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IV- — NUMÉRATION DES GLOBULES DU SANG

La numération des globules du sang a été, dans ces derniers temps, l'objet de travaux spéciaux auxquels se rattachent les noms de Malassez et de Hayem; c'est d'après ces deux observateurs que nous résumerons l'état actuel de cette question. Vierordt, Wecker, Mantegazza, Cramer, avaient déjà essayé diverses méthodes de numération*; mais

i. Voy. l'hislorique de celte question in Hayem, De la numératiùfi des globules du sang {Gaxette hebdomadaire, 1 mai 1875).

NUMÉRATION DES CLOliULES.

c'est avec M. Malassez que cette étude est entrée dan?

uae voie vraiment pratique.

Procédé de M. MaîassK. — Dans toute méthode de numération on est obligé de diluer le sang, afin que les globules ne se superposent pas en formant des aroas confus ; à cet effet, M. Malassez se sert d^un sérum artificiel ainsi composé :

1 volume d'une solution de gomme arabique , aj'ant au pèse-urine une densité de 1,020; 3 volumes d'une solution à parties égales de sullate de soude et de chlorure de sodium, ayant également une densité de 1.020. — Le mélange, surtout quand on ne di spose que dequelques gouttes de sang, se fait avec le méiangeur Potain.

Cet appareil (Gg. 20) se compose d'un lin tube capillaire en verre, présentant sur son trajet, au voisinage de l'une de ses estrémilés (voy. fig.20), une dilatation ampullaire, dans l'intérieur de laquelle est une petite boule en verre. La longue portion du tube (depuis la di- '""[|°|^" latation ampullaire, jusqu'il eiirlmirMe

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rextrémité effilée en pointe), est calibrée de manière à représenter très-exactement la centième portion de la partie renflée ; du reste, un trait, placé de chaque côté du renflement, indique d'une façon précise le niveau auquel ces proportions se trouvent être exactes. Un autre trait, placé sur la longue portion,, la divise en deux parties d'égale capacité. Voici comment on se sert de cet appareil pour faire un mélange au centième par exemple : on plonge la pointe de la longue portion dans le sang à examiner et on aspire doucement par le tube en caoutchouc annexé à la courte portion (voy. fig. 20), de façon à faire monter lentement le sang jusqu'au niveau du trait qui sépare la longue portion de la dilatation ampullaire; on essuie alors la pointe de l'instrument, et, la plongeant dans le sérum, on aspire de nouveau par le tube en caoutchouc jusqu'à ce que le sang et le sérum qui lui succède, et qui commence déjà à se mélanger à lui, remplissent la dilatation et arrivent jusqu'au niveau du trait supérieur. Pour rendre alors le mélange bien homogène, on agite en tous sens l'appareil, de façon que la petite boule intérieure, mise en mouvement, brasse complètement le liquide.

Pour examiner le mélange obtenu, on, le fait sortir de l'appareil en soufflant par le tube en caoutchouc; les premières gouttes qui sortent doivent, cela va sans dire, être laissés de côté, car, étant restées dans la longue portion de l'appareil, elles n'appartiennent réellement pas au mélange.

La seconde partie de l'appareil de M. Malassez est destinée à permettre d'examiner le mélange dans tin petit tube de verre, dit capillaire artificiel, comme

NUMERATION' 1>KS (iLOBliLES.

on examinerait Je sang qui remplit un petit vaisseau (le la membrane natatoire de la grenouille. Ce capillaire artificiel (âg. 21) n'est autre chose qu'une petite bande de verre, fiséesur une glace porte-objet, et dans laquelle, très près de sa face supérieure, se trouve un canal aplati de haut en bas, de coupe ellipsoïde, à grand axe égalant environ 250 [t. L'une des exirémitéa de ce canalicule est libre; l'aulre^relevée

en tube,communiqueavec un fin tube encaoulchouc. Ajoutons que ce capillaire artificiel a été calibré et cubé i les chiffres qui sont gravés sur la lame porte-objet indiquent quelle est sa capacité pour un certain nombre de longueurs. (Dans la première colonne sont inscrites les longueurs, dans la seconde, les capacités correspondantes, exprimées en fractions de millimètre cube : îIï, 7^, lir de millimètre cube, etc.)

Pour introduire le mélange sanguin dans cet appareil, il surfit d'en déposer une gouttelette sur la

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