MATIÈRES FÉCALES
coDsiBtantes, adhérentes aux vases qui les renferment, se moulant sur les surfaces intestinales qu'elles ont à traverser, les déjections alvines deviennent d'un calibre excessivement mince, après un jeûne prolongé, lorsque l'intestin a perdu momentanément son calibre primitif (maladies chroniques) ; parfois elles sont aplaties en forme de ruban (tumeurs intestinales); dans d'autres cas (dysenterie, constipation opiniâtre), des matières dures en forme de boulettes analogues aux excréments de brebis sont évacuées en môme temps qu'un liquider diarrhéique quelquefois sanguinolent.
La coloration des matières fécales varie aussi dans l'état de santé : souvent brune^ ou même noirfttre, elle peut devenir grisâtre (ictère), blanchâtre (alimentation lactée), verdâtré (alimentation herbacée, calomel), noirâtre (fer), jaunâtre (rhubarbe), etc. Chez les enfants dont les selles sont normalement plus liquides, plus blanches, moins fétides, la coloration verdâtré, très-fréquente également, parait due à la présence de quantités notables de biliverdine sous forme de granules que le microscope permet parfois de reconnaître. Cette coloration verdâtré, qui a été attribuée à diverses causes dans les cas où Ton ne trouvait que des traces de matière biliaire, disparaît d'ailleurs au moment de la putréfaction.
Le microscope permet de reconnaître dans les fèces normales certains éléments caractéristiques ; les matières évacuées par l'extrémité inférieure du gros intestin renferment en efiet: i« les produits de desquamation des cellules épithéliaies qui tapissent toute l'étendue du tube digestif; ^^ les résidus non absorbés des humeurs excrémento-récrémentiUelles versées à la surface do l'intestin ; 3° des détritus alimentaires en proportions variables. A ces éléments normaux s'ajoutent, dans des conditions pathologiques, des corps étrangers ou des parasites dont nous aurons à étudier la provenance et la composition.
I. MécoNiuM. — Le type le plus simple des fèces ormales constitue le méconium*. Au moment de la