SAN(; PATHOLOGIQUE
oulos amorplios, iiiriniment potils et innombrables, constituant un tourbillon mouvant dont la plupart des individus se perdent aux limites de la vision ; 2° on filaments minces, courts, droits, ciuelquefois divisés en deux, atteignant au plus '6 \j. de longueur, doués de mouvements semblables à ceux du Bacterium termo; 3" en fdaments généralement plus longs et dont quelques-uns atteignent jusqu'à 30 [i. de longueur, semblables pour le reste aux précédents qui les accompagnent toujours plus ou moins.
6" Bacteriimi capitatum (corps filiforme, rigide, terminé par une extrémité renflée, à mouvements vifs, non ondulatoires).
Le genre Vinnio comprend : 1° Le vihrio lineola (corps diaphanes, cylindriques, un peu renflés au milieu, deux ou trois fois plus longs, que larges, assemblés par deux ou trois sur une ligne très-mince, ur. peu flexueuse et présentant seulement deux ou trois inflexions. Ce vibrion, qui ressemble beaucoup au. Bactemim termo, a été constaté dans les enduits de la bouche, dans les dépôts du tartre dentaire, etc. 2° Lq vihrio tremulans; il diffère peu du précédent. 3° Le vihrio rugula (corps diaphane, en fils alternativement droits ou flexueux de 7 à 8 inflexions, se mouvant avec vivacité en ondulant ou en serpentant). On l'a observé dans les matières fécales, surtout dans les déjections cholériques.
4° Le vihrio prolifer, le vihrio se rpens, Xe vihrio iacillus (corps transparent, filiforme, rectiligne, égal, à articulations fort longues, n'ayant que des mouvements d'inflexions peu sensible's pendant qu'il s'avance lentement dans le liquide et indifféremment en avant ou en arrière, paraissant brisé à chaque articulation) s'observent beaucoup moins fréquemment. Il en est do môme des vibrions désignés sous les noms de vihrio sîihtilis, de vihrion lactique, vihrio synxanthus, vibrio syncyanus, cn^màQVihrion hutyrirpce. Nous renvoyons à l'article si complet de Davaine, pour la description de ces diverses espèces. i j j ■
Le genre Bactebidium comprend la bactériaie du levain, la hactéridie glaireuse, les hactéridies intestinales et la hacteridie du charhon. (Les filaments sont droits, roidos. cylindriques, quelquefois composés de deux ou trois, très-
l'AUASITES.
rarement quatre segments, ollVant alors des inflexions à angles obtus en rapport avec les articles ; très -mince relativement à la longueur. Ces bactéridies se retrouvent dans le sang de l'homme qui succombe à la pustule maligne ou à l'œdème malin. On les retrouve dans tous les liquides du corps, dans les vésicules et pustules de la peau, dans les sérosités des vésicatoires, etc.
Quant au genre Spirillusi, il renferme : le spirillum on dula, le spirillum ternie et le spirillum volutans. Ou les observe dans les matières en putréfaction, dans l'eau des marais, etc.
Nous voyons, en résumé, que les ini'usoires se rencontrent dans les nialières en putréfaclion, dans les sécrétions morbides, dans le sang de malades atteints de maladies infectieuses. Ces inftisoires se trouvent en grande quantité dans les produits de déjection, mais ils semblent surtout, dans ces cas, appartenir au genre mhrio ; dans les parenchymes et dans le sang, on rencontrerait plus souvent des bactéries (bien que celles-ci se rencontrent aussi dans les matières excrétées, où elles sont d'ordinaire plus développées, plus volumineuses) : enfin, les hactériclies, que Robin considère comme identiques au leptothrix kiccalis, seraient presque caractéristiques des maladies charbonneuses (Davaine). Quel est le rôle de ces infusoires? Sont-ils les agents de la septicémie et des maladies infectieuses en général ? ou bien faut-il admettre qu'ils ne se développent dans le sang et les organes qu'en raison d'une altération primitive de ces tissus ? Que faut-il penser de la théorie ingénieuse de Bécliamp ', qui les considère
I. Voy. Comptes-rendus, t. i.vn. lvih, .xvi, i.xvu, passim, cl Monl- }if'\lit')' mi'ilical à 1872i.
SANG PATHOLOOigUK.
