en place sur les jottereaux par un procédé analogue à celui que nous avons indiqué pour les hunes ordinaires.
On remarquera que sur ces barres à capeler il n'existe plus de trous pour le passage des eslropes des poulies de drisses de basses vergues, ni pour le passage des lattes des caps de mouton, mais simplement des entailles c,c'. Ces entailles sont destinées à recevoir des lattes en fer, coudées, terminées à leurs extrémités par des œils {H^. 182), que Ton nomme gambes de revers. L'œil supérieur sert au ridage des haubans de hune; Toeil inférieur est destiné à recevoir le croc d'une tringle eri fer ^^' dont la
Fig. i^. — Gambes de revers.
ilanuel du manœuvrier Tome I
Fig. 183
Capelag4
partie inférieure vient se boulonner sur le cercle de trelingage du bas mât (fig. 183); c'est à proprement parler cette tringle qui devrait porter le nom de gambe de revers, car c'est elle qui en fait roffîce ; il y a ainsi 2 ou 3 de ces tringles de chaque boni.
Sur quelques navires à phares abaissés, on a également modifié Tinstallation des haubans et essayé du système suivant {^g. 183) : au ton du bas mât sont capelées trois estropes en fil de fer dont chacune porte un croc de chaque bord ; ces eslropes sont ainsi disposées l'une par-dessus l'autre de façon que les crocs ne se superposent pas, mais viennent pendre d*^ chaque bord contre le mât de l'avant à l'arrière, le croc de Tavant appartenant à l'estrope la première capelée.
Sur chacun de ces crocs se croche, par son milieu au moyen d'une cosse, un cordage en fil de fer, dont les deux branches v<^nant se raidir dans les porte-haubans ou sur le pont en abord, constituent les paires de haubans. Cette installation offre Tavaiitage que pour le combat, afin de laisser le champ libre àrartillerie, on peut, en dévissant les ridoirs des haubans, décrocher ceux-ci de leurs crocs, et envoyer le tout à fond de cale, ce qui supprime en même temps un fardage dangereux. Cependant ce système doit présenter des inconvénients, car il n'a point été mis en service sur les plus récents bâtiments, tels que le Tage, le S fax y etc..
289. Basses vergues. — Les basses vergues sont en tout semblables aux anciennes et prennent les mêmes garnitures, sauf pour les filières d'envergure et de ris, qui y sont remplacées par une seule filière métallique; c'est une barre de fer aplatie
Fig. 1^4. — Filière métallique.
courant parallèlement au-dessus delà vergue dont elle est légÈ-
MANGEUVRIER. — T. I. 13
194 MANUlîL DU MANŒUVRIER.
rement écartée par des taquets en bois : elle est fixée à la vergue par des vis qui traversent également ces taquets (fig, 184).
Ainsi qu'on l'a remarqué plus haut, les hunes n'ayant pas de trous pour le passage des estropes des poulies de drisse de basse vergue, ces estropes viennent s'appuyer contre la face avant de lahune(fîg. 183).
Leur dormant, commun aux deux estropes, se fait par un tour mort autour du ton du bas mât au-dessus du dormant de la suspente.
Cette dernière est installée de la manière suivante (fig. 183). Un cordage en fil de fer fait dormant par son milieu et au moyen d'un tour mort sur le ton du bas mât où il est soutenu par un taquet. Les deux bouts viennent, au moyen de manilles, supporter un anneau triangulaire : c'est sur ce dernier qu'effectue son dormant la chaîne de suspente, laquelle se fixe simplement et sans échappement, au moyen d'une manille, sur l'anse du cercle de suspente de la vergue.
Enfin, les drosses en filin y sont remplacées par un appareil dit drosse en fer et que nous allons décrire, d'autant que, comme il a été dit au § 256, ces drosses en fer sont parfois usitées ailleurs que sur les navires à phares abaissés.
