TraiU det ento»oaires, p
jaunâtre. » Il a été rencontré dans le parenchyme du poumon d'un enfant.
Dans le larynx et la trachée, M. Rainey a reconnu Fexistence de larves de vers nématoïdes. Recueillis avec Tépithélium et placés sous le microscope, ils ont des mouvements très-vifs. Uextrémité la plus grosse du ver commence ses mouvements avant la plus petite. Bientôt ils cessent, et le ver reste en* roulé, ressemblant à une trichine enfermée dans son kyste. Ge nématotde trachéal a un corps long de 0""',75, large de 0'»",016, obtus en avant, graduellement aminci en arrière. Uœsophage occupe plus du tiers de la longueur du corps, Fintestin est droit; Tanus semble exister un peu en avant de Textrémité postérieure; il n^y a point d^organes génitaux inter* nés ou externes.
Enfin, quelques entozoaires venus du dehors peuvent pénétrer accidentellement dans le larynx, la trachée et les bronches (ascarides, hydatides, etc.).
En résumé, Texamen microscopique des crachats pourra indiquer : i^ par la nature de Tépithélium que renferment les produits expectorés : quelle est la muqueuse qui leur a donné naissance ; 2^ par Tabondance et la déformation des globules rouges du sang, leur mélange à des produits fibrineux d'exsudation : une pneumonie fibrineuse; 3<^ par Tabondance des globules purulents mélangés à des matières grasses, à des cristaux de cholestérine et de margarine, enfin, à des débris du parenchyme pulmonaire f/î^rw élastiques) : l'existence d'ulcérations pulmonaires (tuberculose, grangrène pulmonaire, etc.); 4<> par Texistence de débris de cartilages mêlés à des fibres élastiques : Tulcération de Fépiglotte et
des cartilages du larynx; S*' par la présence de produits pseudo-membraneux de forme caractéristique : une bronchite ou une pneumonie pseudo-membra* neuse; 6<> par des débris d^échinocoques ou de parasites : Texistence d^une affection parasitaire; 7p enfin, plus rarement, par la présence de cellules de forme et de dimensions anormales : certaines dégénérescences du tissu pulmonaire.
Nous ajouterons à cette étude des produits de ^a^ bre aérien , quelques mots sur Texamen direct du poumon au point de vue médico-légal.
Tout le monde sait qu^un poumon qui a respiré est rempli d'air. M. Bouchut a cherché à montrer que ce caractère, plus facile à constater avec Taide de la loupe ou du microscope sur le poumon d'un enfant nouveau-né, pouvait devenir la source d'une application médico-légale qu'il a intitulée docimasie pulmonaire optique ^ Dans tous les cas, dit-il, on peut reconnaître le fait de la respiration des nouveau-nés à la présence de vésicules aériennes, visibles sous la plèvre, faciles à mesurer en milb'mètres, et, lorsqu'il n'y a pas eu de respiration, l'instrument ne rencontre pas de vésicules pulmonaires. De plus, ajoute-t-il , après une putrô&ction de plusieurs jours dans l'air et dans l'eau, on reconnaît encore à la loupe les vésicules aériennes d'un poumon qui a respiré, car la putréfaction qui détermine des gaz dans le tissu cellulaire, ne produit dans les poumons que de Vemphysème interlobaire, et jamais de gaz dans les vésicules pulmonaires.