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NUMÉRATION DES GLOBULES

lame poi-le-objel contre restrémilé libre du capillaire; le mélange pénètre par capillarité. — On porte alors l'appareil sous le niicroscope et on Ëiit

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Texamen avec un grossissement suffisant pour distinguer nettement chaque globule sanguin. Cet examen doit être Êiit avec un oculaire micrométriqiu, dont la valeur a été déterminée, une fois pour toutes, par l'un des procédés que nous avons indiqués précédemment ;voy. p. 15 et 16). On peut ainsi

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voy. fig. 22) compter le nombre de globules qui se trouvent dans une longueur donnée, exprimée en millièmes de millimètres (ji). — Le nombre ainsi obtenu sera multiplié : 1® par le chiffre qui se trouve sur la lame porte-objet, en regard de la longueur dans laquelle les globules auront été comptés; 2® par le titre du mélange. Le produit donnera le nombre de globules par millimètre cube de sang.

Toutes ces petites opérations successives sont très-délicates et donnent facilement lieu à un grand nombre d'erreurs; l'emploi du capillaire artificiel n'est pas, du reste, sans inconvénients : en effet le mélange sanguin est composé d'une partie liquide et de corps solides en suspension (globules); or, quand ce mélange est placé à l'extrémité d'un espace capillaire, il y pénètre inégalement, quant à la répartition de ses éléments constituants, la partie liquide s'introduisant dans l'espace capillaire plus facilement que les parties solides. Nous croyons donc que M. Hayem a rendu un réel service à l'étude de la numération des globules en proposant un procédé qui simpliQe singulièrement les manœuvres opératoires et évite la cause d'erreur dont nous venons de parler.

Procédé de M, Hayem, — M. Hayem dilue le sang dans une sérosité naturelle, telle que celle obtenue par la ponction dans les diverses formes d'hydropisie : le mélange se fait à l'aide d'une pipette et d'une petite éprouvette. A cet effet le sang est aspiré avec une pipette graduée (2 à b millimètres cubes de sang), puis porté dans une éprouvette qui contient déjà 500 millimètres cubes de sérum (fig. 23). — Il suffit de souffler dans le tube en caoutchouc

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que porte la pipette pour faire tomber le sang au fond de Téprouvette, et en aspirant deux ou trois fois de suite un peu de sérum qu'on repousse aussitôt, on vide facilement tout le tube capillaire. On introduit alors dans la petite éprouvette, contenant le sérum et le sang, un agitateur terminé par une petite palette, et Ton imprime à cette baguette de

Fig. 23. — Cellule calibrée pour la numération des globules.

verre un mouvement de va et vient assez rapide, jusqu'à ce que le mélange soit bien égal. — On place alors une goutte de ce mélange dans une cellule très-exactement calibrée et qui remplace le capillaire artificiel de Malassez.

Cette cellule (fig. 23) est formée par une lamelle de verre mince, perforée à son centre (de manière à présenter un trou d'environ 1 centimètre de diamètre) et collée sur une lame de verre porte-objet parfaitement plane. La lamelle de verre ayant été amincie d'une quantité mathématiquement déterminée à l'aide du sphéromètre, on a ainsi une cavité dont la hauteur est mathématiquement connue. La hauteur choisie de préférence par MM. Hayem et Nachet est celle de -^de millimètre.

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En déposant au centre de la cellule une gouHe du mélange sanguin et en la recouvrant immédiatemenl par une lamelle de verre très-piane qui vient reposer sur les bords de la cellule, on obtient ainsi une liime de liquide à surfaces parallèles, dont l'épaisseufnÇSf d un cinquième de millimètre Pour reunu entsei^^tle ^ lamelle couvre objet et la cellule on met ttç. pB(i àff salive sur les bords de la prépara lion (,e liquide visqueux smhltre entre les deux plaque^ et s oppose a la fois au glissement de la lamelle Çt il 1 evaporation de la goutte de mélange sangtup La préparation est alor^ terminée et it ne reste plus <ju a compter les globules

A cet effet pu a dispose dans 1 oculaire une ^lace sur laquelle est grave un carre et le tube rentrant du miLCOSCope cglenîon e dandsa monture (d après le pro çdeflontuo^'-ii\oasdonneseulementl indication (M 1" ]uscju un liut calculé de façon que le côte I I ibjcclif dont on se sert une

Le de mdlimetie (soit celle de llulej On a donc ainsi sous les 1 j j I il cube d un cinquième demilli

mètre de côte (lig 24 \u bout de quelques minutes les globules sont tombes par leur propre poids %u Fond de la cellule il esl donc facile de les mettre au point et de compter ceux qui sont contenus dans un cube d'un cinquième de millîjiètre de côté. Rien de plus simple alors, en multipliant par 125, que d'obtenir ce que renferme, en globules, 1 millimètre cube du mélange, et, en multipliant le dernier chiffre trouvé par le titre du mélange, que de conuaître la valeur en globules de 1 millimèlrecobe du sang sur lequel on a expérimenté.