Ces drosses en fer sont en principe formées des pièces suivantes : un arc-boutani à mâchoire embrassant un cercle en fer que porte le bas mât à la hauteur de la basse vergue, un étrier à deux branches horizontales dit étrier de brasseyage fixé sur l'arrière de la basse vergue au moyen de deux cercles en fer, un pour chaque branche; enfin un piton reliant l'arc-boutant à l'étrier de brasseyage et tel que la vergue peut tourner autour dans un plan horizontal et dans un plan vertical {Tig, 185-186).
Deux systèmes de drosse en fer sont en usage : le système dit à arceau et le système dit à la marchande.
Ainsi qu'on le voit parla figure 185, dans le système dit à arceau, qui convient surtout aux croiseurs, l'arc-boutant AOB déborde le mât considérablement, de façon à laisser sur Tavant de ce mât un espace libre qui sert au passage du mât de hune quand on le guindé ou quand on l'amène. Le piton CD traverse
1 arc-boutani par un trou arrondi qui lui permet de tourner autour de son axe et par suite permet à la vergue de tourner dai>s un plan vertical; ce piton est fixé à Tétrierde brasseyage EFG, au moyen d'un boulon vertical KL, et cette disposition permet à la vergue de tourner dans un plan horizontal.
Fig. 185. — Drosse à arceau.
Dans le système dit à la marchande^ plus spécialement réservé aux transports, la figure 186 montre que le piton G D vient se baguer au moyen d'un œil vertical dans Tœil horizontal de Tarc-boutant AOB, ce qui permet à la vergue de tourner dans le plan horizontal. Le piton s'introduit ensuite dans la noix F, de
l'étrier de brasseyage E F G, de façon à lui servir de pivot et à permettre à la vergue de tourner dans le plan vertical.
Ce système rend longue et difûcile Topération de guinder ou d'amener un mât de hune. 11 faut en effet, pour lui livrer pas-
Fig. 1S6. ^ Drosse à la marchande.
sage, retirer la clavette H, appeler la basse vergue de Tavanl pour la dégager du piton, mettre ce dernier en pendant le long du bas mât et faire tourner Tarc-boutant AOB pour le rabattre sur le côté.
ÉTUDE DV GREEMENT. 197
290. Mâts de hune. — Les mâts de hune des phares abaissés sont nommés mâts de hune à flèche; la flèche qui sert de mât de perroquet est le prolongement du ton du mât se terminant par une seconde noix : cette seconde noix sert à supporter le capelage du mât de perroquet, tandis que la première supporte le capelage du mât de hune.
Voici Tordre de ces capelages :
Mât de hune, — Étais, sous lesquels s'aiguillette à toucher le capelage une petite chape à bride pour chapeau du hunier.
Estrope commune aux chapes d'itague du hunier.
Estrope commune aux deux poulies à violons en fer pour cartahus doubles et cargues-fonds de hunier.
Haubans, une paire de chaque bord, dans Tordre indiqué suivant le mât.
Galhaubans de Tarrière (une paire de chaque bord).
Piota, — Quand il s'agit du petit mât de hune, il porle une draille de grand foc qui se capelle au-dessus de Tétai ; quant aux drisses de focs, elles passent alors dans les réas supérieurs des poulies à violons.
lUât de flèche ou de perroquet, — Étai sous lequel s'aiguillette à toucher le mât une petite chape à bride pour cargue-fond de perroquet.
Galhaubans (un de chaque bord).
Estrope à chape qui sert pour la drisse de clin-foc au petit mât de hune et pour drisse de voile d*étai au grand mât.
On voit que les galhaubans étranglés ont été supprimés dans les deux capelages; haubans, galhaubans et étais se capellent au moyen d'un œil.
Voici maintenant comment on met en place les capelages.
Le mât de hune ayant sa guinderesse passée en quatre est à telle hauteur que sa tête s'engage dans le chouque du bas mât sans le dépasser : sur la noix de perroquet on a capelé une bague en fer A, destinée à supporter le capelage, et sur la noix du mât de hune un cercle en fer B, destiné à supporter la croisette et munie d'une encoche G (fig. 187-188).
Cette croisette (fig. 189) n'est autre qu'une barre de fer
courbe DE à section carrée, portant à son arrière un anneau FG destiné à être capelé par-dessus la bague B, et muni d'un tenon H qui viendra s'emboîter dans Tencoche G.