comnie l'élaL adulLe des granulations moléculaires (microzyma) existant à Tétai normal dans les tissus vivants et qui se développeraient dans les tissus pathologiques dès rinstant où, par suite d'une altération morbide, ils se trouveraient dans des conditions d'accroissement plus favorables? Une réponse précise à toutes ces questions ne peut être donnée dans rétat actuel de la science. Tout ce que l'on peut affirmer, c'est que les fermentations putrides qui se passent dans l'organisme se manifestent par des p)bénomènes identiques, quelle que soit l'espèce de maladie dans laquelle elles se développent : c'est aussi que les infasoires qui y président restent semblables dans tous les cas. Il est donc impossible de reconnaître, par la seule inspection du .sang, la nature de la maladie infectieuse qui en a déterminé l'altération ; il est aussi impossible de provoquer, par l'injection du sang chargé de vibrions, une maladie spécifique distincte. Jamais Finoculation du sang varioleux contenant des bactéries n'a pu reproduire la variole ; jamais le sang typhique n'a pu reproduire le typhus. Les infusoires sont donc non les agents directs d'une maladie spécifique, mais les agents communs des phénomènes seplicémiques qui, dans des conditions diverses, peuvent se passer au sein de l'organisme. Il y a plus : le développement secondaire des bactéries peut s'observer dans certains cas où la cause déterminante do la maladie ne saurait leur être rapportée. C'est ainsi que l'empoisonnement par la cyclaminc provoque une maladie putride caractérisée par la présence des vibrions dans le sang. Les bactéridics se relrouvenfc dans la gangrène, dans la fièvre typhoïde des solipèdes
i'.\i;Asiri:s.
(Signol,), dans la sérosité péricaixlique, eLc. Nous jjensoiis donc que les vibrions, se développant avec rapidité dans les humeurs pathologiques, peuvent compliipier une maladie préexistante ; mais nous croyons qu'ils ne sauraient la caractériser. Nous pensons d'ailleurs que Ton a fréquemment confondu avec ces proto-organismes un certain nombre de granulations élémentaires, derniers vestiges des éléments altérés des organes ou du sang, granulations dépourvues de vitalité et n'ayant d'autre signilication que d'accuser la rapide décomjjosilion des tissus '.
L'examen microscojjique des vilnioniens exige toujours un grossissement considérable (IJtJU) ; souvent il est nécessaire de se servir d'objectifs à immersion. Parfois l'addition au liquide d'une goutl(' d'une solution de carmin ou de fuchsine rend l'observation plus facile en colorant les élément,s ligures qui ont subi un commencement d'altération.
D'autres infusoires ont été rencontré's dans le .sang de malades atteints de maladies infectieuses. Ainsi Obermeier a signalé, dans les cas de liévi'e récurrente, l'existence d'un parasite représenté par des filaments extrêmement fermes et longs de 'I et demi à G globules rouges. Les mouvements de ces filaments sont très-vifs; les uns ondulent sur euxmêmes, d'autres ont un mouvement spiroïde. On ne les rencontre que pendant l'état îùhn\e[Cenlrulblafl, ISTi^, p. Liri). — Engel a constaté des filament,s beaur-oup plus longs (24 globules sanguins) et ani-
1. Ncis ;d(;es sur m snji^t oiU ùlc dovcloi'pOcs pixi- un do nos élùvi's. r Dr C.uiLU ll (Th. do \>\xv\i, IST'iK
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71 SANtj i"ATiii.)L(j(;iuri;.
mus du mouvomenls divers; (luelqucs-uns s'incurvaient sur leur axe, une de'leurs portions, conipirtemcnl immobile, servant de pivot. Ces filaments disparaissent quand on vient à les traiter par la glycérine; ils se conservent dans la quinine, le sel marin, etc. [Berliner Klin. Wochensch. 18731. Enlin, outre les iilaments d'Obermeyer, Poniick 'Ceniral- Malt,, 1874. p. 385) a constaté, dans le typhus récurrent, l'existence de cellules plus grosses que les globules blancs et très-riches en granulations graisseuses, et parfois aussi la présence des cellules cndolhéliales des vaisseaux atteintes elles-mêmes de dégénérescence graisseuse.
Outre les infusoires, on rencontre parfois dans le sang de véritables entozoaires. Souvent, il est vrai, on a confondu des concrétions sanguines avec des parasites; il suffit de parcourir la liste des entozoaires fictifs cités par Davaine ' pour s'en faire une idée; toutefois, en Egypte, on trouve assez fréquemment dans le sang des veines viscérales, de la veine porte, des veines vésicales, etc., un ver trématode décrit sous le nom de disiome limnatobie (Davaine) ; nous ne ferons que signaler son existence en rappelant aussi que le distome hépaUque peut accidentellement se trouver dans les vaisseaux sanguins. Dans le sang et dans l'urine de certains malades, Lewis et Cunningham [Lancet, 1872 et 18/3: ont décrit un entozoaire spécial, qu'ils proposent d'appeler lilaire du sang humain. De nouvelles recherches sont nécessaires pour contrôler l'exactitude de leurs observations.