‹ Manuel du microscope dans ses applications au diagnostic et à la cliniqueChapitre 33 sur 98 · Ca%. méd, de Paris, 1866. p · texte numérisé non relu

Ca%. méd, de Paris, 1866. p

VESICULES ET PUSTULES. 155

Enfin, la présence de proto-organismes dans lé liquide de certaines pustules a paru devoir aussi les caractériser. Dans la pustule maligne, Davaine a démontré que la sérosité extraite d'une pustule ou de la sérosité d'un vésicatoire renfermait toujours des hactéridies (yoy. p. 69) ; toutefois, des expérimentateurs non moins consciencieux, tels que Signol et tout récemment Yulpian, ont reconnu la présence de ces bactéridies dans le sang d^animaux atteints d'affections toutes différentes (voy. p. 72). Des protoorganismes se rencontrent aussi dans la sérosité extraite des phlyctènes gangreneuses, des pustules d'ecthyma, etc. Elles ne sont pas plus caractéristiques que ne Test, au point de vue de la pathogénie des maladies infectieuses, la présence de bactéries dans le sang^ Nous n'insisterons donc pas sur Texamen de ces produits d'exsudation. Nous renverrons aussi aux chapitres qui traitent du sang, du pus, du mucus, des matières fécales, du sperme, des produits évacués par les organes génitaux de la femme, etc., pour l'étude des taches diverses que l'on peut rencontrer à la surface de la peau et qui sont formées par l'accumulation et la dessiccation de ces produits. Nous nous bornerons seulement à faire remarquer qu'à la surfece cutanée, ces dépôts sont toujours mélangés à des amas de débris épidermiques ou de sébum.

1. On a auMÎ signalé, dans la sérosité des vésicule) ôrysipôlateuses^ la présence de parasites {microccut), que quelques auteurs allemands n'hésitent pas & considérer comme les agents de la contagion : la nature parasitaire de l'érysipèle est trop contestable pour que nous accordions à cos recherches plus qu'une simple mention. Voy. pour plus de détails W. Luckomsky (Untersiichungen neben Erysipel, in Arch. fûrpath., anatt and physioL, 1874, t. LX, p. 418).

Altérations de la sueur

Tandis que le sébum s'accumule souvent à la surface de la peau ou dans rintérieur des follicules pileux, donnant ainsi naissance à des lésions faxsiles à reconnaître, la sueur, quelles que soient les modifications que subit son mode d'excrétion, ne donne à Texamen microscopique, aussi bien qu'à l'examen chimique, que des résultats presque toujours négatifs. La hromidrose^ Vhyperidrose et Vanidrose ;ie s'accompagnent que d'altérations épidermiques peu marquées, dues, en grande partie, à la macération de l'épiderme par le flux exagéré de sueur (hyperidrose) ou bien, au contraire, à l'accumulation des débris épidermiques non ramollis et, par conséquent, difficiles à éliminer (ichthyose suite d'anidrose). Cependant on a prétendu trouver dans la sueur un principe analogue au lait, et l'on a décrit sous le nom de galactidrose une maladie caractérisée par l'épanchement à la surface cutanée d'une matière ressemblant au lait. Il est probable que l'on aura confondu ce produit de sécrétion avec celui des glandes sébacées, souvent liquide, et dans ce cas d'apparence laiteuse. Dans ces conditions, l'examen microscopique permettrait d'éviter une semblable confusion. La présence de cristaux de cholestérine dans ces matières sébacées les distingue d'ailleurs du lait qui n'en renferme pas.

Sous le nom d'uridrose^ on a décrit une aifection que détermine l'élimination de l'urée par les glandes sudoripares ; on sait que l'urée existe normalement

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