Fig. 187. — Bague de capclage de la noix de perroquet.
Fig. 189. — Cercle de la noix de hune.
Fig. 189.— Croisette lenant lieu de barres de perroquet
Fig. 190. — Manchon pour capelage de mât de hune à flèche.
Cette croisette a pour but de remplacer les barres en permettant aux hommes de s'y tenir pour la manœuvre des perroquets.
Gela dit, on dispose sur le trou rond du chouque la croisette, tournant vers l'avant sa convexité; on place par dessus le manchon en cuivre jaune LM, dont l'entaille N P vient embrasser le collet IK de la croisette, et qui s'emboîte ainsi sur l'anneau F G de celte dernière.
Ge manchon est destiné à recevoir le capelage du mât de hune que Ton capelle
sur lui dans l'ordre indiqué plus haut.
tV.191
Par-dessus ce manchon on vient asseoir le capelage de perroquet, et par-dessus ce capelage, on installe le manchon pour chape de paratonnerre, le paratonnerre et la pomme.
Cet ensemble ainsi disposé bien au-dessus du trou rond du chouque, on guindé le mât de hune dont la tête s'engage d Sabord dans le manchon pour chape et dont la bague de noix de flèche reçoit peu après le capelage de perroquet. On continue à guinder, et le cercle de la noix du mât de hune vient recevoir la croisette qui supporte, comme nous Tavons dit, le manchon et par suite le capelage du mât.
Les figures 191 et 192 donnent Faspect de ces capelages quand ils ont été mis en place. Les étais se rident au moyen de ridoirs ou de caps de mouton; quant aux haubans, ils se terminent par des cosses ou de petites moques en fer autour desquelles ils s'enroulent en se repliant sur eux-mêmes au moyen de trois amarrages; ils se raidissent au moyen de rides passant dans ces cosses et les œils supérieurs des lattes en fer décrites plus haut sous le nom de gantbes de revers.
Les passages des étais sont variables suivant les groupes.
Dans les deux premiers groupes^ les étais ont des passages analogues à ceux des bâtiments carrés, sauf pour l'étai du mât de perroquet de fougue, qui va directement au pied du grand mât et pour les étais du grand mât de hune, dont l'un, celui de tribord, va au pied du mât de misaine tandis que celui de bâbord, qui sert de draille à la grand' voile d'étai de hune, vient passer dans une moque estropée à mi-hauteur du bas mât de misaine pour aller de là se raidir sur le pont.
Dans le troisième groupe, installation analogue à la précédente
Fig. i91 et 192. — Phares abaissés. — Capelage de perroquet.
D, Chape à bride pour cargae-fond de perroquet.
E, Cbape À bride pour drisse de voile d'étai [grand mât) ou pour drisse de clin-foc (mât de mUaine et beaupré du système des Croiseurs.)
pour les étais du mât de perroquet de fougue et du grand mât de hune; de plus, les étais de misaine viennent se fixer à l'avant du gaillard d'avant et non plus sur le beaupré : le faux étai sert de draille de petit foc, le faux étai du petit mât de hune sert de draille de grand foc; enfin Tétai de flèche sert de draille de clin-foc. (Voir fîg. 179.)
Enfin sur les navires du 4* groupe, l'installation des étais ne diff'ère de celle du 3® groupe qu'en ce que les étais du petit mât de hune viennent se raidir à l'avant du gaillard, à toucher les ridoirs des étais de misaine et que le bâton de foc porte à son extrémité les retours de l'élai de flèche et de la draille du foc.
291. Vergues de hune et de perroquet. — Les difl'érences à signaler dans les vergues de hune sont les suivantes : le clan pour palanquin est supprimé; les ferrures à branches et à liges carrées des extrémités sont remplacées par des ferrures à branches et à œil semblables à celles des vergues de perroquet; les vergues de hune ne doivent plus avoir de boutsdehors, et par suite de bhns à leurs extrémités; il n'y a qu'un seul cercle à anse pour ilague ; une filière métallique en fer plat installée comme sur les basses vergues sert à la fois de filière d'envergure et de filière de ris; enfin les vergues ne portent généralement pas d'adents et sont d'ordinaire garnies de quatre cercles à pitons pour em pointures de ris (deux de chaque bord).
