Bitture d'un grelin. — Toumevire. — Il peut se
Fig. 223. — rournevire.
faire qu'un navire veuille mouiller directement une ancre à jet sur laquelle est étalingué un grelin. Pour cela, à l'avance, on monte sur le pont une certaine longueur de ce grelin, que l'on dispose de façon à ce qu'il file sans obstacle au moment où on mouillera l'ancre. Cette quantité de filin ainsi préparé s'appelle bitture de grelin.
Si on veut lever ensuite cette ancre au moyen du cabestan et si le grelin est trop gros pour être directement tourné sur la cloche, on se servira d'un appareil nommé tonrnevire. C'est un bout de grelin garni de pommes de distance en dislance et terminé à chacun de ses bouts par un œil destiné à aiguilleter ensemble ses deux extrémités.
Supposons que l'ancre à lever soit à tribord; on prendra l'un des bouts de la tourne vire, on l'enverra par bâbord passer sur l'avant du mât de misaine et on le fera revenir par tribord sur l'arrière, le long du grelin élalingué sur l'ancre, avec lequel on le mariera au moyen de garcettes à toucher les pommes; on lui fera faire deux ou trois tours au cabestan et on aiguiilettera l'œil qui le termine sur l'œil de l'autre bout de la tournevire.
On vire : à mesure que le câble rentre, on largue les garcettes de l'arrière pour en frapper de nouvelles à l'avant, et ainsi de suite.
La tournevire servirait encore à lever une ancre munie d'une chaîne, si l'on ne pouvait pas se servir de Tengrenage du cabestan.