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Nousavons donné ces deux méthodes en reproduisant aussi brièvemenl: et aussi fidèlement que passible les détails opératoires donnés par les auteurs eux-mêmes '. Ces éludes, nées à peine d'hier,

sont aujourd'hui à i'oi-dre du jour, et l'expérience ne tardera pas à se prononcer sur la préférence qui doit eue donnée à telle ou telle méthode. Pour montrer combien il est nécessaire que ce choix se

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précise, ou que de nouvelles modifications soient introduites dans les manœuvres opératoires de la numération, nous nous contenterons de l'exemple suivant : cherchant à déterminer le chiffre que fournit le sang du doigt à Tétat normal, M. Hayem arrive au nombre de 5 millions (par millimètre cube de sang), tandis que M. Malassez semble indiquer 4 millions comme moyenne du sang de Thomme.

Nous trouverions donc entre ces deux auteurs un écart de 1 million ou de | sur le chiffre total. Cependant les résultats obtenus par divers observateurs, faisant toujours usage du même instrument, paraissent concorder assez fréquemment. Si donc il est permis de douter encore de l'exactitude des chiffres qui indiquent le nombre total et absolu des globules contenus dans 1 millimètre cube de sang, il n'en faut pas moins attacher une importance réelle aux observations faites dans le but de mesurer la diminution graduelle et progressive du nombre des globules dans certaines maladies cachectiques. Nous renverrons aux travaux de M. Malassez pour rindication des résultats obtenus par lui dans un assez grand nombre de cas. Rappelons ici seulement que les fièvres pernicieuses paraiss^pt être, d'après Kelsch, les maladies qui déterminent l'oligocythémie la plus rapide. La diminution dans le nombre des globules rouges peut être de 500 mille à im million dans les 24 heures. En même temps le nombre des globules blancs augmente de telle façon que leur rapport peut augmenter àe -^k ^f^. Dans les fièvres intermittentes simples, il y a d'abord déglobulisation excessivement rapide, puis, au fur et à mesure que l'anémie survient, pertes de moins

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en moins abondantes; enfin, dans une troisième période, il y a perte moins sensible encore, compensée par des intervalles d'apyrexie avec régénération des hématies. Dans les fièvres pernicieuses, au contraire, la perte des globules persiste même durant la période apy rétique.

Il est difficile de définir le pus. Une définition basée uniquement sur les caractères microscopiques serait insuffisante, car elle confondrjait arec le pus un grand nombre de produits liquides qiii présentent à peu près le même aspect blanchâtre et crémeux (témoins les prétendus caillots suppures) ; de plus, le pus n'est pas toujours liquide : celui de Tœil, notamment, se présente d'ordinaire oomme un produit demi-solide. », , '.

Une définition basée sur Texaman microscopique est tout aussi difficile à donn^ t!ette définition ne serait complète que si elle indiquait exactement rorigine et le mode de transformation des éléments du pus; or les histologistes les plus autorisés ne sont point d'accord sur la question de la genèse des globules du pus.

Il faut (^e plus reconnaître que les principes contenus dans la partie liquide du pus jouent un rôle peut-être aussi important que les éléments figurés au point de vue de la physiologie pathologique ; que, d'autre part, ces principes, de même que le dévelop- , pement et le nombre des éléments figurés qui leur

i03 ÉTUDE MICROSCOPIQUE DU PUS.

sont mêlés, varient dans de certaines limites selon le tissu dans lequel s'est formé le pus. Cependant on rencontre toujours dans ce liquide des globules que nous connaissons déjà, qui sont identiques aux globules blancs du sang, aux globules de la lymphe, et que, dans le cas spécial, on appelle globules du pjis. Nous appellerons àoucpus tout liquide pathologique présentant un grand nombre de globules blancs (globules de pus) ^ auxquels il doit son aspect laiteux et sa consistance plus ou moins crémeuse. Il est vrai que cette définition devrait, à la rigueur, nous obliger d'étudier à côté du jw5, et sous le même titre, le sang de la leucocythémie ; cette confusion est une conséquence fatale de Pétat peu avancé des doctrines de la physiologie pathologique. Nous devons ajouter cependant qu'un rapport direct semble pouvoir être établi entre le pus proprement dit et le sang de la leucocythémie. Il suffirait d'admettre, sans réserve, la théorie de ladiapédèse (Aug. Waller et Gohnheim); mais en ajoutant que ce liquide est incapable de former des produits organisés^ c'est-à-dire qu'il est dépourvu de vitalité^ nous éviterons ainsi toute confusion avec le sang leucocythémique en même temps que nous ne heurterons de front aucune des opinions différentes qui ont cours aujourd'hui sur la nature du pus.

Cette difficulté, qui pourrait nous embarrasser si nous avions à étudier la physiologie pathologique du pus, ne se présentera pas grâce au point de vue purement descriptif auquel nous nous plaçons : elle disparaîtra surtout par le fait même de l'étude successive des divers liquides purulents. Ainsi nous étudierons d'abord le pus typique, celui qui s'écoule

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