Journal de t'anatomie, 1869, p
t. Thèse de la Faculté des sciences de Parie, 1864.
sont beaucoup plus gros que ceux qui sont décrits par van Tieghem ; d'après leur forme et leur développement, ils ressemblent aux cellules de la levure ordinaire. » Le pénicillium glaucum s'observe aussi fréquemment dans Turine ; enfin, on y a signalé la présence de la sarcine. Les blocs transparents qui caractérisent ce végétal ont paru toujours plus petits que ceux qui ont été rencontrés dans les vomissements. (Voy. p. 246.)
Il est bon toutefois d'apporter la plus grande attention dans toutes les observations de ce genre et de ne pas confondre avec des produits appartenant à Purine ceux qui auraient pu y être introduits accidentellement. Hâtons -nous d'ajouter que la sarcine ayant été reconnue non -seulement dans l'urine, mais encore dans la cavité même de la vessie, doit être citée comme l'une des productions végétales qui appartiennent au liquide urinaire.
Bntozoaires. — Divers parasites provenant de kystes hydatiques, par exemple, ont pu être évacués avec l'urine. Si l'on trouve les crocbets qui caractérisent les têtes d'échinocoques, le diagnostic pourra être affirmé. Parfois d'autres parasites ont pu passer dans les voies urinaires et être retrouvés dans l'urine. L. Beale cite le Diplosomu crenata (A. Farre), le Dactylius aculeatus, le Strongylus gigax^ le Distoma hematobium. Il faudra toujours rechercher dans l'urine, non-seulement le parasite lui-même, mais encore les œufs, qui, nous l'avons déjà vu (p. 274) en rapportant les nombreuses et intéressantes recherches de Davaine, ont souvent des caractères distinctifs très-tranchés. Certaines héma-
turies vermineuses poui*ont ainsi être reconnues ^ C'est ainsi que P. Sonsino*, examinant les urines de malades atteints d'hématurie endémique d'Egypte, a pu retrouver dans les flocons ou les pelotons muciformes qui tombaient au fond du vase, des œufs et des embryons de Bilharzia hœmatobia. Le même auteur prétend avoir rencontré dans le sang des mêmes malades, obtenu après piqûre au doigt^ un ver hématoïde ressemblant à une ànguillule.
Dans les urines de Vhématurie chyleuse des pays chauds, outre le Bilharzia hàmatobia y on a, encore trouvé un autre parasite, que M. J. Grevaux décrit en ces termes {Journ. de VAnat, et dé la Physid., 1875, p. 177) : « Cet animal, long de 0*»'*»26, est mince comme un fil ; une extrémité obtuse paraît correspondre à la tête, qui porte près de sa terminaison un petit point ressemblant plutôt à un amas de granulations qu'à un orifice; agilité remarquable, vitalité très-grande. Depuis l'époque où nous avons découvert ce parasite, ajouté l'auteur, nous avons, pendant une période de quatre années, examiné les urines du même malade, et chaque fois nous avons retrouvé le même helminthe. Nous avons remis des échantillons de ces vers parfaitement conservés à MM. Davaine et Balbiani, qui les ont considérés comme des embryons d'un hématoïde. M. Balbiani, qui a fait une étude spéciale du strongle géant, nous a montré des embryons qui ont une certaine ressemblance avec les nôtres; ils en diffèrent seulement par leur taille, qui est plus considérable. »
\. Voy, Le Uoy de Môridourt, Archiva dé médecine iiavdle, iSlO Voy. Revue des sciences médicales, t. V, p. 143.
Plus fréquents encore sont les cas où Ton a mélangé à Turine des produits de provenances diverses pouvant ou non renfermer des entozoaires. Il sera toujours aisé de déjouer les supercheries ou les erreurs de ce genre en étudiant les helminthes que les malades disent avoir rendus en urinant; il sera aussi aisé de ne pas confondre avec les vers intestinaux des caillots de fibrine ou de sang, souvent trouvés dans Turine après une abondante hématurie.
Enfin des débris de poils (kystes pileux du bassin), des jfragments de forme diverse provenant du fœtus dans les cas de grossesse extra-utérine, etc., seront reconnus par un examen macroscopique ou microscopique, au sujet duquel il est inutile d'insister ici.
Un grand nombre de médicaments sont éliminés avec les urines. Pour les reconnaître, il faut avoir recours à l'analyse chimique combinée ou non avec rélectrolyse *.
i» Neubauer et Vogel, De Vurine. p. 158. — Fresenius, Traité d'analyse quantitative, À» édit., p. 38O4 — Merget, Revue des cours scientifiqîieSi décembre 1871. ~- Byasson, Journal de phyHotoffie,