Les vergues de perroquet ne diffèrent des anciennes qu'en ce qu'elles n'ont pas de clans pour les écoutes de cacatois.
292. Cornes, bouts-dehors et vergues de bonnettes. — En principe, toutes les cornes doivent être à mâchoires; elles sont employées indifféremment soit comme cornes de goélette, soit comme cornes de brigantine; dans ce dernier cas, on les complète s'il y a lieu par un fuseau en fer (fig. 193)
portant un clan pour la drisse de pavillon. Il n'y a plus de bouts-dehors de C^^^ - :^ Jf'^- l hune, et quant aux basses vergues, la
FIg. 193. - Fuseau en fer ''^'^f ^ ^^ *^''^^"^ ^.^"^^ ^" ^^^ "^""»^pour corne de goélette. Il n'y a plus par Suite de bonnettes de
perroquet, et le mât de misaine seul a une bonnette basse et une bonnette de hune.
Les bouts-dehors et vergues de bonnettes n'offrent aucune particularité.
293. Voiles et manœuvres courantes. — La confection des voiles des phares abaissés est analogue à celle des voiles des bâtiments carrés :les huniers portent au plus trois ris.
Les bâtiments à phares abaissés ont une misaine goélette, une grandVoile goélette, une briganline et un artimon de cape.
ils ont trois focs et une trinquette pour les deux premiers groupes, trois focs pour le 3** groupe, deux et quelquefois un seul pour le 4® groupe.
Les voiles d'étai sont pour les deux premiers groupes : la grandVoile d'étai de hune et la grand' voile d'étai de flèche, sur les étais du grand mât de hune et du grand mât de flèche ; le foc d'artimon sur l'étai du mât d'artimon. Les autres groupes ont les mêmes voiles d'étai, sauf le foc d'artimon.
Enfin les bâtiments des deux derniers groupes ayant leur mât d'artimon gréé en mât goélette, ont au-dessus de la brigantine une voile triangulaire dite flèche en cul. Son installation est décrite dans les renseignements fournis sur les phares goélettes.
Les manœuvres courantes de toutes ces voiles sont installées d'une façon analogue à celle décrite au chapitre précédent; cependant on a, sur quelques navires à phares abaissés, modifié de la manière suivante l'installation des gros palanquins, cargues-points et écoutes des huniers (fîg. 194),
En principe, le faux palanquin est supprimé.
Le gros palanquin part du pied du mât, passe par le trou du chat, élonge le mât de hune, va passer dans une poulie crochée sous la vergue de hune près de son centre, élonge le dessous de la vergue de hune, va passer dans une poulie estropée à la fusée, descend passer dans une poulie crochée sur la sixième cosse, au-dessous de la 3° bande de ris, et remonte faire dormant sur la fusée de la vergue en dedans de sa poulie. Le palanquin est dit ainsi passé en calebas,
La cargue-point part du pied du mât, passe par le trou du chat,
va passer dans une poulie frappée sur une estrope qui est fixée sur le piton de la balancine de basse vergue du bord opposé, descend passer dans sa poulie au point du hunier et révient faire dormant sur sa poulie au chouque.
Fig. 194. —Phares abaissés. — Cargue-poînt, palanquin et écoute d'un hunier.
B, B, B, Cosses pour empointures de ris. — A, A, A, CJosses pour grand palanquin. — Écoute: G, Croc à ciseau; D, Itague; 'E, Palan, — Cargue-point : H, Estrope fixée an piton de balancine K; "L, Poulie au chouquet frappée sur l' estrope H; M, Poulie pour cargue-point sur la voile. — F, Palanquin.
V écoute se compose de deux parties : une itague et un palan. L'itague est crochée par un croc à ciseau sur le point du hunier, va passer dans son chaumard au bout de la basse vergue, élonge le dessous de celle-ci, passe dans une poulie crochée sous la basse